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Diabète : comment se soigner ?

Pour Yashnee Chunnoo, Pharmaceutical Operations Lead, et le Dr Ounisha Mungur, Medical Director du CIDP, l’accès aux soins est primordial.

Sensibiliser les Mauriciens aux traitements contre cette maladie. C’est l’objectif du Centre international de développement pharmaceutique (CIDP). Dans le cadre de la Journée mondiale du diabète, observée le 14 novembre, le Dr Ounisha Mungur, Medical Director, et Yashnee Chunnoo, Pharmaceutical Operations Lead au CIDP, partagent des informations sur l’accès aux soins des patients diabétiques à Maurice. 

537 millions. C’est le nombre d’adultes dans le monde qui sont concernés par le diabète, selon les chiffres de la 10e édition de l’International Diabetes Federation (IDF) Diabetes Atlas. Et le monde pourrait compter jusqu’à 643 millions de diabétiques d’ici 2030.

 

Comme cette maladie continue à toucher de plus en plus de personnes, le Centre international de développement pharmaceutique (CIDP) a décidé de sensibiliser sur le sujet. Dans le cadre de la Journée mondiale du diabète, observée le 14 novembre, l’établissement a axé sa campagne sur les soins apportés aux personnes diabétiques. «81 % de la population diabétique vit dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. C’est triste de constater que l’accès aux soins du diabète y est souvent limité. À Maurice, les chiffres indiquent que la prévalence du diabète était de 20,5 % chez les adultes âgés entre 20 et 74 ans en 2015 et de 14,2 % chez les 25 à 74 ans chez les prédiabétiques», explique Yashnee Chunnoo, Pharmaceutical Operations Lead au CIDP qui se trouve au Biopark, à Socota Phoenicia.

 

Sur une plus petite échelle, les statistiques de 2021 classent Maurice au 5e rang des pays où la prévalence du diabète est la plus élevée. Selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé, publiées en 2018, le taux de mortalité lié au diabète classe l’île au 2e rang mondial. Bien que les Mauriciens aient accès à des soins de santé gratuits, les soins les plus innovants pour traiter le diabète peuvent être très coûteux et ne sont disponibles que dans le privé. Les patients se tournent alors généralement vers un traitement par insuline puisqu’aucune autre option de traitement par voie orale ne se présente à eux. Alors que l’insuline est un traitement injectable et que les cas de non-observance sont nombreux, surtout chez les jeunes.

 

Le CIDP, qui a fait de la santé publique une priorité, souhaite donc éclaircir le public sur les soins disponibles à Maurice. «Le traitement du diabète repose sur l’équilibre alimentaire, l’activité régulière et les traitements médicaux ; médicaments par voie orale ou injectables en fonction de ce qui est le mieux adapté au profil du patient et à l’évolution de la maladie», explique le Dr Ounisha Mungur, Medical Director au CIDP.

 

Les médicaments disponibles dans les établissements de soins primaires de la santé publique sont : l’insuline, la metformine et la sulfonylurée. Et les traitements disponibles dans ces mêmes établissements sont : la photocoagulation de la rétine et le traitement de substitution par dialyse. Les technologies de base y sont également proposées, à savoir le test de glycémie, le test de tolérance au glucose par voie orale ou encore la perception des vibrations du pied par le diapason.

 

Le CIDP attire également l’attention sur l’importance de mener des études cliniques à Maurice pour les patients diabétiques car cela pourrait les aider à avoir un meilleur avenir. D’ailleurs, la population mauricienne est représentée dans les essais cliniques multicentriques à l’échelle mondiale. De son côté, l’établissement a axé, ces dernières années, sa recherche pharmaceutique sur le diabète de type 2 et s’est engagé à faciliter le développement de nouvelles thérapies. Il a participé à trois essais pédiatriques pour le diabète de type 2 dans l’optique d’utiliser un médicament expérimental oral chez les patients de 10 à 17 ans. Ce médicament est déjà approuvé pour une utilisation chez les adultes et son efficacité est maintenant évaluée pour la population pédiatrique. Ces études placent l’île Maurice sur la carte des pays présélectionnés pour l’accès à un traitement révolutionnaire.

 

Le diabète reste un problème de santé mondial. Afin de répondre aux préoccupations de la menace sanitaire croissante que représente cette maladie, le CIDP sensibilise…

 


 

James, 25 ans, diabétique : «Il faut vulgariser l’accès aux soins»

 

«Le diabète m’a enlevé une certaine liberté, même si ce n’est pas une fatalité. Je dois toujours faire attention à ce que je mange, en plus de devoir faire des injections d’insuline. Mais j’ai la chance d’être entouré, accompagné et d’avoir accès à des traitements qui nous permettent, nous, diabétiques, de gérer cette maladie et de vivre quasi normalement au quotidien. Aujourd’hui, il est devenu urgent de sensibiliser et d’éduquer un maximum sur cette maladie mondiale qui affecte beaucoup de Mauriciens. Je constate souvent que les gens n’ont aucune connaissance du diabète. Certains croient que lorsqu’on a le diabète, il faut bannir complètement le sucre de sa vie. D’autres ne connaissent pas la différence entre le diabète de type 1 et le diabète de type 2 ou croient que le diabète épargne les enfants et les jeunes, entre autres idées reçues. Mais au-delà de la sensibilisation et de l’éducation, il faut vulgariser l’accès aux soins. Car avec une bonne prise en charge et des soins adaptés, nous pouvons mener un train de vie normal, surtout pour les jeunes comme moi. Même si nous ne pouvons pas guérir du diabète.»