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La Nuit des idées : créativité, anou koze

Ça cogite ! Aux États-Unis, en France, en Asie, à Maurice, bref, aux quatre coins du monde. La Nuit des idées s’est donc tenue le 25 janvier, sous le thème L’imagination au pouvoir. Ce jeudi soir, l'Institut français de Maurice grouille de monde.

 

La soirée, qui se déroule en trois parties, est modérée par Elodie Vialle et a pour thème Introduire davantage de créativité dès l'école. Face à la journaliste française : Sachita Samboo, enseignante-chercheure du département français de l'Université de Maurice, Christine Ahnee, référente culturelle à l'École du Centre, et Sarah Rousset, professeure des écoles en France et qui a expérimenté la méthode Montessori. C'est cette pédagogie qui va booster ce premier débat.

 

Il s’agit d’une méthode qui «laisse l'enfant libre pour le plaisir de la découverte ( ) Il n'y a pas d'évaluation, l'enfant s'autocorrige et développe son adaptabilité», explique Sarah Rousset. Liberté, absence de stress, système flexible, qui donne du goût : c’est ce qu’il faudrait pour booster la créativité des plus jeunes. «Dès que la lecture est imposée, elle devient une corvée. Pour développer la créativité, l'exemple des ateliers d'écriture aidera pour ce qui est du goût de lire et d'écrire», poursuit Sachita Samboo.

 

À côté, Laval Ng sort des croquis en live, qui ne manquent pas d’humour. Près de l'amphithéâtre, après un petit numéro exécuté par les danseurs de Ko Studio, on s’installe. Place à la table ronde participative sur Le rôle des artistes dans la société. Autour de tables installées pour l'occasion, les groupes gribouillent sur des pages. On papote, on analyse, on discute. Pens down ! Vingt minutes plus tard, chaque rapporteur de table s’exprime : «L'artiste provoque un débat d'idées, il est un vecteur de changement», «L'artiste transmet des émotions, éveille les consciences, brise les tabous», «L’artiste, c'est la santé de la société», «L’artiste est politique car il a une position, une opinion sur la société et l'individu». De belles paroles…

 

Et hop ! Encore un petit numéro de danse, avant de se plonger dans la dernière partie de la soirée : Réinventer la ville de demain. Elodie Vialle accueille, cette fois, Jean-Philippe Payet, expert réunionnais en stratégie d'intelligence territoriale, Olivier Desvaux de Marigny, Development Manager de Medine Property, et Samuel de Gersigny, responsable de Moka Smart City. Très vite, le trio parle de la mise sur pied de ses projets, des coûts, de la prise en compte de l'écologie et de la technologie, deux nouvelles donnes à considérer pour les Smart Cities.

 

Entre-temps, Laval Ng croque toujours. Ses dessins des Smart Cities seront plus corrosifs que lors de la première partie. Les interlocuteurs sourient, pris par les questions du public qui vont bien au-delà du thème. L’on s’interroge sur les drains, le Metro Express, les Smart Cities. Les intervenants rassurent. Oui, les drains sont prévus pour une meilleure efficacité d'évacuation des eaux. Oui, du moins à Médine, un aménagement est prévu pour accueillir le Metro Express. Et oui, tout le monde profitera de ces futures villes intelligentes.

 

Par contre, quelques rires peu convaincus se font entendre. N'empêche, on sort de cette nuit en ayant beaucoup appris, convaincu de la place de la créativité et de l'art dans la société et chez l'individu, avec l'espoir de Smart Cities qui intégreront ces mêmes individus dans le projet.

 

 

Rendez-vous, probablement, l'année prochaine pour le plein d'idées en ébullition. Le temps d’une nuit…