Soutenez 5plus.mu

CHERS LECTEURS DE 5plus - dimanche

En raison de la période de confinement, certains de vos points de ventes habituels sont fermés.

Retrouvez l’édition de de 5-Plus dimanche sur le Kiosk digital.

Bonne lecture,

Protégez vous, restez chez vous.

  • Pascal Desroches, arrêté pour agressions sexuelles : portrait du violeur en série aux deux visages
  • Rashmi Rocket : Taapsee Pannu court plus vite que son ombre
  • Nouvel album : Alain Ramanisum va vous faire… «Danse»
  • Malenn Oodiah : «Nous pouvons et nous devons réinventer notre modèle de société»
  • Covid-19 : Maurice tombe le masque, Rodrigues sur le qui-vive
  • Un an depuis la disparition tragique de Soopramanien Kistnen - Hansley, son fils : «Mo gard lespwar pou kone ki sannla inn tir lavi mo papa»
  • Si les «Avengers» n’existaient pas…
  • Tennis de table – ITTF World Youth Championships : A la conquête du Portugal
  • Prince Stave : a Nigerian musician in Mauritius
  • La situation des rastas mauriciens préoccupe l’opinion internationale

Facebook, Instagram et WhatsApp en panne - la vie sans réseaux sociaux : leur cœur balance

Azhar Mamodeally, Sarah-Jane Laverdure et Warren Etowar parlent de leur relation avec les réseaux sociaux

Pendant plus de six heures cette semaine, l’accès à des applications très prisées n'était pas possible. L'inaccessibilité temporaire à ces plateformes incite à réfléchir à la possibilité de se passer des réseaux sociaux qui ont pris une place très importante dans la vie de nombreux internautes. Est-ce possible de faire sans ? La parole à quelques internautes.

Certains ont redémarré leur téléphone, d'autres ont vérifié leur boîtier Internet... C'est dire que la panne mondiale touchant WhatsApp, Instagram, Messenger et Facebook, le lundi 4 octobre, a semé un vent de panique chez les consommateurs de ces réseaux sociaux très populaires. Ces derniers était inaccessibles dans plusieurs pays, Maurice compris, pendant environ six heures.

 

Facebook a fini par indiquer, dans un communiqué, que la panne majeure de ses réseaux et messageries avait été causée par un changement de configuration défectueux de ses serveurs. Si pour certains internautes, ce dysfonctionnement s'est transformé en véritable supplice, pour d'autres, cette coupure a permis une réflexion sur la place que prend ces applis dans leur vie. Vous imaginez-vous vivre sans réseaux sociaux ? C'est la question que nous avons posée à nos interlocuteurs.

 

Si de nombreux Mauriciens ont vite découvert qu'il y avait un problème avec leurs réseaux sociaux préférés, sans comprendre ce qui se passait, certains affirment ne pas avoir remarqué qu'il y avait eu un bug. C'est le cas pour Warren Etowar. «Je n'étais même pas au courant qu'il y avait une panne. J'avais juste remarqué que mon fil d'actualité était resté figé même quand j'essayais de le réactualiser», confie le jeune homme qui a appris, quelques heures plus tard, comme beaucoup à travers le monde, que Facebook, Messenger, Instagram et WhatsApp avaient été mis hors circuit. Pour lui, la vie sans ces applis est possible : «Cette panne ne m'a guère affecté, car je peux vivre sans réseaux sociaux. Je pense que je peux compenser avec le bon vieux SMS ou même passer des appels si je veux communiquer avec mes proches. Je suis un enfant des années 90. J'ai donc vécu sans Facebook, sans Insta, et sans WhatsApp. Et puis, être déconnecté des réseaux pendant quelque temps m'a fait réfléchir sur le temps qu'on dépense sur ces plateformes. À la place, on peut consacrer ces moments à nos proches.»

 

«Ler teknolozik»

 

Il y a ceux qui peuvent se passer de Facebook, Instagram et autres, mais il y a aussi ceux pour qui les réseaux sociaux sont des outils de travail. Azhar Mamodeally, photographe, en sait quelque chose. «Croyez-le ou pas, nou pe viv dan enn ler teknolozik avek social media. Kisana ti pou krwar 10 an de cela ki a traver enn kont Facebook ti pou kapav fer biznes e pourtan azordi li posib», confie le jeune homme.

 

C'est alors qu'il était en communication que la panne est survenue. «Ça m'a frustré car j'étais sur un appel international avec un client qui vient bientôt pour se marier dans notre île. On discutait du planning de son grand jour quand la connexion a été interrompue. Premier réflexe : sa rezo-la dan bez net. Mais après 30 minutes, j'ai compris que ce n'était pas un problème avec le Net mais plutôt avec les réseaux sociaux», raconte Azhar. Et comment s'est-il occupé pendant le temps où les applis n'étaient pas opérationnelles ? «Comme le talk of the town pour le moment c'est Squid Game, monn met enn ti samousa lor dife apre monn met Netflix ek Squid Game.»

 

Azhar est catégorique : les réseaux sociaux sont très importants pour lui. «C'est utile pour mon business. C'est à travers ces plateformes que je partage mon art – la photographie –, en le faisant découvrir aux gens. Les réseaux sociaux sont aussi d'importants outils de communication. Imazine kan frontier ti ferme e si nou pa ti ena kontak ek nou bann pros atraver rezo sosio. Mwa antouka, si pena rezo sosio, mo pou ena mwin vizibilite. Ki dir mwin vizibilite dir mwin  reveni, etc. Ofe li enn mari serk visie.»

 

Sarah-Jane Laverdure, Corporate Communication Coordinator, utilise aussi beaucoup les réseaux sociaux pour son métier. «Je n’envisage pas ma vie sans les réseaux sociaux car malheureusement, c’est la meilleure façon de communiquer avec les autres aujourd’hui. Ma vie se passe en ligne, ça me permet de garder contact avec la famille et les amis. D’autant que c’est aussi une partie de mon métier. Cependant, cette panne nous démontre à quel point nous sommes dépendants. On devrait passer un peu moins de temps sur les réseaux et communiquer un peu plus avec nos proches», dit-elle, contente que ses réseaux sociaux préférés soient à nouveau opérationnels.