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Pourtant, le MMM ira seul et gagnera…

Et, dire que, contrairement à Ramgoolam et à Jugnauth fils, Bérenger aurait pu se flatter de n’avoir aucune épée de la cour brandie sur lui. Et dire qu’il aurait pu capitaliser sur le fait que son avenir politique ne dépend nullement d’un dénouement juridique. Et dire qu’il aurait pu mettre toute son énergie dans le renouvellement et la restructuration de son parti, avec comme objectif, la reconquête de son électorat perdu. Or, que voit-on du côté des Mauves, si ce n’est une guerre intestine, débouchant sur un désarroi tel que son leader est le premier surpris des derniers résultats de ses instances ? Que dire, si ce n’est que Bérenger est pris à son propre jeu et est contraint de céder à des chantages, avec une direction divisée en plusieurs clans. 

 

Le chef n’a, semble-t-il, pas vu venir, tant la clairvoyance lui fait défaut ces dernières années. Pourtant, a-t-on besoin d’être un grand analyste pour réaliser que le MMM est plus divisé que jamais ? Ainsi, pendant que le MSM et le PTr occupent le terrain politique, en se montrant visibles à la moindre petite inauguration ou célébration, car se positionnant pour les prochaines élections, le MMM met toute son énergie dans des combats internes, avec un leader qui découvre petit à petit sa perte d’autorité. Il vient d’apprendre que toute sa détermination mise dans l’exercice de bien positionner Dulloo, a certes marché au Comité central, mais n’a servi à rien au Bureau politique, celui-ci n’étant même pas parvenu à se faire élire. 

 

Le voilà également écartelé entre deux camps, car forcé de trancher dans un duel, en ménageant la chèvre Gunness - à qui il enlève le poste de secrétaire général au profit d’un rôle bibelot de deputy leader – et le chou Uteem, qui prend lui du galon, devenant le président des Mauves. Sans compter un retour en force d’un vieux de la vieille en la personne de Bhagwan, qui obtient le poste de secrétaire général. 

 

A une année des législatives, alors qu’un sursaut des Mauves était attendu en vue d’une (re)connexion avec son électorat qui se réduit comme une peau de chagrin, l’on assiste plutôt à un immense désordre avec un chef refusant d’écouter des voix éclairées, à l’instar d’Obeegadoo et ses camarades. Quitte à se retrouver maintenant prisonnier de bandes rivales avec une impossibilité d’y mettre bon ordre. Et l’on peut déjà prévoir les prochains épisodes qui ne seraient qu’une suite de ce à quoi on assiste depuis 2014 quand, après avoir demandé à SAJ de quitter le Réduit, Bérenger décide au beau milieu du deal MSM-MMM, de rompre cette alliance pour s’unir avec le PTr de Ramgoolam. Et provoquant une des plus lourdes défaites de son histoire !  

 

Doit-on rappeler que le leader refusa alors de regarder la vérité en face, soit l’échec de sa stratégie ? Doit-on aussi se souvenir de l’autre fiasco de 2017, quand envers et contre tout, il décida d’imposer le choix de sa candidate à la partielle de Quatre-Bornes avec pour résultat un pourcentage de vote de 14 % jamais atteint ? Encore une fois, Bérenger trouva toutes sortes de prétextes pour ne pas regarder les réelles raisons du naufrage mauve. Aujourd’hui, où en est le MMM qui a vu en quelques années le départ de Collendavelloo, de la bande à Ganoo et qui veut se débarrasser complètement d’Obeegadoo et de ses camarades ? Une question qui mérite d’être posée alors même que le leader brandit inlassablement son slogan creux : le MMM ira seul et gagnera les élections… 

 

C’est vrai que le rêve est du domaine gratuit !