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Edito

La reprise du cirque

Et le chapiteau du Parlement rouvre ses portes. Les acteurs reprennent du service. Ici et là, des permutations de rôles. Un gouvernement largement redessiné, incluant un changement de taille au poste de Premier ministre, et une opposition totalement différente avec une situation inédite qui voit l’ancien no 2 de l’Alliance Lepep devenir leader de l’opposition. Entre la fin des travaux parlementaires en décembre dernier et la reprise mardi prochain, tout a changé des deux côtés de la chambre. Et c’est un nouveau visage du Parlement qui s’offre à nous. Une constante demeure : l’incroyable succession des scandales qui y feront débat. L’affaire Alvaro, les biscuits de Hanoomanjee, la motion de censure contre la Speaker… Et en ajoutant quelques polémiques du moment – métro express et carte biométrique –, l’on a une idée des questions de ceux qui ne chômeront pas. 

 

Mais on l’aura bien compris. Ce n’est pas une opposition unie, comme le souhaitait Xavier-Luc Duval, qui attaquera le gouvernement de Pravind Jugnauth. Il faut dire que si dès le début, le leader du PMSD ambitionnait de prendre la tête des partis/membres de l’opposition et de fédérer un mouvement dont le premier vœu était d’empêcher la succession père-fils au sommet de l’État, il a déchanté très vite. Alors que le PTr donne l’impression d’être un allié naturel des Bleus, en revanche, il n’aura pas fallu attendre longtemps après la prise de fonction de Xavier-Luc Duval pour découvrir l’hostilité du MMM par rapport au PMSD. 

 

L’on se souvient de la tentative de rassemblement de Duval à travers une marche pacifique des partis opposants. Si au départ, la plateforme avait vu l’implication des Mauves dans les réunions de préparation, ceux-là finiront par se retirer ensuite. Raison ? La façon de faire de Ramgoolam avait irrité Bérenger. Ce dernier prit alors ses distances de ce mouvement, suivi par le MP de Ganoo. Tout amer qu’il fut, Duval, qui joue la carte du consensus et de l’apaisement depuis son nouveau poste, ne baissa pas les bras et revint à la charge pour cette fois inviter les membres de l’opposition, dont le MMM, à faire partie de ce qu’il considère comme un front bench de l’opposition.

 

Une suggestion qui lui vaudra d’être ridiculisé par un Bérenger moqueur le traitant comme un amateur qui ignore que «le concept de front bench n’existe pas dans le camp de l’opposition». Et pour mieux creuser un fossé entre le MMM et le PMSD, Bérenger se montra sévère dans ses propos : «Duval panique, il n’a pas de souffle pour tenir des PNQ, c’est un clown. Bhadain et lui disent des imbécilités.» On n’a donc pas besoin d’attendre cette rentrée pour deviner une certaine animosité entre bleu et mauve. Même si Bérenger, en conférence de presse hier, consent à une «coordination» qu’on soupçonne de façade, l’on n’a qu’à lire la déclaration de Rajesh Bhagwan en pages 16-17 de cette édition («Nous n’avons aucune leçon à recevoir du PMSD») pour comprendre que les deux partis joueront chacun pour soi. Dans cette nouvelle configuration, c’est Xavier-Luc Duval qui semble être vulnérable.

 

Après avoir occupé le poste de no 2 du gouvernement, et avoir été partie prenante de plusieurs décisions pendant deux ans, il devra jouer à l’équilibriste pour ne pas s’auto-flageller, tout en restant critique envers l’alliance MSM/ML. Tâche délicate. Mais si tous les yeux seront braqués sur le leader des Bleus, c’est aussi parce qu’il succède à un légendaire leader de l’opposition, qu’on peut aimer ou pas, mais qui jusqu’ici a toujours joué pleinement son rôle de chien de garde au Parlement. Est-ce pour éviter la comparaison avec Bérenger, qui risque d’être intolérant envers lui, que Duval cherche à avoir la sympathie de celui qui l’a traité de clown ?

 

Avec le chapiteau du Parlement qui rouvre ce mardi, et fort de la retransmission des travaux parlementaires, l’on pourra regarder en direct l’inlassable comédie de nos acteurs habituels qui ont juste changé de rôle. Ainsi que le jeu de rapport de force entre PMSD et MMM.

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