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Je n’ai pas d’orgasme (3e partie)

Pour favoriser l’atteinte de l’orgasme, la femme doit sortir de sa tête et apprendre à être en contact avec son corps et son ressenti. Elle doit s’approprier son corps et le plaisir qu’elle peut en retirer. Les exercices de Kegel font partie des moyens qui permettent d’atteindre cet objectif parce qu’ils favorisent une meilleure conscience corporelle. Faire cet exercice permet à la femme de prendre contact avec la région des ses organes génitaux et des sensations (vaginales et même clitoridiennes) qui peuvent découler du fait de contracter et relâcher les muscles qui entourent le vagin. Elle devient alors plus consciente du rôle actif qu’elle peut jouer pour aller chercher son plaisir lors d’une relation sexuelle. Et puisque le déclenchement de l’orgasme se produit via le relâchement des tensions sexuelles, le fait d’avoir une meilleure musculature vaginale peut aider les femmes à obtenir des orgasmes plus puissants ou bien à obtenir leurs premiers orgasmes, notamment si leurs musculature vaginale était plutôt relâchée.

 

L’objectif principal des exercices de Kegel est de renforcer la musculature vaginale en entraînant le muscle pubo-coccygien. La première étape consiste à identifier où il se situe. Une façon simple d’y arriver est de le faire en allant uriner. Il s’agit de faire stopper le jet d’urine lors de la miction. Les muscles utilisés pour y arriver sont ceux qu’il faut justement entraîner. Une fois que c’est fait, la femme peut commencer à faire les exercices de Kegel, mais pas en allant uriner. Il s’agit de contracter puis relâcher le muscle pubo-coccygien une dizaine de fois, trois fois par jour. Cela peut se faire à peu près n’importe quand dans la journée de manière rapide et discrète. Au début, il est possible d’avoir de la difficulté à distinguer la contraction du relâchement, c’est un signe que votre muscle était trop relâché ou au contraire, trop rigide et tendu. Votre muscle doit devenir souple. Il est également normal qu’au début vous contractiez d’autres muscles en même temps (ex : fesses). Mais avec l’expérience, l’endroit à entraîner se précisera et vous sentirez le renforcement de votre muscle. Si tout va bien après une semaine d’entraînement, la semaine suivante vous pouvez refaire ces mêmes exercices mais en maintenant la contraction pendant 3 secondes avant de relâcher. Poursuivez ces objectifs pendant au moins 6 semaines et refaites-les tout au long de votre vie au besoin. Ces exercices servent également à prévenir l’incontinence urinaire.  

 

Nous avons vu la semaine dernière l’importance de te créer un espace pour toi et pour ton plaisir en vue de faire l’apprentissage de l’orgasme à travers des expériences d’autostimulation. Tu peux y intégrer les exercices de Kegel, avant de commencer à te caresser. Lorsque tu te sentiras prête à te caresser, vise au départ une exploration des sensations et non pas à être absolument excitée sexuellement. Vas-y à ton rythme pour explorer les différentes zones de tes organes génitaux sans te mettre de pression ou d’exigences de performance sexuelle. Sois juste à l’écoute de ce qui se passe dans ton corps. Explore différents types de toucher, de mouvement, de rythme et ce, dans différentes zones. Tu peux te stimuler les seins et les mamelons, l’intérieur des cuisses, le Mont de Vénus, les grandes et les petites lèvres. Prend le temps de bien explorer la région clitoridienne avec différents types de stimulation pour identifier les différents effets que te procurent les touchers. L’utilisation d’un lubrifiant soluble à l’eau rendra la stimulation manuelle plus agréable. Le gland du clitoris étant très sensible, une stimulation directe prolongée peut devenir irritante ou désagréable. C’est pourquoi certaines femmes préfèrent ne pas se stimuler directement le clitoris. Expérimente des stimulations circulaires, de haut en bas, différentes pressions et sois à l’écoute de ce que cela te procure comme sensation. Essaie aussi une stimulation à un rythme régulier et expérimente des variations dans le rythme des caresses. Une autre chose que tu peux introduire au fil de tes expériences, est d’accompagner une stimulation vaginale (simultanément ou non) à la stimulation clitoridienne. Il y a aussi de nombreuses zones vaginales à explorer avec tes doigts. Sois attentive aux différences de sensations selon les zones et n’hésite pas à augmenter la pression à l’entrée vaginale qui est plus sensible.

 

Graduellement, tu te laisseras aller aux sensations qui rehaussent ton excitation sexuelle sur le chemin de la quête de l’orgasme. Pour y arriver, reste centrée sur tout ce qui alimente ton excitation sexuelle. Il s’agit principalement de rester concentrée sur tes sensations corporelles et que tes pensées soient de nature excitante. Il est également essentiel d’être dans un état de détente. Si à un moment ou à un autre, tu te sens tendue ou stressée, fais des respirations profondes pour t’aider à te détendre. Il est possible que cet état soit relié au fait que tu t’es mise à avoir des pensées génératrices d’anxiété de performance. Des pensées telles que : je n’y arriverai pas, je suis nulle, je suis anormale, je suis bloquée, etc. ne sont pas des pensées excitantes. Ces pensées t’éloignent de ton but et viennent interférer sur ton excitation sexuelle qui diminue. Il est normal qu’au début tu sois portée à faire une sorte de course à l’orgasme, qui fait partie des causes de tes difficultés. Observe-toi et lorsque tu te rends compte que tu es en train d’être une spectatrice de tes réactions en n’ayant en tête que l’atteinte de l’orgasme, stoppe tes pensées. Tu vises à t’abandonner et non pas à t’analyser dans ta capacité de ressentir quelque chose. Recentre-toi alors sur tes sensations et des fantasmes excitants. Ne t’acharne pas. Il vaut mieux mettre un terme à ta session et reprendre cela une autre fois. N’oublie pas qu’il s’agit d’un apprentissage et qu’il te faut t’accueillir dans ton rythme.

 

Pour ce qui est de ta capacité à t’abandonner sexuellement avec un partenaire, tu seras peut-être plus en mesure d’y arriver après l’avoir vécu en solitaire, mais pas nécessairement. Lorsque tu auras à nouveau un partenaire, mets en pratique les mêmes choses qu’au cours de tes masturbations pour rester centrée sur ton excitation et sortir de ta tête. L’orgasme arrivera quand tu te sentiras suffisamment en confiance avec ton partenaire pour te laisser aller totalement.