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Le stress : une bombe à retardement pour l’organisme (1ère partie)

Le stress fait partie de la vie de tout un chacun, mais il n’est toutefois pas toujours facile de le reconnaître dans notre quotidien. Et les réactions au stress diffèrent d’une personne à l’autre. Le Dr Sunil Gunness, chirurgien cardiaque et président de la Heart Foundation (Mauritius), nous parle de ce mal du siècle et comment il impacte notre cœur.

Souffle coupé, cœur qui bat plus vite, pression artérielle qui augmente… Bien que le stress se passe d’abord au niveau mental, il a des effets considérables sur le corps. Et un stress chronique ou trop intense peut avoir des effets sur le bon fonctionnement du cœur. «Le stress, c'est la réaction de notre corps à une agression qui peut être de nature chimique, physique ou émotionnelle. Et le corps réagit en déclenchant ce qu’on appelle un système nerveux autonome qui enclenchera par la suite les systèmes sympathique et parasympathique. Le système sympathique augmente la tension artérielle, tandis que le système parasympathique la réduit. Ces deux systèmes collaborent pour veiller à ce que le corps réagisse de façon appropriée aux différentes situations de stress, surtout s'agissant de stress de courte durée», souligne le Dr Sunil Gunness, chirurgien cardiaque.

 

Cependant, souligne-t-il, la vie effrénée qu'on mène aujourd’hui a pour résultat qu'on est tous stressés en permanence. «Les systèmes sympathique et parasympathique sont, eux aussi, sens dessus dessous avec ce mode vie. Car, dans un mode de vie normal, le système sympathique représente 20 % et le parasympathique 80 %, ce qui promeut le healing ou le relaxation effect. Mais nous avons noté que chez les personnes qui sont toujours dans le rush, c'est le système sympathique qui domine. Et c’est lié aux mauvaises habitudes que nous avons prises, comme aller se coucher tout en ressassant les pensées négatives, être nerveux, irritable, stressé, entre autres, et cela fait que petit à petit le système sympathique prend le dessus.»

 

Et comment cela impacte-t-il notre santé ? «Le corps n’est pas préparé pour ce mode de fonctionnement. Donc, quand on est stressé, le système sympathique met à l’épreuve les glandes surrénales qui se situent au-dessus des reins et leur font secréter le cortisol et l’adrénaline. Dans un moment de stress simple, les glandes surrénales réagissent et nous permettent soit de fight, soit de fight back. Un stress doit faire réagir ou trouver une solution. Mais le fight back, c’est dangereux, car c’est le stress chronique.»

 

Stress chronique

 

Qui dit stress chronique dit donc hausse du cortisol et de l’adrénaline dans le corps. «C’est là que les dégâts commencent. L’excès de cortisol influe sur le sommeil. Par exemple, entre 2 et 3 heures du matin, le taux de cortisol dans notre corps est en baisse et nous pouvons faire un infarctus. Donc, une personne avec un stress chronique qui continue d'agir sur son subconscient malgré le fait qu’elle soit endormie se réveillera aux petites heures avec un niveau de cortisol en hausse. Elle sera agitée, fatiguée et dans l’incapacité de se rendormir. Il y a une inversion du système de sommeil et du cortisol. Et si vous ne renversez pas cette tendance au moment de votre réveil, vous êtes déjà fatigué», fait ressortir le le Dr Sunil Gunness.

 

Avec le stress, le battement du cœur va aussi s’accélérer, vous aurez des palpitations, une hausse de la tension artérielle, une sensation que votre cœur va lâcher, entre autres. «Le cortisol et l'adrénaline d'une personne stressée en permanence exerceront toujours une tension sur son cœur. Et qui dit tension au niveau du cœur dit obstruction des artères, entraînant un infarctus du myocarde. Voilà comment le stress peut causer les maladies coronaires.»

 

Autre conséquence du stress : l’inflammation. «Le cortisol de base est anti-inflammatoire, mais à force d’être en surproduction à cause du stress, le corps devient résistant à cela. Et c’est là que vous aurez des douleurs musculaires et articulaires ou même du rhumatisme. Mais le système immunitaire est aussi mis à rude épreuve avec le stress. Car le cortisol en surproduction le supprime, d’où le fait d’être plus enclin à des infections en tout genre», explique le chirugien cardiaque.

 

Il ajoute que le stress affecte aussi la mémoire, plus précisément l’organe dit hippocampe. «On remarque alors que la personne concernée à des brain fogs ou pertes de mémoire. Ce dysfonctionnement pousse à se focaliser davantage sur la source de stress. Et un excès de stress en permanence peut aboutir à la longue à l’Alzheimer, en sus des maladies cardiovasculaires, rhumatismes, cancers ou infections à répétition.»

 

La semaine prochaine, le Dr Sunil Gunness nous expliquera comment prévenir et traiter le stress chronique et ses conséquences sur la santé.