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Edito

Des dates démocratiques !

A l’heure où le Parlement rouvre ses portes avec pour toile de fond une ambiance pré-électorale en vue des prochaines législatives, à l’heure où chaque leader politique tente de convaincre qu’il est meilleur que l’autre, à l’heure où tout est analysé sous l’angle de la prochaine échéance électorale, est-il normal que seul le Premier ministre détient le monopole du savoir de la prochaine date de la dissolution de notre Parlement ? Est-il normal que, valeur du jour, aucun citoyen ne connaisse la date exacte des prochaines législatives ?  

 

Certes, à sa décharge, Pravind Jugnauth ne fait qu’utiliser un pouvoir que lui-même a hérité d’un système permettant au chef du gouvernement sortant de décider du prochain rendez-vous des urnes pour les Mauriciens. Et on serait de mauvaise foi de faire un procès au leader du MSM, sachant qu’avant lui, les précédents Premiers ministres ont aussi abusé de ce privilège. Mais justement, est-ce logique que cette date importante de notre scène politique soit connue uniquement d’un Premier ministre en exercice, peu importe lequel ? Est-ce logique qu’en 2018, le chef du pays ait l’avantage d’organiser sa stratégie politique au travers de calculs partisans et électoralistes en choisissant la période la plus favorable pour appeler les citoyens aux urnes ? Aujourd’hui, que sait-on des prochaines échéances électorales, si ce n’est qu’elles devraient être organisées en 2019, avant fin décembre ? 

 

Si Bérenger croit savoir que Pravind Jugnauth «pou sey tini ankor», si le Premier ministre a, lui, toujours affirmé qu’il ira jusqu’au bout de son mandat, si Ramgoolam a, de son côté, régulièrement réclamé des élections anticipées, personne ne sait, à ce jour, quand elles se tiendront. Alors que ce sont souvent les alliances/accords politiques qui dictent les lois sur l’échiquier politique, l’on a le droit légitime de savoir quand auront lieu les futures élections générales. D’autant que ce rendez-vous est hautement attendu. Qu’observe-t-on, si ce n’est que toutes les annonces de Pravind Jugnauth sont perçues comme des mesures électoralistes, à l’exemple de sa promesse de «revalorisation» de la pension de vieillesse, qu’il vient de faire aux personnes âgées ?

 

Va-t-on continuer à laisser les politiques penser qu’ils sont les propriétaires de notre calendrier ? N’est-il pas temps de réclamer des élections à date fixe ?  Exigeons cette mesure de la part de tous les responsables de partis. Réclamons cet engagement de manière audible. Parce que des législatives à date fixe ne peuvent qu’être saines pour notre démocratie. Parce qu’elles permettent aux citoyens de connaître clairement, chaque cinq ans, le moment exact du choix de leurs représentants. 

 

Des élections à date fixe mettent chaque parti sur un pied d’égalité, enlèvent la possibilité d’une confiscation d’un exercice aussi vital qu’est l’appel aux urnes et rétablissent une forme de justice sur la ligne de départ. Elles enlèvent des spéculations dans un pays où tout est politisé. Que n’a-t-on pas entendu, par exemple, sur les derniers recrutements à la CWA où plusieurs recrues viendraient d’une circonscription particulière ? Les élections n’appartiennent pas aux politiques – mais aux citoyens –, encore moins la date qui ne peut continuer à être instrumentalisée pour avantager ceux au pouvoir. 

 

Réclamons une fois pour toutes des élections à date fixe !

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