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Edito

L’image d’un gouvernement insensible !

Une déconnexion totale ! Comme une rupture entre la vie des dirigeants et celle des citoyens. Alors même que les avant-dernières augmentations du prix des carburants avaient provoqué une colère populaire dans quelques zones de tension, alors même que ce gouvernement vient de subir une motion de blâme de la part de l’opposition pour sa gestion de l’économie et sa décision d’augmenter le prix d’une série de produits de base, ne voilà-t-il pas qu’en moins d’un mois, l’équipe dirigeante décide d’une nouvelle hausse du coût de l’essence et du diesel !

 

Ce, sans trouver l'utilité d’expliquer cette démarche irrationnelle aux yeux des citoyens, provoquant une onde de choc parmi une population assommée et totalement dépassée par cette énième et incompréhensible augmentation du prix des carburants !

 

C’est au travers d’un post Facebook du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, tôt le mercredi 18 mai, que les automobilistes ont appris la nouvelle : «Le gouvernement prévoit d’augmenter une troisième fois le coût de l’essence et du diesel ce soir. Une augmentation exagérée et totalement injustifiée, puisque le prix d’achat à l’importation est encore bien inférieur au prix de vente.»

 

Si la rumeur était dans l’air ces derniers jours, après que Duval lui-même a évoqué cette possibilité à l’Assemblée nationale, lors de son discours sur la motion de blâme («Il y aura une tentative hypocrite d’augmenter de façon injustifiée l’essence par 10 % !»), bon nombre ne croyaient pas à cet ultime coup de folie de Jugnauth et de sa troupe.

 

Quelle est l’image que le gouvernement donne, si ce n’est celle d’une équipe indifférente, insensible devant les tourments de plusieurs classes sociales déjà au bout du rouleau ? D’ailleurs, n’a-t-on pas assisté, dès la propagation de la rumeur, à une nouvelle tentative désespérée d’économiser quelques centaines de roupies au travers des scènes que nous connaissons désormais ? Soit la ruée des automobilistes dans les stations-service, qui ont eu affaire à des pompistes dépassés par les événements, s’adonnant à du rationnement de l’essence, certains limitant les litres de carburant à Rs 500 par voiture, tandis que d’autres ont préféré carrément fermer la station cet après-midi-là !

 

Comment ne pas comprendre ces comportements qui ont entraîné une pagaille sur nos routes quand, quelques heures plus tard, on apprenait que ce n’était ni une spéculation, ni une rumeur, la STC confirmant finalement les doutes et rendant publics les nouveaux prix des carburants ? Si le directeur de cet organisme, Rajiv Servansingh, tente de faire du damage control dans les médias avec des propositions futiles (covoiturage, work from home, utilisation du métro, etc), le gouvernement, lui, n’a pas pensé, en cette situation exceptionnelle de crise, à venir expliquer à la population, dès mercredi soir, pour quelles raisons il n’a pu nous épargner cet ultime coup de massue.

 

N’aurait-il pas été sain que le Premier ministre, en tant que chef du gouvernement, prenne ses responsabilités, accepte le jeu de la démocratie, en convoquant la presse pour répondre aux questions légitimes que tous se posent autour d'un sujet aussi grave pouvant déboucher sur une crise sociale après les dernières émeutes ?

 

Ni les commentaires laconiques des ministres Ganoo et Bholah («il n’y avait pas d’autres choix»), ni la déclaration de Lesjongard – lors de la conférence de presse de ce samedi –, qui accuse encore une fois l’opposition de saper le moral de la population, n’ont pu convaincre les Mauriciens de la pertinence de cette nouvelle hausse.

 

Qui, au gouvernement, viendra répondre à cette multitude de voix, qu’elles viennent des partis de l’opposition, des associations de consommateurs ou des citoyens lambda, se demandant si effectivement nous n’avons aucune réserve aujourd’hui ? Qui viendra nous dire pourquoi le gouvernement doit continuer à percevoir toutes ces taxes ponctionnées sur le dos des consommateurs qui s’appauvrissent de manière dangereuse ?

 

Est-ce vrai que cette augmentation fait partie d’une stratégie machiavélique en prévision du Budget ? C’est la thèse brandie par le leader de l’opposition qui l’a insinuée au Parlement et a récidivé sur sa page Facebook mercredi matin : «Dans quelques semaines, le ministère des Finances pense pouvoir faire sensation en rabaissant le prix à la pompe dans le discours du Budget par une soi-disant subvention artificielle.»

 

Que Duval ait raison ou tort, cette nouvelle montée du prix des carburants, doublée d’une absence d’empathie de la part d'une équipe trop coupé des réalités pour comprendre l’État d’esprit d’une population découragée, ne fait qu’illustrer le tableau d’un gouvernement irresponsable, incompétent, dont l’ego et l’arrogance demeurent de révoltantes empreintes.

 

La déconnexion est totale !
 

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