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Éducation tertiaire gratuite : le «cadeau» de Pravind Jugnauth commenté

Un bonom nwel après l’heure ? Le Premier ministre a profité de ses vœux rituels du 1er janvier pour offrir un cadeau aux Mauriciens : à partir d’août 2019, l’éducation tertiaire sera gratuite dans les établissements publics. Pour en savoir plus (concernant, entre autres, le paiement des frais administratifs ou pas), il faudra patienter encore un peu. Tous les détails, c’est pour plus tard. Ce qu’il faut retenir pour l’instant, c’est que cette mesure concerne un diploma ou un degré, à plein temps ou à temps partiel. Depuis, sur les réseaux sociaux et ailleurs, tous ne sont pas emballés (comme les cadeaux), même si certains estiment que c’est «awesome», comme Namrata Teeluckdharry.

 

L’annonce faite par Pravind Jugnauth a trouvé un écho différent en Steeven Couronne. Le jeune homme, qui a galéré pour financer ses études, trouve que c’est une «bonne chose», bien sûr. Mais, il y a un «mais». Pour payer ses années à l’université de Technologie, il a fait appel à Caritas, à une entreprise privée et a enchaîné les petits boulots pour s’en sortir. «À l’époque, si j’avais eu la chance de ne pas payer mes études, li ti pou inpe tro fasil», confie-t-il, avec le recul. Les obstacles sur son chemin l’ont forgé et lui ont appris des valeurs importantes : «J’ai appris à me débrouiller, à me dépasser, à ne pas baisser les bras. J’ai aussi appris la valeur de l’argent. Et ce challenge, ce besoin de trase m’a motivé à réussir. Je ne regrette rien.»

 

Steeven s’inquiète de l’impact de cette gratuité sur les étudiants : «Est-ce que ce sera comme pour le collège ? Les jeunes pa tro kas latet parski zafer-la gratis.» Néanmoins, nombreux sont ceux qui estiment qu’il s’agit d’une réelle chance pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir l’université ou alors des cours dans les établissements publics tels que le Fashion Design Institute, le Mauritius Institute of Education, l’Open University, entre autres. Une aide de plus pour les ti dimounn. D’autres, toutefois, se demandent qui financera cette «largesse» du gouvernement et/ou si le système éducatif tertiaire local pourra maintenir le niveau ou accéder à un autre plus prestigieux si les cours ne sont pas payants…

 

PS : Un discours labous dou ? électoraliste peut-être, non ? Autre annonce faite par Pravind Jugnauth : la possibilité d’une hausse salariale pour les employés du secteur public.