• Iran-Israël : ces attaques au coeur de toutes les attentions
  • Exercices physiques : les moteurs du bon fonctionnement de notre organisme
  • Stress, grossesse et santé mentale : parlons de l’anxiété prénatale
  • Hippisme – Saison 2024 : entre doute et désintéressement
  • Inner Wheel Clubs : prendre soin de notre terre, un engagement écologique et citoyen
  • Eau secours ! : conseils de citoyens engagés pour mieux gérer les inondations
  • Underground Rock Festival : The Hill is Burning, l’atout métal réunionnais
  • Tatiana Toulet et Laura Rae : les rallyes automobiles pour passion
  • Do Aur Do Pyaar : je t’aime moi non plus
  • Une chanteuse et … Zendaya

Roshi Bhadain et Xavier-Luc Duval : Alliés pour une île Maurice «meilleure»

Ils se tiendront désormais côte à côte. Leur objectif est commun : mener une action unie contre le gouvernement et «travailler pour changer Maurice en une île meilleure». Xavier-Luc Duval l’avait invité à rejoindre les rangs de l’opposition, Roshi Bhadain a finalement accepté sa proposition. 

 

Alors que l’ancien ministre de la Bonne gouvernance tenait le congrès de lancement de son nouveau parti politique à Beau-Bassin le vendredi 3 février, la présence du leader de l’opposition n’y est pas passée inaperçue. Xavier-Luc Duval n’a pas manqué de faire l’éloge de son nouvel allié, le félicitant d’avoir quitté le gouvernement et d’avoir accepté de renoncer aux privilèges du poste de ministre. Une décision qu’il a qualifiée de «courageuse» et qui vient au moment où les députés inspirent de moins en moins confiance aux Mauriciens. 

 

Dans une conférence de presse qui avait eu lieu plus tôt, le leader du PMSD est revenu sur la passation de pouvoir entre sir Anerood Jugnauth et Pravind Jugnauth. La marche pacifique du 27 janvier dans les rues de Port-Louis, afin de dénoncer ce qu’ils appellent le «deal papa-piti», a réuni, selon lui, entre 4 000 et 5 000 personnes venues réclamer la démission de SAJ. «Il y a un flou concernant le rôle du ministre mentor. Il n’y a jamais eu ce poste ici. Pour la transparence, il faut que le ministre ‘‘baby-sitter’’ vienne dire quel est son rôle», a déclaré Xavier-Luc Duval. Avant d’annoncer que le PMSD logera prochainement une plainte en Cour dans ce sens. Il a également annoncé une rencontre avec Pravind Jugnauth demain. Un rendez-vous conventionnel entre un Premier ministre et un leader de l’opposition afin de discuter des nominations à venir. 

 

Pour le moment, leur action se concrétisera à l’Assemblée nationale. À la prochaine rentrée parlementaire, Roshi Bhadain s’installera sur le frontbench de l’opposition. «Je serai à côté de Xavier-Luc Duval au Parlement et ensemble, nous allons dénoncer toutes les magouilles du gouvernement. J’aurai droit à 15 minutes lors de la Private Notice Questionpour dénoncer cette mafia qui veut écraser le pays.» Xavier-Luc Duval, lui, ambitionne de rallier Paul Bérenger, leader du MMM, et Shakeel Mohamed, chef de file du Parti travailliste, à leur cause.

 

S’adressant à l’audience venue l’écouter lors de son premier congrès, Roshi Bhadain n’y est pas allé de main morte avec ses anciens collaborateurs et Joe Lesjongard qui a décidé de rejoindre le MSM. «Nous devons regarder vers l’avenir et nettoyer ce pays de toute cette malpropreté. Ce pays a besoin de changement.» L’ancien ministre est longuement revenu sur les raisons qui l’ont poussé à faire bande à part et a une nouvelle fois dénoncé la manière dont le nouveau cabinet a été constitué. Se dédouanant de toute responsabilité dans l’affaire BAI, il est venu affirmer, une fois de plus, que c’était «la décision de Vishnu Lutchmeenaraidoo» et que c’est lui, aidé des syndicalistes, qui a «sauvegardé 93 % des emplois»

 

Désormais, Roshi Bhadain concentre tous ses efforts vers un seul but : «Mettre fin à un système politique archaïque.» Convaincu que ce sont les jeunes qui sauveront ce pays, il compte mettre dix équipes sur pied. Chacune se chargera d’un dossier et sillonnera le pays pour aller à la rencontre des Mauriciens. Pour lui, il n’y a pas de doute, le Reform Party provoquera les élections anticipées en 2018.