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Edito

Quel changement dans nos vies ?

Dans la forme ? Comme une impression d’un discours budgétaire lu sans y mettre véritablement du coeur ou de la passion. Comme si Padayachy était là parce qu’il fallait y être ! Dans le fond ? Un Budget dont on a du mal à voir qu'il peut redessiner un pays post-Covid, imprégné de nouvelles leçons philosophiques et morales.

 

Au-delà de toutes les analyses faites depuis vendredi soir (après la lecture du Budget) par les économistes dont les lectures divergent dépendant de leur position respective ; au-delà des questions que chacun se pose sur l’endettement de plus en plus inquiétant ; au-delà des critiques acerbes de la part de l’opposition parlementaire qui va même jusqu’à accuser le gouvernement de manipulation des chiffres et d’occasion ratée pour la relance de l’économie, le citoyen lambda, lui, peine à voir comment ce Budget embellira sa vie.

  

Certes, les Mauriciens ont compris qu’on se servira de leur argent, puisé des fonds publics, pour l’amélioration des plages, des terrains de foot, des jardins d’enfants, voire des drains promis depuis des décennies et dont les retards répétitifs font écho à ces 12 000 logements annoncés en grande pompe l’an dernier et qui reviennent encore sur le tapis, sans pour autant que l’on assiste au début des travaux ! Mais est-ce que ces mesures touchent réellement le citoyen dans son quotidien ?

 

Est-ce que la confiance que nous promettait Padayachy est atteinte ? Pas sûr quand, lors du premier confinement, l’on a assisté au scandale entourant l’achat des médicaments et autres équipements à travers l’Emergency Procurement et que, cette fois, l’on nous fait payer nos vaccins avec une hausse de Rs 2 par litre d’essence et de diesel. N’est-ce pas indécent quand l’on sait que les consommateurs viennent déjà de faire face à une hausse du carburant, sans compter qu’ils vivent une véritable épreuve en allant faire leurs courses, tant l’incroyable flambée des prix des denrées alimentaires les prend par mauvaise surprise ?

 

Et les voilà qui doivent à nouveau mettre la main à la poche aux stations-service ! À croire que l’utilisation d’une voiture personnelle devient un luxe pendant que d’autres achètent rubis sur ongle des Porsche mirobolantes, tout en ayant le privilège des allocations d’essence ! Et quand le consommateur aura vu son portefeuille se rétrécir, que retiendra-t-il du Budget ?

 

Un peu comme l’an dernier, la lecture du grand argentier donne l’impression que le confinement n’aura été qu’une parenthèse dans la vie de notre pays, sans que nos décideurs n’y voient là une occasion de repenser à tous les challenges de ces dernières semaines.

 

Serait-ce faire preuve de naïveté que de réaliser que le travail à domicile – à temps plein ou partiel –, qui a souvent permis à une meilleure productivité tout en épargnant une perte de temps dans de longs trajets,  aurait pu être parmi les nouvelles philosophies guidant un nouveau paradigme ?

 

Tout comme l’an dernier, ce new normal qui touche directement la vie de milliers de travailleurs est tout simplement ignoré, alors que l’on aurait pu espérer à des facilités concrètes permettant de repenser à une meilleure qualité de vie. À bien y voir, les Budgets de Padayachy ou plutôt du MSM se suivent et se ressemblent. Évidemment, on ne peut que saluer la mesure-phare qui est la réouverture de nos frontières qui, avec des dates fixes, autorise ceux de cette industrie à s’y préparer. Bien sûr qu’on ne peut qu’applaudir la green energy avec l’élimination du charbon dont l’objectif 2030 lui donne malgré tout un caractère abstrait.

 

Mais à part ça ? Oui, quelques mesures ici pour satisfaire les petits planteurs, là pour les pêcheurs ou là encore pour ne pas se mettre à dos les indispensables socio-culturelles. 
Mais difficile de voir dans la feuille de route de Padayachy des projets innovants, audacieux ou révolutionnaires dignes de visionnaires que nous attendons tous en cette période de crise sanitaire. D’où cette impression que si le Budget n’existait pas, il n’aurait presque rien changé, d’où ce ressenti d’un discours lu sans y mettre le cœur et la passion…
 

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