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Un jeune de 26 ans entre la vie et la mort après une agression | Son frère : «Nous pensons qu’il a été victime d’un règlement de comptes»

L'état de santé de la victime n'a cessé de se déteriorer depuis son agression.

Son agression remonte au mercredi 9 septembre. Mais bien qu’il ait été autorisé à sortir de l’hôpital deux jours plus tard, l’état de santé de Gavin* n’a cessé de se détériorer. Le mardi 15 septembre, il a à nouveau été conduit à l’hôpital et a été admis au département des soins intensifs. Il est actuellement entre la vie et la mort. Une arrestation a eu lieu dans le cadre de cette affaire qui, selon son frère Yanish*, serait un règlement de comptes. Il témoigne.

Ils sont rongés par l’angoisse et l’inquiétude. Depuis plusieurs jours, c’est dans cet état d’esprit que se trouvent les proches de Gavin*. Le mardi 15 septembre, cet habitant de Bel-Air, âgé de 26 ans, s’est rendu à l’hôpital de Flacq parce qu’il ne se sentait pas bien, avant de sombrer dans le coma. Il avait été agressé quelques jours plus tôt par quatre individus, notamment l’un de ses amis, pour des raisons que son entourage tente encore de déterminer. D’après Yanish*, son frère aîné, il aurait été victime d’un règlement de comptes.

 

Les faits remontent au mercredi 9 septembre. Ce jour-là, Gavin avait quitté son domicile dans l’après-midi en s’imaginant qu’il allait passer un bon moment chez son ami et ancien collègue à Mon-Goût. «Premie fwa li ti pe al kot li. Vers 17 heures, il a pris ses affaires et a quitté la maison pour s’y rendre. Li ti sonn mwa inpe pli tar pou fer mwa kone linn bien arive», se souvient Yanish. Mais le lendemain matin, un appel téléphonique est venu intriguer les proches du jeune homme. «Un policier nous a contactés pour nous dire que mon frère avait été retrouvé avec plusieurs blessures à Pamplemousses et qu’il allait le conduire à l’hôpital. Mo ti panse linn gagn enn ti diskision et ki so leta pa tro grav.» D’autant qu’aucun médecin ne les a rappelés par la suite pour leur donner de ses nouvelles.

 

Ce n’est que le vendredi 11 septembre que Yanish a finalement eu des nouvelles de son frère. «J’avais essayé de le joindre sur son cellulaire, en vain. Lorsqu’il m’a rappelé vendredi, il m’a raconté qu’il avait été admis après avoir été tabassé et m’a demandé de lui apporter des vêtements. Quand je me suis rendu à l’hôpital, j’ai vu la gravité de ses blessures.» Gavin avait les yeux tuméfiés, le visage boursouflé et des bleus sur diverses parties du corps. «Il n’arrivait pas à bouger les jambes. Il avait l’air paralysé et ne pouvait même pas marcher», relate Yanish. Bien que son état de santé était encore préoccupant, il a été autorisé à sortir le lendemain et a été ramené chez lui, dans l’après-midi, par une ambulance. «Nous avons dû l’aider à prendre les escaliers pour accéder à sa chambre puisque nous vivons au premier étage. Depuis, il est resté cloué au lit. Il ne pouvait même pas s’habiller ou bouger pour aller faire ses besoins. Nous nous demandons encore comment les médecins ont pu l’autoriser à rentrer avec uniquement des antibiotiques et du paracétamol.»

 

Dialyse

 

Plus le temps passait, plus l’état de santé de Gavin se détériorait. «Il avait du mal à respirer et souffrait atrocement. Nous insistions pour qu’il aille voir un médecin à nouveau mais il refusait.» Aux petites heures du matin, le mardi 15 septembre, Gavin a fini par craquer, ne pouvant plus supporter les douleurs. Ainsi, son frère a alerté le Samu et il a été conduit à l’hôpital de Flacq. «Il a dû effectuer des examens à nouveau et l’établissement a mis des pansements sur les blessures que les médecins de l’hôpital du Nord n’avaient pas traitées.» D’abord admis en salle, le jeune homme a ensuite dû être transféré au département des soins intensifs et placé sous respiration artificielle parce qu’il avait de plus en plus de mal à respirer correctement. La violente agression dont il a été victime ayant engendré une «kidney failure», il a également dû être soumis à des séances
de dialyse.

 

Depuis, explique Yanish, l’état de santé du jeune homme est toujours aussi préoccupant. «Il est actuellement entre la vie et la mort. Les médecins nous ont expliqué que sa condition ne changeait pas pour l’heure ; il nous faut donc attendre pour savoir s’il s’en sortira», lâche-t-il, inquiet. Le 15 septembre, ses proches ont consigné une plainte au poste de police et ont relaté les faits aux enquêteurs. Celle-ci a conduit à l’arrestation de son «ami», un dénommé Choona Ramjuttun. Il a comparu en cour et a été placé en détention. Ses complices sont recherchés. Un témoin de l’agression a également livré sa version des faits aux enquêteurs.  «D’après moi, Gavin n’a pas été victime d’un vol. Son argent a, certes, disparu mais il avait toujours son cellulaire avec lui. Je pense qu’il a été victime d’un règlement de comptes. L’individu qui l’a agressé est un proche de son ancien supérieur, avec qui il a eu des différends dans le passé. Ce dernier l’avait déjà menacé de l’agresser parce que Gavin n’était pas d’accord avec le système de paiement.» Une enquête a été initiée.

 

(*prénoms modifiés)