• Groupe Jeunes Solidaires : Pour redonner espoir à La Valette
  • Des enfants de la balle sur les pas de leur père
  • Hippisme 31e journée | Henry Tudor résiste à Big Mistake
  • Quand la campagne se vit en famille
  • Naziha Mestaoui : «La nature n’est pas extérieure à nous, on en fait intégralement partie»
  • Femmes candidates : le prix de l’engagement
  • Elle aurait été battue à mort par son compagnon : l’enfer de Sorenza René raconté par sa grand-mère
  • Lal Kaptaan : Saif Ali Khan dans la peau d’un saint
  • Nazmah Rummun tuée par son fils : Leur entourage entre choc et interrogations
  • Joker : immonde et acclamé

27 ans d'existence fêtés en live : OSB et ses leçons de persévérance

Jeudi dernier, les répétitions allaient bon train pour cette bande toujours aussi passionnée par ses combats et sa musique.

Zot ki la ! Le 31 août, le groupe célèbre ses 27 ans d'existence au Backstage du Hennessy Park Hotel, à Ébène. En attendant ce concert-anniversaire, on a papoté avec Kool B, Blakkayo et Tikenzo autour du thème choisi pour cet événement, Perseverans. Et il nous a sorti pas mal d’anecdotes et d’infos.
 

Poussé vers le haut (Bruno Raya) : «Persévérance. Et honnêteté aussi. Nous sommes restés fidèles à nous-mêmes, tout en fonçant. Et ça a payé. Nous sommes toujours là, nous avons chacun eu des projets musicaux à succès, on a joué dans de grands festivals comme le Summer Jam, avec aussi la mise en place d’un festival reconnu dans tout l’océan Indien, le Reggae Donn Sa. Certes, il y a aussi eu des bas mais on n'a absolument pas à rougir du chemin parcouru.»

 

La transmission (Blakkayo) : «Il y a la persévérance mais aussi la relève. Je pense qu’OSB est devenu une école de la vie, avec des messages, une musique et des musiciens. C'est drôle mais on se retrouve aujourd'hui à jouer avec des musiciens qui étaient fans de nous lorsqu'ils étaient plus jeunes. Donc, on peut dire qu'il y a un esprit OSB qui se perpétue.»

 

Les fans (Blakkayo) : «Les fans ont évolué. On a maintenant cette jeune génération friande des réseaux sociaux. Et puis, il y a ces fans qui sont restés fidèles. Saviez-vous qu'on est probablement le premier groupe mauricien à avoir un fan-club ? On se rencontrait souvent, il y avait un contact très présent. Une fois, on est même partis à Rodrigues avec ce fan-club. Le bateau était rempli. Je sais que certains ne sont toujours pas revenus à Rodrigues après ce voyage qui devait dater de 1998 (rires).»

 

Les membres (Bruno) : «Blakkayo, Tikenzo et DaggerKilla sont arrivés au fur et à mesure. Tu te rappelles de la première fois qu'on s'est vus Yo (Blakkayo éclate de rire). Dans le quartier, on aimait donner des noms. Il y avait même un petit gars qu'on avait baptisé Deux Roupies (fou rire général). Je vois donc Blakkayo, avec une cicatrice en forme de Y sur le front. C'était décidé, on allait l'appeler Yo, qui est ensuite devenu Blakkayo. Il a ensuite apporté son pote Dagger dans le groupe peu avant Tikenzo. Si on ne le voit pas avec nous en ce moment, c'est qu'il est très pris par ses projets musicaux. Il n'y a pas de dispute entre nous, il n'a pas quitté le groupe, il est juste busy avec d'autres projets. Bien sûr, il devrait revenir et le public devrait nous voir à quatre sur scène quand il sera plus libre et prêt.»

 

Le passé (Bruno) : «Je suis très nostalgique de cette époque des sound systems. On ne s'appelait même pas les OSB mais BoogieSide VIP. Et on dansait, on ne savait même pas chanter (rires). Lorsque le tout a pris de l’ampleur dans les années 90, notre ami Jérôme a continué dans la danse de son côté, a pris ce nom et nous sommes devenus les Street Brothers, avec mon frère Kenny, moi-même et plusieurs autres. Par la suite, on s’est dit qu’on devait aller plus loin et on s'est mis à la musique plus sérieusement. À côté, il y avait les Dance Masters qui avaient sorti leur album avant nous. Et heureusement, nous avons eu l'appui et l'expérience de personnes comme George Coret et Marclaine Antoine pour nous pousser très loin sur le plan musical.»

 

Le futur (Bruno) : «Le public devrait avoir des surprises lors du concert du 31 août. On lui en parle (les autres sourient) ? Allez, on va présenter un tout nouveau morceau ! Par la suite, on verra s’il sortira en single ou si on le gardera pour un nouvel album.»

Les billets pour le concert sont disponibles sur le site www.showup.mu à Rs 300. Infos et réservations au 460 8500.

 


 

Blakkayo en solo 

 

Les choses bougent pour l'emblématique membre du combo. Jean Clario Gateaux, que l'on connaît plus comme Blakkayo, se penche actuellement sur son prochain album solo, avec une maquette plus ou moins prête mais qu’il faut pas mal retravailler, à en croire l'artiste. «Je ne vais pas déplaire à mes fans, on reconnaîtra le style Blakkayo. Mais j'ai aussi voulu donner une couleur très internationale à l'ensemble, que je vous laisserai découvrir quand l'album sortira.» Quant à la date de sortie, notre Blakkayo national nous dira qu'il fera tout son possible pour que ce soit fait à la fin de l'année.