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«Bullying» d’enseignant/es sur les enfants : des pistes pour faire face

Tout un monde. Celui de vos enfants quand ils/elles ne sont pas sous vos yeux, quand ils/elles doivent, logiquement, se trouver dans un espace protégé et sécurisant : l’école. Il y a de belles choses qui s’y passent. Des rencontres, des milliers d’informations à apprendre et à partager. Mais il y a aussi des situations difficiles à vivre. Et la Life Coach Pallavi Jagessur souhaite, dans les lignes qui suivent, évoquer un sujet éprouvant, tabou même : «Nous parlerons d’un type particulier d’intimidation, celui commis par certains/es enseignants/es envers de jeunes enfants.» Ceux et celles qui débutent l’école primaire et qui subissent cette violence tue ou mal comprise : «C’est un phénomène qui existe. Malheureusement, à cause d’enseignants/es qui manquent de compassion, les enfants traversent un stress majeur, font face à l’anxiété et vivent des traumas à un si jeune âge. Certains enfants essaieront de se défendre dans la mesure de leurs capacités, mais certains ne seront pas capables de le faire et souffriront en silence.» C’est pour cela, estime-t-elle, qu’il est essentiel d’être à leur écoute et de pouvoir les accompagner au mieux. 

Sur des petits ? Mais comment ? «Humiliation publique • Châtiments corporels • Ostracisme ou utilisation excessive de l’isolement • Dénigrements inutiles et non constructifs • Intimidation ou alarmisme inapproprié • Notes injustes comme punition • Faire régulièrement un exemple de l’élève devant la classe • Commentaires personnels ou violence verbale liée à l’apparence, à la sexualité, au sexe, au handicap, à la race, à la foi ou aux antécédents familiaux • Sanctions excessivement sévères qui ne sont pas adaptées au comportement et/ou à l’âge de l’enfant, ou sanctions ne prenant pas en compte les besoins éducatifs spéciaux et les handicaps.»

 

Les pratiques qui doivent alarmer. «Pour en parler ici et que vous puissiez en parler à vos enfants, il est important d’évoquer des exemples concrets :

 

- Parler à l’enfant/aux enfants négativement d’une manière humiliante devant la classe. Les appeler kouyon, imbesil, fou/folle parce que les petits n’ont pas de bonnes réponses ou ne comprennent pas quelque chose.

 

- Utiliser des méthodes pour déstabiliser les jeunes enfants, leur faisant croire qu’ils/elles ont un retard mental.

 

- Essayer toutes les méthodes de manipulation afin de forcer l’enfant/les enfants à raconter ce qui se passe à la maison.

 

- Utiliser de la violence.

 

- Prendre la décision de ne pas s’occuper des apprenants/es qui ne sont pas aussi performants/es que les autres.»

 

Soyez à l’écoute.  «Chers parents qui lisez ceci, essayez de prêter plus d’attention à vos enfants et à leur enseignant/e. Demandez à vos enfants de raconter leur journée, ce qu’ils/elles ont appris, ce qu’ils/elles ont fait à l’école, avec quels/les amis/es ont-ils/elles joué, à quoi ont-ils/elles joué ? Il est très important de noter chaque détail. Oui, parfois, les enfants de 5 et 6 ans aiment raconter des histoires, c’est tout à fait normal, mais prenez votre temps pour les écouter. Il est important que votre enfant se sente entendu, même si ce qu’il/elle dit n’est pas pertinent. Cela arrive qu’entre leurs discussions non pertinentes, certaines choses sérieuses soient dites. Soyez leurs amis/es aussi.»

 

Votre enfant est victime de bullying par un/e enseignant/e. «Que dois-je faire ? C’est, certainement, la question que vous vous posez. Voici des éléments de réponse.

 

Alertez l’établissement scolaire. Organisez une rencontre avec un/e enseignant/e principal/e plutôt que d’affronter l’enseignant/e de front. Il sera utile d’expliquer l’impact que la situation a sur votre enfant émotionnellement et de demander à l’école de travailler avec vous pour y remédier.

