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Rentrée parlementaire : et c’est reparti... pour le show !

Naveena Ramyad, Chief Whip du gouvernement, et Patrice Armance, Whip de l’opposition, parlent du mood dans leur camp respectif.

«On est dans un fighting spirit», lâche Naveena Ramyad, Chief Whip du gouvernement, en évoquant le retour des parlementaires cette semaine dans l’hémicycle... «Comme d’habitude, les députés de l’opposition vont faire leur travail sans peur», souligne, pour sa part, Patrice Armance, Whip de l’opposition, par rapport à cette même actualité. À J-1, petite prise de température dans les deux camps...

Que nous réservent nos politiques pour cette nouvelle saison parlementaire ? Ce mardi 18 octobre, après trois mois, l’Assemblée nationale reprend ses droits et l’hémicycle risque d’être très animé avec les shows souvent très explosifs auxquels nos ministres et autres députés nous ont habitués. À l’agenda : le Mauritius Food Standards Agency Bill et des questions par rapport à l’actualité de ces derniers temps.

 

En tout cas, les deux camps disent être sur le pied de guerre. D’un côté, au sein de la majorité, le mot d’ordre est de continuer le travail qui a commencé et de faire avancer les choses au niveau des projets de loi, entre autres. De l’autre, dans l’opposition, qui se présente comme la voix de la population à l’Assemblée nationale, ce sont les sujets brûlants d’actualité qui sont au coeur des préoccupations. Entre les questions, les interpellations, les réponses qui ne convainquent pas toujours et l'affaire Kistnen, ça risque de barder de tous les côtés.

 

Pour annoncer la couleur, l’opposition est venue de l’avant, au cours de la semaine écoulée, avec un rapport sur le nombre de questions au Parlement qui sont demeurées sans réponses. Du 29 mars au 26 juillet, il y a eu 1 001 questions parlementaires et seulement 333 ont obtenu une réponse, alors que plusieurs autres ont été retirées. 281 questions sont ainsi restées sans réponses. Selon le document, le Premier ministre Pravind Jugnauth n'a pas répondu à 103 questions et le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, n’a pas répondu à 40 questions.

 

Quoi qu’il en soit, pour cette rentrée, l’opposition ne compte pas lâcher prise. «Le Parlement a siégé de mars à juillet. Et à ce jour, il y a des centaines de questions qui n’ont pas obtenu de réponses. Quand un ministre n’a pas l’occasion, l’opportunité, de répondre à une question au sein du Parlement, il est duty bound de soumettre la réponse en écrit au Parlement. Alors, il faut bien comprendre que le jour où il y a une question adressée à un ministre, ce dernier arrive au Parlement muni de sa réponse. Si de juillet à octobre, toutes ces questions sont restées sans réponses, ça implique qu’il y a un souci de transparence. Ça implique qu’il y a un problème démocratique parce que nous, les députés, avons posé des questions par rapport à nos mandants ainsi qu’au niveau national et on attend des réponses, des informations», nous confie Patrice Armance, Whip de l’opposition, qui appelle à plus de transparence au Parlement. «On veut que les réponses soient toutes “tabled” au sein du Parlement. L’absence de réponses est un manque de respect par rapport au travail que nous, députés, faisons. C’est aussi un manque de respect envers nos mandants et toute la population qui veut des réponses, des éclaircissements et des informations par rapport aux questions qu’on a posées. Que ce soit le Premier ministre ou le ministre des Finances, entre autres, tous sont concernés. Il faut qu’ils comprennent qu’il faut plus de transparence par rapport aux questions.»

 

Les membres de l’opposition parlementaire sont, selon Patrice Armance, gonflés à bloc pour cette rentrée. «On est fit for duty. On a des questions d’ordre national et par rapport à l’actualité également. Il y a beaucoup de questions concernant le coût de la vie, l’importation des denrées alimentaires, les vaccins ou encore les Rs 2 pour l’essence, entre autres. On est tous très motivés pour retrouver le chemin du Parlement. On s’attend à des sessions fructueuses, qu’il y ait beaucoup plus de transparence, moins d’hostilité, que le Speaker soit impartial et qu’il soit vraiment le gardien du temple de la démocratie. Comme d’habitude, les députés de l’opposition vont faire leur travail sans peur. On n’est pas là pour faire des cadeaux à qui que ce soit. On va assumer nos responsabilités en tant qu’élus, représentants de nos mandants et représentants du peuple», souligne le Whip de l’opposition.

 

Bien évidemment, au Parlement, les combats passent avant tout par les questions. Et Naveena Ramyad, Chief Whip du gouvernement, assure que dans le camp de la majorité, l’équipe est fin prête. «On est dans un fighting spirit. On attend cette rentrée de pied ferme et on est prêts pour tout parce qu’on n’a rien à cacher», précise Naveena Ramyad, qui espère que les débats se dérouleront dans de bonnes conditions. «Je dis toujours que le Parlement est le temple de la démocratie. Il y a des standing orders qui le régissent. On peut aimer ou ne pas aimer les standing orders, on peut demander à les changer ou à ne pas les changer, mais ce qui est important, c’est que ce qui est établi doit être respecté. Comme on dit, charity begins at home, et les parlementaires doivent respecter les règlements bon gré mal gré. Si on respecte les règlements, il n’y aura pas de désordre. Le décorum du Parlement et l’élégance vont primer.»

 

Selon la Chief Whip du gouvernement, tout se passe bien au sein de sa troupe. «Je peux vous dire que l’entente est bonne au sein de la majorité. Ça a toujours été le cas. Nous sommes très soudés. Nous travaillons comme une équipe, nous réfléchissons comme une équipe. Nous avons un leader qui nous mène à bon port, donc nous sommes tous très unis dans le travail et dans les réflexions», précise-t-elle. Et qu’en est-il des rumeurs de remaniement ministériel qui planent ? «À chaque rentrée parlementaire, c’est la même chose qui revient, on entend qu’il y aura un remaniement ministériel. C’est la prérogative du Leader of the House. C’est à lui de répondre à ça», conclut Naveena Ramyad, fin prête pour cette nouvelle saison parlementaire.

 

Mais il n’y a pas à en douter, cette rentrée promet de faire, comme toujours... des étincelles.