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La chance du fils bien né !

On repassera pour un démarrage en douceur sur le front politique et celui des scandales ! À peine commençons-nous l’année 2023 qu’une nouvelle affaire secoue le sommet de l’État ! Alors que jusqu’ici le président Roopun incarnait plutôt la réserve, voilà que son nom est maintenant associé à une polémique autour d’une grâce présidentielle accordée. Dans la forme, il n’y a rien d’illégal dans cette démarche !

 

Un chef d’État, dans n’importe quel pays où existe cette pratique, peut user de sa discrétion en accordant sa grâce avec parcimonie aux cas jugés les plus «méritants». Par exemple, un détenu peut voir sa peine de prison être convertie en amende s’il s’avère qu'il souffre d’un mal non-guérissable. Ou encore, un prisonnier ayant purgé une longue peine et fait preuve d'une conduite irréprochable est susceptible d’obtenir une seconde chance à travers cette demande à la Commission de pourvoi en grâce !

 

Or, ici, celui qui a été gracié ne tombe pas dans cette catégorie, ni n’a-t-il commis un délit d’opinion qui pourrait justifier une certaine indulgence. Nous avons affaire, dans le cas qui nous concerne, à un citoyen qui a été condamné par la Cour intermédiaire à 12 mois de prison pour détournement de fonds au préjudice de son ancien employeur. Non satisfait du jugement, le condamné fait appel à la Cour suprême où il subit un revers, l’appel étant rejeté. Et quand il loge une demande pour faire appel au Privy Council, cette même cour la lui refuse. Prend-il son mal en patience en attendant que son paternel soit formellement nommé commissaire de police ? Allez savoir !

 

Toujours est-il que les interrogations sont multiples sur les procédures, semble-t-il troublantes, entourant la rapidité avec laquelle la décision de le gracier a été prise. À écouter les dirigeants de Linion Pep Morisien, qui ont consacré une conférence de presse à ce sujet, il s’agirait non seulement d’un «case explosif» mais il y aurait également un viol de la Constitution car la grâce présidentielle a pris effet alors même que la sentence à l’encontre du condamné était suspendue.

 

Si cette affaire provoque une légitime indignation, c’est parce que l’opacité qui l’entoure, doublée de la proximité commissaire de police-gouvernement laisse croire que le fils bien né a bénéficié d’une chance que d’autres n’ont pas. Et en graciant le fils du commissaire de police, le président de la République, nominé politique du MSM, contribue à mettre à mal le bon fonctionnement de nos institutions. Aux yeux de l’opinion publique, le geste de Roopun est perçu comme un coup de pied au principe de la séparation des pouvoirs comme stipulé dans notre Constitution. La lecture suivante n’a échappé à personne : l’exécutif, à travers le président, est venu «casser» un jugement rendu par nos cours de justice (Cour intermédiaire et Cour suprême).

 

Même si le comité de pourvoi en grâce n’est pas tenu d’expliquer ni de justifier ses recommandations, toute cette affaire jette le doute sur son fonctionnement !

 

Elle écorche également notre système judiciaire censé faire respecter la justice qui, ironiquement, semble subir une injustice sur toile de fond de soupçons de copinage politique. Y aurait-il d’autres graciés indignes de la République ? Qui sont-ils ?

 

Alors qu’on aurait pu s’attendre en ce début d’année à une nouvelle façon de diriger, voilà que cette affaire renvoie une image contraire : celle d’un pouvoir qui ne compte pas changer d'un iota, mais qui veut poursuivre dans sa pratique de l’ignominie, des passe-droits, de l’exploitation à titre personnel des institutions nobles dont les pouvoirs sont garantis par notre Constitution.

 

Et notre démocratie dans tout ça ? La voilà qui, en ce début 2023, continue de mourir de ce petit feu initié et entretenu par le MSM année après année !

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