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Vaccins contre la Covid-19 dans le monde : la grande défiance !

«Il y a trop de questions pas rassurantes que le sujet, ce qui fait qu’en tant que maman, je ne suis pas prête à me faire vacciner et encore moins mon adolescente de fille», nous confie Stéphanie Daboville-Baptiste qui est sur la photo en compagnie de sa fille Yaël.

«Je suis assez dubitative sur l’efficacité du vaccin ! Quand on voit que le vaccin contre la grippe – alors qu’il existe depuis des années – n’est lui-même pas très fiable, je me demande comment on peut croire en l’efficacité d’un vaccin qui a été créé en quelques mois, voire quelques semaines !» C’est ce que nous confie la Mauricienne Stéphanie Daboville-Baptiste, installée en France et qui, malgré le fait que la vaccination a été étendue à tous les adultes et sera aussi bientôt ouverte aux adolescents à partir de 12 ans, fait partie de ceux et celles qui hésitent à se faire vacciner.

Ils ont presque relégué la Covid-19 au second plan, tant ils sont au cœur des préoccupations. Ils suscitent des interrogations, des doutes mais surtout de la peur. Ils sont, en ce moment même, dans beaucoup de pays, au centre des conversations et font la Une de l’actualité, encore plus depuis qu’ils sont ouverts à tous (ados comme adultes) dans certaines destinations. Sont-ils sûrs ? Peuvent-ils être dangereux à long terme ? Quels sont les effets sur la fertilité ? Sont-ils efficaces contre le coronavirus ou contre les différents variants qui circulent ? Si d’emblée, ils sont considérés comme les armes ultimes pour combattre le virus qui tient depuis plus d’un an le monde en otage et pour le faire reculer dans l’espoir d’une reprise de la vie normale, les vaccins anti-Covid ne font pas l’unanimité. Pour beaucoup de personnes à travers le monde, ils seraient dangereux et constitueraient une menace pour la santé.

 

Dans cette course contre la montre pour prendre le dessus sur le virus, plusieurs remèdes anti-Covid ont été dégainés : Johnson & Johnson, avec une seule dose nécessaire ; Pfizer/BioNTech, qui serait efficace à plus de 95 % avec deux doses ; Moderna, avec une conservation moins contraignante ; AstraZeneca, le plus vendu dans le monde et qui s’est retrouvé sous le feu des projecteurs avec certains doutes sur le fait qu’il représenterait un danger pour l’homme, même si l’Agence européenne des médicaments a approuvé son utilisation ; Spoutnik V ; qui est au stade d’essais cliniques de phase 3 prometteurs ; et les vaccins chinois – Sinovac, Sinopharm et CanSino –, les premiers vaccins qui ont été développés et les plus nombreux. Parmi les effets indésirables mis en avant et qui inquiètent les sceptiques, il y a notamment des cas graves d’hypertension artérielle, des troubles du rythme cardiaque et des cas de décès sans lien avéré.

 

Depuis l’introduction des remèdes anti-Covid, et avec l’intensification des campagnes de vaccination un peu partout, plusieurs pays, notamment les États-Unis et l’Europe, ont dû, à certains moments, faire des «pauses» dans la course effrénée pour vacciner les populations en raison de l’apparition rare de graves caillots sanguins qui auraient été associés à certains vaccins. Dans quelques pays, des décès inexpliqués – même si aucun lien n’a été prouvé à ce jour – ont été enregistrés peu de temps après une vaccination et n’ont fait qu’accentuer les craintes des sceptiques face à la sûreté des vaccins.

 

Les réfractaires mettent ainsi en avant l’absence de réponses à de nombreuses questions. Et même si les experts et professionnels évoluant dans le domaine n’ont cessé, ces derniers temps, de rassurer et d’apporter des éclaircissements, notamment sur la fabrication rapide des remèdes, le flou perdure dans la tête de nombreuses personnes. Certains parlent de «manque de confiance» et disent «refuser de jouer les cobayes» pour «enrichir les laboratoires pharmaceutiques». Quoi qu’il en soit, même si les sceptiques résistent, les campagnes de vaccination se poursuivent.

 

Changement de stratégie vaccinale

 

Malgré une campagne de vaccination hâtive et l’abondance de vaccins disponibles, les États-Unis n’ont désormais plus grand espoir d’atteindre l’objectif d’une couverture vaccinale d’au moins une dose administrée à 70 % de sa population au 4 juillet, comme l’a souhaité le président Joe Biden. En Inde, face à la violence de la deuxième vague épidémique, le Premier ministre, Narendra Modi, a changé de stratégie vaccinale et se résout à vacciner gratuitement sa population.

 

En France, la campagne de vaccination contre la Covid-19 bat son plein depuis le 31 mai auprès de tous les majeurs. Toutefois, des bémols entachent la campagne de vaccination. 4,2 millions de doses du vaccin AstraZeneca attendent toujours d’être injectées et ne trouvent pas preneurs. Les incertitudes autour des conséquences du vaccin, pourtant levées par les autorités sanitaires, seraient le problème. Pour accélérer les choses et mettre un frein à la progression du virus, la vaccination s’étendra aux adolescents de 12 à 18 ans à partir du 15 juin. Mais ce n’est pas cette décision qui va convaincre les Français. Si les autorités sont sûres de cette mesure, plus de 40 % des Français, selon des sondages, ne pensent pas se faire vacciner.

 

La Mauricienne Stéphanie Daboville-Baptiste, installée en France, fait partie de ceux et celles qui hésitent. «Je suis assez dubitative sur l’efficacité du vaccin ! Quand on voit que le vaccin contre la grippe – alors qu’il existe depuis des années – n’est lui-même pas très fiable, je me demande comment on peut croire en l’efficacité d’un vaccin qui a été créé en quelques mois, voire quelques semaines ! En plus, il a été élaboré à partir d’une souche, d’un variant, sauf que depuis le début de cette pandémie, le variant a changé en 1 000 facettes : breton, indien, anglais, belge, etc.» confie notre compatriote. Tout ce qui se dit autour des remèdes anti-Covid ne l’aide pas à enlever ses doutes. «J’ai moi-même un ami qui s’est fait vacciner et qui a subi une paralysie faciale. Et les campagnes de vaccination se font comme si on vendait des dol pouri au bord de la route à Maurice... Un drive pour se faire vacciner ! Comme si l’on allait chez MacDo et qu’à la place, on vous administrait une dose de Moderna ou de Pfizer, entre autres. Je ne trouve pas ça sécuritaire», ajoute Stéphanie qui ne pense pas non plus faire vacciner sa fille, comme le stipule la dernière mesure annoncée par les autorités.

 

«Sachant que les personnes ayant été atteintes du virus ne doivent pas se faire vacciner avant une période de 3-6 mois selon la gravité de leur situation mais que dans un drive, on ne vous demande pas un test ou une sérologie pour savoir si vous l’avez eu, comment déceler une personne qui l’a eu mais qui a été asymptomatique ? Bref, trop de questions pas rassurantes sur le sujet, ce qui fait qu’en tant que maman, je ne suis pas prête à me faire vacciner et encore moins mon adolescente de fille», souligne notre compatriote qui, actualité oblige, ne rate pas une miette des infos qui circulent autour de ces vaccins qui suscitent une grande défiance...