• Adi Teelock : «Dans 30 ans, nous allons perdre environ 15 % des plages»
  • Comment garder la forme en été
  • Judo News : La bande à Baptiste Leroy au Sénégal
  • Wendi Madré ou les doigts de fée d’une créatrice
  • Shad, un an et demi, hospitalisé suite à une chute dans les escaliers | Ses parents : «Nous voulons des réponses…»
  • Anishta Seesurrun : au nom de ma sœur Kerina
  • Il est admis à l’hôpital de Candos depuis 16 mois : Le long calvaire du petit Shishaan à l’unité des grands brûlés
  • Metro Express : sur les rails du mécontentement
  • Et si on était Vincent Duvergé…
  • «Busy B» à Flacq : L’appel de l’Est de Béatrice Bijoux Bellepeau

Sap dan karay tom dan dife…

Les envoie-t-on au paradis ou en enfer ? Ces pauvres enfants viennent de familles tellement dysfonctionnelles que les autorités sont obligées de les retirer de là, à court ou à long terme, pour les placer dans un endroit où, normalement, ils peuvent vivre entourés d’amour, de compassion, de paix. Un endroit où ils sont encadrés par des personnes de confiance qui ont à cœur leur bonheur. Un endroit qui leur permet de guérir des maux subis au sein de leur propre famille. Un endroit qui leur apporte tout ce qu’il faut pour qu’ils puissent devenir des adultes équilibrés et autonomes.

 

Mais voilà qu’ils atterrissent, pour certains, dans un lieu soi-disant désigné pour leur bien-être mais qui devient, en fait, leur cauchemar quotidien. C’est ce qu’on appelle, hélas, sap dan karay tom dan dife ! Ils sont bien à plaindre ces gosses placés dans des shelters dysfonctionnels comme l’était auparavant leur foyer. Où ils sont maltraités, rabaissés, humiliés, voire agressés. Comme tend à le démontrer la fermeture de deux abris pour enfants gérés par la Vedic Social Organisation.

 

Si rien n’est avéré pour l’instant, le ministère du Développement de l’enfant a tout de même jugé bon de faire fermer ces shelters et de transférer les pensionnaires après une série d’allégations contre la directrice Jeeanmotee Guness et certains employés. Ce que nie formellement la directrice en question. Les enquêtes en cours diront si tout cela est vrai ou pas mais la chose semble être prise très au sérieux par les autorités. On se demande tout de même pourquoi ces abris étaient encore opérationnels alors que certaines allégations remontent à plusieurs années et qu’ils avaient été très critiqués dans le rapport Vellien en 2015 suite à un Fact-Finding Committee !

 

Finalement, les coupables ne se trouvent-ils pas aussi du côté des autorités ? Car au-delà des shelters et de leurs gérants, il y a surtout le ministère du Développement de l’enfant qui doit veiller à ce que des enfants déjà tellement fragilisés par leur réalité familiale puissent bénéficier de protection et de sécurité, au niveau affectif, physique, psychologique ou matériel.

 

C’est au ministère de s’assurer que les endroits où sont envoyés les enfants en souffrance soient des havres de paix où ils peuvent vivre et grandir en toute confiance. Que ce sont des personnes qui ont vraiment à cœur le bien-être de ces jeunes qui s’en occupent avec tout l’amour voulu. Et non pas celles attirées par l’appât du gain ou autre chose.

 

Une enquête approfondie n’est-elle pas nécessaire avant de donner la permission à quelqu’un d’ouvrir un shelter ? Des visites surprises ne devraient-elles pas être la norme pour s’assurer que les enfants sont en sécurité ? Des évaluations continuelles ne devraient-elles pas se faire pour garantir que les petits soient bien pris en charge ? Bref, il y a certainement bien des paramètres à établir pour s’assurer que nos enfants, surtout les plus fragiles, soient entre de bonnes mains. Car leur intérêt doit prévaloir sur tout.