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Infections respiratoires aiguës : à ne pas banaliser

Les enfants font partie des personnes à risque.

Une hausse dans les cas d’infections respiratoires aiguës a été recensée à Maurice ces dernières semaines. Et l'importance de celles-ci ne peut être banalisée, car non prises en charge, elles peuvent être dangereuses. Le Dr Fazil Khodabocus, Regional Public Health Superintendent au ministère de la Santé, nous éclaire sur les infections respiratoires aigües et comment agir en conséquence.

5106. C’est le nombre de cas d’infections respiratoires aiguës enregistrées du 3 au 9 juillet, contre 4965 cas pour la semaine du 26 juin au 2 juillet. C’est ce qu’indique le Dr Fazil Khodabocus, Regional Public Health Superintendent au ministère de la Santé. Il avance surtout que cette hausse serait principalement liée au climat actuel. «La baisse de température par rapport à la saison hivernale cause cette hausse dans le nombre de cas d’infections respiratoires aiguës. Ceci parce que l’air froid et sec facilite la circulation du virus. Aussi, comme en hiver, nous avons tendance à plus nous emmitoufler ou à nous enfermer par rapport au froid, le virus se transmet plus facilement», fait ressortir notre interlocuteur.

 

Il conseille ainsi le port du masque si vous êtes dans un lieu fermé, en présence d’autres personnes ou dans des lieux publics. «Nous avons la grippe et la Covid-19 qui sont en circulation en ce moment et le port du masque permet de limiter la propagation. Il faut aussi se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon. Car les deux se transmettent essentiellement par l’inhalation de gouttelettes ou particules contaminées en suspension dans l’air. D’où l’importance d’aérer les pièces de sa maison.»

 

Le Regional Public Health Superintendent avance qu’il est crucial de repérer les symptômes lors d’une infection respiratoire aiguë, surtout chez les personnes qui sont les plus à risque, à l’instar des enfants, des gens âgés, des femmes enceintes ou encore ceux souffrant de maladies chroniques. «La grippe est souvent accompagnée de fièvre, de toux, de maux de gorge, de courbatures, entre autres. Certaines personnes dont le système immunitaire est plus délicat développent aussi des bronchites, des otites, des pneumonies», souligne-t-il.

 

Le Dr Fazil Khodabocus, insiste donc sur le fait qu’il ne faut pas banaliser la grippe et consulter un médecin si les symptômes persistent. «Il faut se dire que le climat actuel est propice à la propagation du virus et comme la Covid-19 aussi est présente, le mieux est d’avoir l’avis d’un professionnel de santé afin de recevoir le bon diagnostic et la bonne prise en charge. Outre le suivi médical, il est conseillé de boire beaucoup d’eau, de manger des fruits et légumes, et de respecter une bonne nuit de sommeil d’environ 7 à 8 heures afin de booster son organisme et son système immunitaire pour être en forme.»

 

Le Regional Public Health Superintendent conclut en donnant un ultime conseil : «Le vaccin antigrippe reste quand même le meilleur moyen de prévention et à Maurice, nous avons la chance que le vaccin soit accessible pour tous dès l’âge de six mois. Si vous voulez vous faire vacciner contre la grippe, dirigez-vous allez dans un des cinq hôpitaux de l’île, du lundi au vendredi, de 9 heures à 15 heures ou les samedis, de 9 heures à 11 heures pour l’inoculation.»