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Des mots et des manigances…

Et voilà donc Servansing envoyé au front, vendredi matin, pour rassurer la population ! Contrairement à son point de presse éclair en décembre dernier, où le commissaire de police avait uniquement lu sa déclaration sans permettre aux journalistes de l’interroger, cette fois, c’est un Servansing plutôt loquace qui s’est livré, en prenant les questions de la presse, à qui il a tenu à dire son appréciation pour le rôle de chien de garde. Voulait-il se démarquer du chef du gouvernement qui ne rate aucune occasion de s’en prendre aux médias ? Qu’est donc venu nous dire le commissaire de police vendredi, au lendemain de coups de feu tirés à Beau-Bassin et faisant une victime en la personne de Manan Fakoo ? Que contrairement à des «perceptions créées par certaines personnes, la force policière n’est pas dépassée, qu’elle a toujours le contrôle du pays, que la situation est maîtrisée et que la police ne permettra aucun dérapage»…

 

Le commissaire de police aura beau tenter de se montrer rassurant, expliquant par exemple les modalités pour l’obtention de permis d’armes à feu, il aura beau essayer de faire parler les statistiques, le fait demeure qu’il y a non seulement un sentiment d’insécurité qui prévaut dans le pays mais le comportement et les manigances de la police ces derniers temps ne rassurent pas car il y a une impression qu’elle protège les puissants au détriment du citoyen lambda !

 

Doit-on ici revenir sur la présence ostentatoire de ces 300 hommes en uniforme – incluant des tireurs d’élite –, débarquant dans les rues de Port-Louis pour protéger ouvertement un ministre convoqué en cour ? Doit-on rappeler la marche de quelques gros bras, venus soutenir Sawmynaden et qui, au nez et à la barbe de la police, essayaient d’intimider une journaliste qui, heureusement n’ayant pas froid aux yeux, ne s’est pas laissé faire ?

 

Doit-on enfin revenir sur toute l’affaire Kistnen qui n’aurait jamais eu une telle résonance si son épouse n’était pas déterminée à faire voler en éclats la thèse officielle de suicide conclue par la police de Servansing ? D’ailleurs, pour avoir recherché la vérité sur la mort de son époux, tout en réclamant des comptes sur un emploi fictif qu’elle dit n’avoir pas occupé, Simla Kistnen subit actuellement d’écœurantes attaques personnelles qui ne font que témoigner du niveau de certains qui, sans arguments, dirigent les tirs sur sa vie privée.

 

Et que dire de toutes les incohérences notées au cours de l’enquête judiciaire, allant de la déposition d’un sergent de police (Mosafeer) qui s’était rendu sur le lieu du drame où le corps de Kistnen avait été découvert et qui a témoigné de sa surprise en cour quand il a appris que ce décès avait été traité comme un suicide. S’il n’y avait pas eu une enquête judiciaire, aurait-on su qu’un autre sergent de police (Rostom) avait décidé de ne pas enregistrer une plainte suite à des allégations de fraude et de corruption envers un ministre ?

 

Ajoutons à ces éléments toutes les informations contradictoires autour des caméras de surveillance, sans oublier les allégations faites par deux amis de Kistnen (Parsuramen et Matadin), l’un accusant la police de l’avoir forcé à faire des aveux et l’autre ayant porté plainte pour brutalités policières. N’a-t-on pas suffisamment d’interrogations, d’incohérences, pour que chacun se fasse sa propre opinion sur une police qui, malheureusement, montre un visage n’inspirant pas confiance, même s’il faut admettre que tous ne sont pas des pourris, que des braves existent, à l’exemple de Dimple Raggoo, morte sur le champ de bataille contre les trafiquants de drogue ?

 

C’est dire que, malgré la volonté de Servansing venu nous dire qu’il a à coeur notre sécurité, il est difficile de faire confiance à une police dont la vitesse à traiter les enquêtes est à géométrie variable. Difficile de faire confiance à une police qui tire hâtivement des conclusions de suicide quand tout dit le contraire !

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