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La France abandonne l’une des dernières mesures de freinage du coronavirus : la vie sans masque

«Je n'ai plus peur de cette maladie et je refuse de continuer à porter le masque. Je me sens bien et en sécurité, et libre surtout. Cela me fait beaucoup de bien. Je pense qu'on a plus de chance de mourir du stress et de la frustration que de mourir de la Covid-19», nous confie Luciano Azor.

«La vie est redevenue comme avant. On se promène dans la rue, on va en boîte de nuit, on fait des rassemblements, on va au restaurant, on va au parc… et tout ça, sans avoir à porter de masque», nous confie notre compatriote Luciano Azor, installé en France, qui nous raconte le retour des anciennes habitudes avec la fin d'une des dernières restrictions majeures, qui était encore en vigueur dans son pays d'adoption... 

Il divise. Il n'a jamais fait l'unanimité depuis son apparition dans la vie des habitants du monde entier il y a de cela deux ans. Beaucoup estiment qu'il porte atteinte à la liberté, qu'il est inconfortable et même pas utile, alors que des professionnels de la Santé estiment qu'il est une excellente barrière à la propagation de la Covid-19. Lui, c'est bien évidemment le masque sanitaire, propulsé au rang d'arme efficace dans la bataille contre le coronavirus. Au fil du temps, cet accessoire devenu aussi fashion, a commencé à gêner, à agacer, provoquant même des manifestations, comme chez nous, à Maurice, où son usage est décrié, surtout quand le nombre de personnes contaminées connaît une baisse.

 

Si certains pays ont dû faire volte-face en le réintroduisant quelque temps après l'avoir banni – à cause d'une résurgence de nouveaux cas –, d'autres pays ont abandonné son usage ces derniers temps. La France, par exemple, est venue mettre un terme, le lundi 16 mai, à ce qui était l'une des dernières mesures de freinage de l’épidémie de Covid-19. Le port du masque dans les transports n'est ainsi plus obligatoire. Ce qui est venu rejoindre la liste des restrictions qui ont été levées et qui permettent aux Français de renouer avec leurs habitudes d’avant l'apparition de l'épidémie. Un vent de liberté souffle donc à nouveau sur l'hexagone.

 

Si certains gardent quelques réflexes, comme éviter les lieux bondés, beaucoup applaudissent la disparition de cette restriction. Même si certaines mesures, à l’instar du pass sanitaire, restent en vigueur dans les établissements de santé et médico-sociaux, y compris pour les visiteurs.

 

Avec les masques qui tombent complètement, pour la première fois depuis mai 2020, il est à nouveau possible de voyager dans les métros, bus, taxis ou avions sans devoir se couvrir la bouche et le nez. Le travail et l'école ont repris à visage découvert, de même que les activités diverses. Comment renoue-t-on avec la vie sans masque ? C'est la question que nous avons posée à Luciano Azor, Mauricien installé en France. «Depuis juin 2021, je ne porte jamais le masque en extérieur. Le port du masque restait obligatoire dans certains lieux publics et dans les transports en commun, mais depuis la levée de toutes les restrictions sanitaires en avril/mai 2022, personne ne porte le masque. La vie est redevenue comme avant. On se promène dans la rue, on va en boîte de nuit, on fait des rassemblements, on va au restaurant, on va au parc… et tout ça, sans avoir à porter de masque», nous confie notre compatriote.

 

Comme beaucoup d’autres, il savoure ce retour à la vie comme avant, même si le virus circule toujours dans son pays d'adoption. «Depuis février, je n'ai jamais été réinfecté, ni mes amis. C'est une ironie ! Car j'ai contracté le virus deux fois pendant une période où je portais encore le masque dans certains lieux publics. Je me pose donc des questions sur la fiabilité du masque chirurgical. De toute façon, presque tout le monde est vacciné maintenant. Je ne vois pas l'intérêt de continuer à porter le masque. Il y a de moins en moins de cas. Partout dans le monde, le risque de développer des formes graves de la maladie a diminué de manière significative. Et je ne comprends pas pourquoi Maurice continue à imposer le port du masque sous peine d'une amende de Rs 2 000. Je trouve cela absurde. Laissez les gens respirer ! Laissez les gens vivre !» s'insurge le jeune homme.

 

Aujourd'hui, avec les avancées autour de la gestion du virus, il dit se sentir en sécurité. «J'encouragerais les personnes à risque à rester à la maison autant que possible et à continuer à faire attention. Moi, je suis jeune, en bonne santé et vacciné. J'ai eu la Covid deux fois, deux variants différents. La première fois, j'étais asymptomatique et la deuxième fois, j'ai eu les symptômes d'une grippe normale. Je n’ai pris que quatre jours pour m'en remettre. Je n'ai plus peur de cette maladie et je refuse de continuer à porter le masque. Je me sens bien, en sécurité et libre surtout. Cela me fait beaucoup de bien. Je pense qu'on a plus de chance de mourir du stress et de la frustration que de mourir de la Covid-19», confie celui qui expérimente depuis plusieurs semaines maintenant, la vie sans masque...