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Edito

Actions et vérités

Au-delà du fait que ce sont les adolescents agresseurs qui sont les premiers responsables de leurs actes, au-delà du choc provoqué par ces comportements qui échappent à notre imagination : ici, des collégiennes de 14 ans tentant violemment de déshabiller une enseignante, là, deux jeunes de 13 et 15 ans accusés d’avoir sodomisé un garçon de 8 ans ; au-delà du fait que l’école primaire n’est plus épargnée des cas de violence, tous ces exemples nous renvoient à nous-mêmes, illustrent le visage de notre société d’aujourd’hui, et dessinent notre pays. Car nous faisons partie d’un système où l’on s’enfonce graduellement dans un échec irréversible. Et dont les indications nous parviennent à travers ces actes de brutalité condamnables. Combien de cas n’ont pas été rapportés (soutenus par des vidéos circulées sur les réseaux sociaux), nous montrant des scènes de violence entre jeunes sur les gares ou témoignant des actes de harcèlement, que ce soit à l’intérieur des salles de classe ou dans l’enceinte des établissements scolaires, quand cela ne dégénère pas, à l’exemple de cet étudiant qui avait perdu quatre doigts lors d’une querelle.  

 

Les pages des articles de presse tournées, le buzz fini, un transfert pour un autre collège, une rencontre avec les parents des agresseurs… Et c’est ainsi que nous prenons des mesures palliatives isolées pour un malaise plus profond, résultant d’une dégradation de nos mœurs, de notre mentalité, dont le message est l’effacement progressif de nos valeurs. Pendant qu’il plaît à certains de blâmer les parents, et d’autres l’école, il importe que nous fassions notre examen de conscience en regardant la vérité en face. Parce qu’au final, nous sommes tous coupables, chacun portant sa part de responsabilité, dépendant de sa fonction, de son rôle.

 

Les politiques, dont d’abord, on peut critiquer le comportement, tant ils sont loin d’être des modèles qui pourraient inspirer notre jeunesse, sont parmi ceux qui doivent se remettre en question. Mais si les politiciens sont aussi coupables, c’est parce qu’à chaque alternance au pouvoir, les gouvernants du jour donnent au système éducatif une couleur partisane, semant la confusion dans la tête des élèves – même s’il ne faut pas généraliser – dont beaucoup ont déjà du mal à s’adapter aux règles compétitives de l’école d’aujourd’hui. Ceux-là se sentent ensuite perdus, sinon frustrés, après certaines mesures de la part du pouvoir décisionnel.

 

Devrait-on revenir sur le changement autour des credits obligatoires, dont le nombre acceptable pour poursuivre son HSC dépend du gouvernement du jour ? Une attitude qui témoigne de l’incapacité d’une planification en amont et à long terme qui aurait dû réunir les partis de tous bords, ainsi que tous les partenaires d’expérience. À l’exemple des éducateurs dont les avis devraient compter, même s’il faut reconnaître qu’il existe certaines failles au niveau de certains professeurs, dont une poignée (et là encore, nous ne généralisons pas) n’est pas suffisamment armée pour la gestion d’une classe.

 

Il y a plus d’une semaine, c’est un professeur qui a été cette fois accusé d’avoir humilié un élève pour une histoire de soupçons de tricherie. Conséquence, l’élève s’est jeté du deuxième étage et une déposition a été faite à la police par ses parents. Les signaux d’alarme sont là, et si plusieurs maillons sont touchés, la cellule familiale reste un autre environnement où les adultes ont de plus en plus de mal à gérer des jeunes, vivant davantage dans leur univers virtuel –, parfois avec la complicité implicite des parents qui ferment les yeux pour pouvoir souffler après de longues heures de travail –  et qui, de temps en temps, quand ils redescendent sur terre, rencontrent des difficultés dans un monde où ils n’ont aucun repère, tant tout est accessible sur leur portable, tablette et autres écrans.

 

L’impatience et le besoin d’avoir tout, tout de suite, génèrent alors l’incompréhension et des clashs interminables, créant souvent une distance entre parents et enfants. C’est dire qu’il ne s’agit pas d’une solution qu’on devrait trouver mais d’un travail en profondeur, avec la participation de tous. Parce qu’il ne s’agit pas uniquement d’agression mais de changement de mentalité, d’une politique participative pour des parents dépassés qui, s’ils bénéficient de certaines facilités (horaires flexibles par exemple), pourraient accorder plus de temps à leurs enfants. C’est dire que l’objectif est la transformation de notre société… L’heure n’est plus aux discours mais à l’action, et à l’acceptation de certaines vérités !   
 

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