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Ramgoolam retrouve le sourire !

Et le retour s’avère ! Le leader du PTr franchit la première marche concrète ! Pendant que le MSM, qui vit un véritable cauchemar depuis lundi dernier, se félicite de n’avoir pris aucun risque avec une candidature ; pendant que le MMM découvre que son slogan se lit désormais à l’inverse : «Plus faible que jamais» ; pendant que Xavier-Luc Duval est réduit à sa plus simple expression après cette grande raclée dans sa propre circonscription ; pendant que Roshi Bhadain, totalement décrédibilisé, réalise qu’il s’est lourdement trompé (il prédisait de battre Boolell par 2 000 voix, ce dernier gagne par 5 000 voix contre lui), Ramgoolam est le seul chef politique qui termine l’année, le sourire aux lèvres.

 

Quoi qu’on en dise, qu’on aime ou pas le leader des Rouges, qu’on estime ses agitations grotesques, qu’on voie sa présence impudique, les faits sont têtus ! Car on aura beau se dire que l’abstention a favorisé le PTr, on aura beau tenter de faire parler les chiffres et les analyser dans les moindres détails, il se trouve que le jeu de la démocratie donne aux travaillistes une immense victoire lors de cette partielle. S’il fallait mesurer, au travers de cette joute, le degré de progression entre partis traditionnels et nouveaux venus, s’il fallait donner à cette élection une valeur de test, s’il nous faut voir dans le rendez-vous du 17 décembre dernier un jeu de rapports de force entre les partis de l’opposition, le résultat est là. Et il est surtout sans appel, à voir le grand écart entre le gagnant Boolell (7 990 voix) et la deuxième candidate, Nita Juddoo, qui, avec 3 151 voix, illustre l’anéantissement d’un parti tel que le MMM, qui ne connaît de victoire qu’à travers les images nostalgiques d’antan.

 

Que dire devant la pathétique analyse de son leader Bérenger qui, tout au long de la campagne électorale, nous récitait la litanie de «Voter Arvin, c’est voter Navin» et qui, devenu amnésique de son propre slogan, affirme désormais «qu’il y a eu des votes pour Arvin Boolell, mais certainement pas pour Navin Ramgoolam». Ce, avant de montrer son admiration pour le «bon boug» qu’est Boolell, celui qui a «apporté de la fraîcheur, du positif» et dont la «percée» aurait dépassé «la barrière des communautés».

 

Devrait-on voir là, une tentative de sa part d’inciter Boolell à ambitionner le leadership des Rouges pour mieux étudier certaines options d’avenir ? En attendant les stratégies des uns et des autres, les possibilités/tentatives de flirt, Ramgoolam, dont le choix de Boolell lui donne raison et qui prend une avance psychologique sur ses adversaires, se positionne de manière réelle comme challenger direct de Pravind Jugnauth. Et même si l’alliance Lepep était absente de cette joute, le leader rouge ne voit dans le succès du PTr qu’une sanction à l’équipe gouvernementale actuelle et un vote de confiance envers le PTr. Le leader du PTr utilise même ces résultats pour se montrer un brin démagogue : «Si Pravind ti met kandida, kosion li pa ti pou tire», tout en tentant de donner à l’exploit de son parti une allure nationale : «Diversité de la nation arc-en-ciel, unité…»

 

Bref, revigoré par cette victoire, Ramgoolam, comme il fallait s’y attendre, s’octroie la paternité de ce qu’il appelle un «séisme politique», réclame «des élections générales» et prépare déjà la prochaine campagne électorale. Tout en rassurant d’éventuels postulants travaillistes : «Pourquoi faut-il sacrifier des candidats rouges, quand on peut aller seul et gagner ?» Sa stratégie est connue : rassembler d’abord son électorat dont une bonne partie s’est laissé séduire par le MSM en 2014 et mieux se faire désirer sur l’échiquier politique. Pour décider au dernier moment de quelle couleur seront ses béquilles avec, entre autres choix, le Mouvement patriotique de Ganoo ou le PMSD de Duval. Pour l’heure, il se sent pousser des ailes et rêve déjà à un retour dans le fauteuil premier ministeriel. Du reste, l’aventure de la reconquête a déjà commencé avec ses promesses : politique de rupture, renouvellement et blablabla...

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