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Regard d’observateurs sur une nouvelle action du peuple mauricien

Avec leurs yeux avisés, ils regardent et analysent. Plusieurs observateurs de la société mauricienne nous livrent leur analyse de cet événement du 12 septembre.

Olivier Précieux, enseignant et détenteur d’une licence en sciences sociales : «Une foule puissante de minorités et une jeunesse déterminée»

 

«Il y a deux éléments que j’aimerais souligner avec cette marche. Tout d’abord, j’ai vu, en scannant la foule, qu’il y a pas mal de personnes venant de communautés dites “minoritaires” dans le pays, et cela en lui-même dit beaucoup. Au fond, je pense que beaucoup de slogans aujourd’hui ne touchent pas la population mauricienne dans son ensemble. La deuxième chose est la relative jeunesse de la foule, même si on trouve aussi pas mal de moins jeunes, ne vous méprenez pas. Ça en dit aussi long sur notre société, avec des jeunes déterminés par une envie de revoir tout un système, une nouvelle vague.»

 

Bhawna Antaram, enseignante et chroniqueuse : «Une très belle continuité»

 

«J’ai été contente de voir qu’il y avait une sacrée bonne foule le samedi 12 septembre, avec toujours cette même énergie du mauricianisme. Je pense que cela nous conforte dans l’idée que oui, nous pouvons être un vrai peuple mauricien. C’est en tout cas une belle continuité de la marche du 29 août, en attendant une nouvelle marche pour que le peuple s’exprime encore, tout en étant uni comme de vrais Mauriciens.»   

 

Khalil Elahee, Lecturer à l’Université : «Un grand jour encore pour notre démocratie»

 

«Il faut se féliciter de l’ordre qui a prévalu. C’est un grand jour encore pour notre démocratie. Alors que le reste du monde souffre de la Covid-19, je ne pense pas qu’un tel rassemblement soit possible ailleurs en toute sécurité. Mais même s’il y avait des Mauriciens de toutes les communautés et couches de la société, la foule n’était pas représentative de la population selon moi. Il faut éviter une scission de la population. Cela ne signifie nullement que le pouvoir doit tourner le dos à la rue, se renfermer sur lui-même avec arrogance. Il est temps que le gouvernement prône une ouverture et ne se contente pas du soutien d’un noyau de personnes qui lui sont proches. L’heure est à la consolidation de l’unité nationale, de la méritocratie et de la construction d’une autre République.»