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Petit duel entre amis…

Assiste-t-on aux premières salves d’un rapport de force Bérenger-Ramgoolam à l’intérieur de l’opposition ? Ainsi, une semaine après que le chef des Rouges a fait une mise en garde, affirmant qu’il restera à la tête du PTr, voilà le leader du MMM qui, dans sa conférence de presse de la semaine dernière, annonce l’importance de proposer un gouvernement alternatif. Une déclaration qui aura pris, semble-t-il, ses partenaires de court ainsi que les militants qui avaient compris que le regroupement des partis de l’opposition s’apparentait uniquement à une entente avec, comme premier objectif, une bataille commune pour les élections municipales de 2021.

 

Or, ne voilà-t-il pas que le leader des Mauves est venu enlever tous les doutes avec la proposition ferme d’une alliance électorale : «L’heure est arrivée pour que l’opposition présente au pays un gouvernement alternatif solide, crédible, qui provoquera le départ de Pravind Jugnauth comme Premier ministre…» Ses autres affirmations ? Que le MMM allant seul aux élections avec lui comme éventuel Premier ministre est chose du passé, que l’opposition peut facilement s’accorder sur le programme mais qu’il faudrait se mettre d’accord sur la répartition des postes et que si le MMM ne s’immisce pas dans les affaires internes au niveau du leadership chez les Rouges, les Mauves auront leur mot à dire quant au choix de celui qui sera présenté comme éventuel chef du gouvernement !

 

Que cache cette déclaration de Bérenger qui n’avait même pas discuté, selon ses propres dires, de cette éventualité d’alliance avec ses partenaires ? Quel signal envoie-t-il quand il affirme que la population s’attend à un vrai changement et pas seulement au départ de Pravind Jugnauth et du MSM ? Est-ce que Ramgoolam a compris le message envoyé par Bérenger ? On peut le penser quand il répond d'abord, au Gandhi Square vendredi, que c’est grâce à lui que la plateforme de l’opposition existe, pour ensuite rappeler dans la conférence de presse de l’opposition, samedi, que toutes les questions d’alliance seront discutées entre les leaders à une date ultérieure, soit le lundi 12 octobre. Est-ce pour agacer Ramgoolam que Bérenger a, lui, tenu à rappeler, le même samedi, qu’une entente existait déjà au Parlement entre lui, Duval et Boolell avant la plateforme des trois partis et que ces rencontres entre parlementaires continueront ?

 

Certes, il est clair que l’opposition, après le succès populaire des manifestations citoyennes, cherche sa place et tente de créer une dynamique en unissant toutes les forces. Après avoir dit un non ferme à la proposition de Badhain de démissionner collectivement, avec pour raisonnement qu’il n’y a aucune garantie que cette action provoquerait des législatives, les députés de la minorité, handicapés par la fermeture du Parlement, essaient d’occuper l’espace, face à un gouvernement déjà essoufflé, mais qui tentera de rebondir en jouant sur le temps, les élections n’étant pas derrière la porte !

 

C’est ainsi que Bérenger parie sur une stratégie à long terme, s’y prenant quatre ans à l’avance, en jetant cette proposition d’alliance dans la mare des trois électorats, guettant ici et là les réactions. Quand l’on connaît les résultats des élections générales de 2014 et de 2019, quand l’on sait qu’il serait difficile pour le MMM de faire avaler la pilule Ramgoolam à son électorat, l’on pourrait se demander si Bérenger, dont la sympathie pour Boolell semble réciproque, n’est pas en train de forcer les Travaillistes à engager la bataille contre les Ramgoolamistes, sous prétexte d’un «coup de main» afin «que Pravind Jugnauth soit écarté du pouvoir». Est-ce que Bérenger, après avoir assisté à deux échecs successifs de son ami Ramgoolam face à Jugnauth, veut engager son parti à miser sur Arvin Boolell, plus populaire dans la rue qu’au Square Guy Rozemont ?

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