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Iran-Israël : ces attaques au coeur de toutes les attentions

Le consulat d’Iran à Damas après des frappes attribuées à l’aviation israélienne, le 1er  avril 2024.

Depuis le 1er avril, après l’attaque israélienne contre le bâtiment du consulat iranien à Damas, de nombreux observateurs qui suivent de près les conflits qui rythment le monde actuellement retenaient leur souffle en attendant la riposte iranienne, puis celle d’Israël. Mais après la riposte et la riposte à la riposte, la situation serait sous contrôle...

La crainte pesait et elle s’est concrétisée. L’actualité autour de la guerre Israël-Hamas, qui monopolise l’attention depuis le 7 octobre, a connu d’autres développements ces derniers jours et cela suite à une menace qui planait depuis quelque temps. Le 1er avril, suite à une frappe attribuée à Israël contre le consulat iranien à Damas, qui a tué deux généraux des Gardiens de la Révolution iranienne, Téhéran avait promis de riposter dans la bande de Gaza. Dans la nuit du 13 au 14 avril, la République islamique a ainsi tiré quelque 300 drones et missiles contre Israël.

 

Une déclaration iranienne devait indiquer que l’offensive est liée aux «crimes répétés» d’Israël, notamment l’attentat à la bombe du 1er avril, contre le consulat iranien à Damas. Selon des agences de presse, 99% des missiles et des drones envoyés ont été abattus par Israël et ses alliés et les dégâts sont considérés comme mineurs. Selon le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, l’Iran a envoyé un signal fort avec cette attaque : «Les débats sur le nombre de missiles tirés, le nombre de missiles qui ont atteint la cible et le nombre de missiles qui ne l’ont pas atteinte, sont d’une importance secondaire. La question principale est l’émergence de la volonté de la nation iranienne et de l’armée iranienne sur la scène internationale. C’est ce qui compte.»

 

Le vendredi 19 avril, trois explosions ont retenti à l’aube près d’une base militaire, dans la province d’Ispahan, au cœur de l’Iran, et l’origine israélienne de l’attaque a été rapidement confirmée par un haut responsable américain cité par la chaîne chaîne ABC News. Cette attaque, selon des sites d’informations, est une réponse de l’État hébreu à l’attaque historique menée par l’Iran le weekend précédent. Pendant ce temps, les appels à la désescalade se multiplient. La communauté internationale, qui craint un embrasement du Proche-Orient, a condamné le lancement par Téhéran de centaines de drones et de missiles sur le territoire israélien. «Notre engagement en faveur de la sécurité d’Israël face aux menaces de l’Iran et de ses relais [dans la région] est inébranlable», a écrit le président américain Joe Biden sur le réseau social X.

 

La riposte

 

Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a également fermement condamné «la grave escalade» que représente l’attaque de l’Iran contre Israël et a appelé à «une cessation immédiate de ces hostilités». Concernant la riposte d’Israël sur l’Iran, qualifiée de contre-attaque graduée et limitée, Antony Blinken, le secrétaire d’État américain, a fait la déclaration suivante : «Les États-Unis n’ont pas été impliqués dans une opération offensive.» Tous les moves dans ce contexte de conflit sont suivis de très près. La Mauricienne Oummé Sakina Auckburaully, veilleuse informationelle et stratégique, nous donne son avis sur cette actualité qui a été au coeur de toutes les attentions. «Les représailles iraniennes suite à l’attaque terroriste menée par l’entité illégale d’Israël contre le consulat iranien à Damas ont connu un immense succès. Il s’agit là d’une victoire de dissuasion pour l’Iran qui fait face depuis des années à des attaques de l’ombre venant d’Israël. Les défenses aériennes les plus sophistiquées d’Israël et de ses alliés ont échoué à faire face à ce qui était une attaque limitée de l’Iran par rapport à sa capacité maximale. Une dizaine de missiles balistiques ont atteint les bases de Nevatim et Ramon. La principale cible de l’Iran était la base aérienne militaire israélienne qui a lancé le missile sur l’ambassade d’Iran en Syrie. Sans l’aide de ses alliés, les dégâts auraient été beaucoup plus importants, ce qui prouve que sans eux, Israël ne peut se défendre des forces régionales. Autre coup dur, Israël a épuisé son stock d’intercepteurs à hauteur d’un milliard de dollars, ce qui rend l’entité génocidaire vulnérable et sans défense», souligne Oummé Sakina Auckburaully.

 

Selon elle, stratégiquement, l’équation dans la région a changé. «Aujourd’hui l’Iran, en mode de défense proactive, s’engage directement dans des frappes contre Israël avec les membres de l’axe de la résistance, sans pour autant causer une guerre régionale. En ce qui concerne la riposte israélienne, elle est faible. Bien que des agents internes aient pu mener une opération à l’aide de trois quadricoptères, ils n’ont pas réussi à atteindre leur cible avant d’être abattus par les forces iraniennes. Ce cycle d’escalade s’est terminé avec l’Iran qui a réussi à établir une force de dissuasion, comme l’ont déjà démontré les représailles d’Israël. Le président américain Joe Biden, quant à lui, comprend les enjeux posés par une autre escalade, surtout en pleine année électorale. C’est pourquoi il a dit à Netanyahu qu’il ne soutiendrait aucune contre-attaque israélienne. Une contre-attaque pourrait avoir des conséquences graves au niveau de la sécurité et de la stabilité de l’économie mondiale», précise Oummé Sakina Auckburaully, en commentant la chaude actualité entre l’Iran et Israël qui est au coeur de toutes les attentions.

 

En attendant, la situation à Gaza ne s’améliore pas. Ce mercredi 24 avril, Israël a affirmé avoir lancé une «action offensive» sur le sud du Liban et a aussi affirmé avancer, à Gaza, dans ses préparatifs pour une opération terrestre sur Rafah, cela malgré les mises en garde de la communauté internationale. Alors que l’opération militaire israélienne à Gaza vient de franchir le cap des 200 jours, le Sénat américain vient également d’autoriser une aide militaire colossale à Israël. Pour Israël Katz, chef de la diplomatie israélienne, qui s’est exprimé sur X, cette aide à Israël «est un gage clair de la force de notre alliance et elle envoie un message fort à tous nos ennemis...»

 

Une triste actualité qui continue, hélas, de faire couler beaucoup d’encre...