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Laissons de côté notre orgueil…

Difficile de trouver le bon qualificatif pour décrire la gravité de la situation d’un pays en crise. Chaque jour apporte désormais un nouveau record macabre de décès et son lot de contaminations. Partout, sur les réseaux sociaux, sur les ondes des radios libres ou encore dans les conversations des coins de rue, la panique reste palpable. Et tous – travailleurs sociaux, personnel médical, opposition politique, opinion publique – tirent la sonnette d’alarme et appellent à des mesures radicales pour contrer la pandémie.

 

Deux acteurs ont les moyens de combattre et ralentir la propagation du virus : (1) Le gouvernement qui, au-delà de ses pouvoirs décisionnels, a la responsabilité de tout mettre en œuvre pour soigner ceux déjà atteints à travers son service de santé publique (2) Les citoyens qui, dans une grande majorité, ont pris conscience du chaos dans lequel nous sommes plongés, certaines familles vivant déjà presque en confinement.

 

Pendant que des Mauriciens sont unanimes à réclamer des décisions additionnelles pour contrecarrer la progression quotidienne du nombre de contaminés et de décès, pendant que le personnel médical, individuellement et à travers son syndicat, parle du manque d’effectif et du gros volume d’accueil dans nos hôpitaux, pendant que les employés du secteur du transport en commun expriment, avec raison, leurs craintes pour leur sécurité, le gouvernement, via son ministre de la Santé, se demande «ki pei inn fer otan de mesures», en affirmant qu’ailleurs, c’est pire !

 

L’incapacité de la prise en charge de la totalité des malades, son personnel à bout de souffle, la transparence au niveau des équipements, le nombre inquiétant de morts, qui traduit peut-être des manquements au niveau de notre protocole ? Rien à signaler !

 

Parce que, nous dit le ministre, «nous passons par une phase critique» et nous nous attendons, avec le temps, à ce «que le nombre de décès diminue». Quand ? Comment ? On n’en saura pas plus ! Les nouvelles propositions des autorités ? La booster dose de Pfizer qui sera administrée à tout le personnel de la santé ainsi qu’aux malades les plus vulnérables.

 

Or, tous les membres du gouvernement, le Premier ministre d’abord, sont conscients de la catastrophe qui pointe son nez, certains analystes prédisant un pic de morts à la fin de novembre. Mais reconnaître cette dure réalité équivaudrait, pour le gouvernement, à avouer une certaine incompétence. D’où le silence sur l’aide réclamée à la France qui a fini par se savoir à travers la voix du leader de l'opposition, Xavier Duval, au Parlement vendredi dernier. Et c’est ainsi que l’on a appris que Maurice recherche un prêt de dix respirateurs avec compresseurs et fait appel également aux compétences françaises pour les services d’un réanimateur et d’une infirmière senior dont le but est un audit des pratiques dans la prise en charge ainsi qu’une formation théorique.

 

Il n’est jamais trop tard pour bien faire et tant mieux si, au final, les autorités locales se ressaisissent et demandent de l’aide à des pays amis, même si ce courrier peut être perçu comme une impréparation et témoigne de certains manquements dans la gestion de ce cyclone qui s’abat sur notre pays.

 

Mais l’heure est grave et il est temps de laisser de côté notre ego, notre orgueil. Il est salutaire que, dans cette situation de crise, le gouvernement fasse appel à tous ceux qui peuvent nous aider. Car il s’agit de sauver des vies, de regarder la réalité et de faire tout ce qu’il faut pour renverser le décompte morbide. Après avoir demandé de l’aide à la France, le gouvernement gagnerait à chercher la collaboration de toutes les personnes de bonne volonté, citoyens, professionnels de la santé du privé, politiques de tous bords, pour lutter ensemble contre ce virulent ennemi invisible.

 

Demander de l’aide à ceux qui ne sont pas nécessairement nos «amis» ne signifie pas que nous sommes des incapables ou encore des faibles mais cela illustre notre humilité dans une situation inédite exigeant des mesures exceptionnelles. Des signaux forts d’un État solidaire, une mobilisation nationale et l’effort collectif doivent nous guider. As one people !

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