 

Proposez des solutions. Voici quelques idées que vous pourriez suggérer à l’école pour résoudre la situation : demandez que les leçons avec cet/te enseignant/e soient observées par un autre membre du personnel – demandez à l’école d’examiner le dossier comportemental de votre enfant, d’enquêter et d’expliquer pourquoi les problèmes ne surviennent qu’avec cet/te enseignant/e en particulier – proposez un changement de classe, s’il y a un/e enseignant/e différent/e.

 

Que se passe-t-il si l’école ne semble pas agir ? Si l’école ne semble pas prendre les mesures appropriées et que vous vous inquiétez de l’attitude de l’enseignant/e, vous avez le droit de contacter le/la responsable désignée de votre autorité locale.

Mais aussi : faites une entrée à la police, si besoin est – changez votre enfant d’école : optez pour un autre qui offre une approche holistique – donnez à votre enfant les moyens de les défendre  et apprenez-lui à réguler ses émotions par la méditation, l’art-thérapie…»

 

Dans la pratique. «Vous pouvez aussi sensibiliser vos enfants à la question du bullying. Comment vous y prendre ? Voici des conseils pratiques.

 

Enseignez les signes. C’est quoi les taquineries ? C’est quoi l’intimidation ? La ligne peut être fine, trouble, surtout lorsque vos enfants sont jeunes. Après tout, les amis/es plaisantent entre eux/elles tout le temps. Une façon d’aider votre enfant à comprendre la différence est de lui demander de quelle manière l’autre personne est taquinée. Est-ce que tout le monde se moque d’elle ? Est-ce implacable ? Ou se moquent-ils les uns des autres et tout le monde reçoit une part égale ? Est-ce qu’on s’arrête si la personne le demande ? En répondant à ces questions, il/elle peut découvrir s’il s’agit de taquineries ou d’intimidation réelle.

 

Encouragez-les à ne pas céder à la pression des pairs. Encouragez-les à toujours défendre ceux qui sont victimes d’intimidation et à ne jamais s’aligner sur la foule lorsqu’ils vont à l’encontre de leurs valeurs.

 

Soutenez les efforts de la communauté. Vous pouvez participer à ces campagnes. Vous pouvez également participer activement à la culture scolaire pour apporter des changements, par exemple en mettant en place votre propre campagne, avec la permission de l’administration de l’école. Encouragez votre enfant à participer également.

 

Faites-les parler. Encouragez-les à venir vous voir s’ils sont victimes d’intimidation ou s’ils/si elles connaissent un/e camarade qui l’est. Soyez un safe place où ils/elles peuvent venir s’exprimer sans jugement et montrez-leur que vous êtes de leur côté. Écoutez ce qu’ils/elles veulent faire à propos de la question et donnez-leur un rôle actif et de premier plan dans la gestion de la situation. Cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas ou ne devriez pas intervenir s’ils/si elles refusent de faire quoi que ce soit à ce sujet. Mais assurez-vous de leur donner une chance de faire leur choix.»

 

Le bullying en quelques mots. «Il s’agit de faire des actions dans le but de nuire ou d’intimider. Un abus de pouvoir continu et délibéré à travers un comportement verbal, physique et/ou social répété qui peuvent mener à des dommages psychologiques. L’intimidation peut se produire en personne ou en ligne.»

 

Vous êtes un/e «bully» : demandez de l’aide. «Si vous commettez des actes d’intimidation, cela signifie que vous êtes malheureux/se et que faire du mal aux autres vous fait vous sentir bien, supérieur/e et puissant/e. Peut-être est-ce un signe de faible estime de soi. Peut-être êtes-vous, vous-même, victime d’intimidation à la maison, auprès de vos proches ? Avez-vous grandi/grandissez-vous dans un environnement malsain ? Ce n’est pas une honte de demander de l’aide et de briser ce schéma. Vous pouvez toujours désapprendre ces comportements toxiques.»

 


 

«The art of self-care»: enregistrez-vous

Pallavi Jagessur vous propose de suivre un de ses cours sur le site Udemy.com. Il suffit de vous enregistrer, de payer un petit cash, et vous apprendrez «The Art of self-care». Cliquez sur le lien : https://www.udemy.com/course/the-art-of-self-care/.