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Edito

Au secours, Ramgoolam veut revenir !

Pendant que le Premier ministre concède qu’il y a des comportements qui sont hors de son contrôle – et il a oublié d’ajouter qu’il ne peut sanctionner ceux-ci tant son gouvernement est fragilisé –, pendant qu’un président d’une association socioculturelle se permet de lui faire la leçon, l’invitant à ne pas nourrir «serpan», pendant que l’alliance au pouvoir s’enfonce davantage dans l’abîme, incapable de sévir contre les Tarolah, Rutnah, Soodhun, entre autres, ne voilà-t-il pas que Ramgoolam se présente en sauveur de Maurice ?

 

À croire que c’est la norme que le fauteuil du Premier ministre soit alloué soit aux Jugnauth, soit aux Ramgoolam. Comme s’il y avait une règle non-écrite de chacun son tour pour ces fils de ! Ainsi, le leader du PTr, comme revigoré par les charges rayées contre lui, se démène, depuis quelque temps, comme un beau diable, pour retrouver une crédibilité en tentant de convaincre qu’il est le seul représentant de l’alternance. On pourrait en rire. Mais on devrait s’en garder. Ne sommes-nous pas dans un pays où des membres MSM d’une régionale menacent de claquer la porte pour redevenir rouges, parce qu’il n’y a pas eu de décorés de la République dans leur région ?

 

Devrait-on donc s’étonner si Ramgoolam leur lâche un éventuel engagement comme récompense de leur retournement de veste ? À quoi le leader des Rouges n’a-t-il pas consenti, depuis le début de l’année, pour se faire entendre/voir ? Sa présence impudique lors de manifestation de l’opposition, qui faut-il le rappeler, ont été des échecs ; ses promesses : loi anti-transfuge, abolition du Nine-year schooling ; sa bataille interne contre les progressistes de son parti («pas de PTr sans lui») ; sa démagogie pour se ranger dans le camp d’un trafiquant de drogue qui a fait des allégations contre le Premier ministre ; sa surréaliste sympathie pour la presse, comme si c’était meilleur sous son prime ministership ; sa révolte contre les propos de Rutnah alors qu’on n’a oublié ni le «zanimo» de Bachoo, ni son langage envers Nita Deerpalsing… Mais croyant que les fautes de l’actuel gouvernement nous rendront amnésiques, Ramgoolam sème des cailloux pour mieux débroussailler le chemin qui devrait, selon lui, le reconduire à l’hôtel du gouvernement.

 

Les allées du pouvoir lui manquent tellement qu’il ne nous épargne aucune déclaration, quitte à se rendre grotesque. À l’exemple de la dernière mesure populiste qui lui a fait dire que s’il revient au pouvoir, il abolirait la redevance télé de Rs 150 sur la facture d’électricité. Si au moins il s’arrêtait là. Oh que non ! Sans rire et avec tout le sérieux du monde, le leader rouge nous assène un «si la MBC ne peut pas fonctionner, elle devrait fermer ses portes. On ne peut pas payer la MBC pour la propagande du gouvernement (...) Arete bef travay, seval manze», avant de promettre un gouvernement de rupture. Soit Ramgoolam se ridiculise sciemment, soit il nous prend pour des imbéciles à la mémoire courte. Qu’on le sache, la MBC de Callikhan n’était pas meilleure, qu’on le sache, la gestion des 15 ans au pouvoir par les travaillistes n’était pas un exemple de bonne gouvernance,  qu’on le sache, la politique de petit copain et petite copine, provoquant des confusions à certaines âmes qui se sont crues propriétaires du pays, régnant en maîtres et maîtresses à l’aéroport, est loin d’être un exemple d’une direction exemplaire.

 

Ce n’est pas parce que le gouvernement et la MBC de Pravind Jugnauth doivent être critiqués et dénoncés que Ramgoolam devient subitement un alternatif sérieux, crédible et juste. C’est ce qu’il tente de faire croire en renouant avec le culte de sa personnalité, faisant passer le message que la victoire de Boolell au no 18 dépendrait de son assiduité sur le terrain, c’est ce que tentent de faire croire ses fidèles lieutenants qui ne jurent que par leur «raja». Ramgoolam et les Ramgoolamistes n’ont pas compris que la politique de rupture réclamée par les citoyens n’est non seulement envers le gouvernement actuel, mais aussi envers tous ces arrogants qui ont trahi l’électorat une fois au pouvoir et qui se sont nourris pleinement du système…

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