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Le match a déjà commencé…

Et nous assistons déjà aux prémices d’un duel Pravind/Navin. Les images des coffres-forts ? Ces liasses de billets neufs ? La politique des petits copains (et copines) sous l’ère du gouvernement travailliste ? Les valeurs morales ? Oubliés ! Et emportés avec le vent, à voir avec quel culot Ramgoolam revient sur le devant de la scène comme si de rien n’était, devant un peuple habitué à pratiquer l’amnésie sélective quand cela l’arrange. Sauf développement majeur, nous voilà devant les premiers épisodes d’un match entre deux acteurs, nous promettant, chacun à tour de rôle, une politique de rupture, en attendant l’épilogue lors des prochaines législatives.

 

D’un côté, le leader du PTr, requinqué par l’ampleur de la victoire d’Arvin Boolell au no 18, retrouve ses réflexes d’antan, en annonçant des promesses à tout-va. De l’autre, le chef du MSM, conscient de l’impopularité de son gouvernement, se retrousse les manches et s’agite. Et chacun tente de faire croire qu’il est le meilleur. Ainsi donc, quand Pravind Jugnauth prévoit la construction finale de 10 000 logements à la fin de son mandat, Ramgoolam lance qu’à son éventuel retour au pouvoir, chaque Mauricien deviendra propriétaire d’un logement. Face aux propos de la ministre Rubina Jadoo Jaunbocus qui parle d’un changement dans le protocole d’accueil pour les réfugiés, Ramgoolam réplique qu’il remplacerait les centres de refuge par des centres d’accueil où les sinistrés pourront cuisiner et dormir. Et au moment même où l’ancien Premier ministre prenait ses supposés engagements futurs, Pravind Jugnauth, pour le contrecarrer, envoyait l’un de ceux qui avaient fait tomber Ramgoolam au no 5, soit le ministre Callichurn, à prendre la parole au nom du gouvernement. Pour que le ministre du travail annonce l’étude d’un nouveau protocole envers les travailleurs après le cafouillage de jeudi dernier, avec les pluies torrentielles. Bref, les jeux sont ouverts et c’est celui qui aura le plus de talent pour convaincre qui occupera le fauteuil du futur Premier ministre. Alors que Ramgoolam ne peut que vendre toutes sortes de promesses (et il ne s’en prive pas), Pravind Jugnauth, lui, veut profiter de ces deux dernières années qui lui restent pour être jugé sur son bilan et démontré sa différence.

 

Sachant que les trois dernières années du gouvernement Lepep ne furent que scandales, il mise donc sur le reste de son mandat pour s’illustrer, se veut optimiste sur le plan économique («pente ascendante») et social («salaire minimum, Negative Income Tax»). Et tente de soigner son image en se montrant sur tous les fronts : visite aux sinistrés de Berguitta, promesse de suivre personnellement les préparatifs du hadj, inauguration d’une Link Road à Grand-Bassin. Comme pour bien montrer aux associations socioculturelles dont plusieurs ont choisi le camp rouge, qu’il demeure le chef et qu’il faudra compter avec lui.

 

Bref, Pravind Jugnauth, depuis la victoire des travaillistes au no 18, semble avoir eu un Wake-up Call. Pour réussir ses objectifs, le voilà qui n’hésite pas à faire le ménage dans son entourage. Après des critiques constantes sur sa garde rapprochée, le chef du gouvernement s’est finalement résolu à ranger quelques têtes qui faisaient du tort à son image, au placard, au profit d’autres visages plus crédibles car ne venant pas nécessairement du sérail politique. Serait-ce suffisant pour gagner le match contre Ramgoolam ? Une chose est sûre : les prémices du duel sont déjà là…

 

******

 

Des méthodes inacceptables

 

Au-delà du choc et de la révolte provoquée par la photo d’un suspect (de vol) dénudé et enchaîné au poste de police de Curepipe, un constat : sans cette preuve par l’image, peu de personnes auraient prêté foi aux dires d’un détenu alléguant avoir subi pareil traitement. Le scénario aurait été classique. La parole d’un présumé coupable contre celle des policiers. Et dans ce jeu de rapport de forces, l’issue finale est souvent courue d’avance. Que certains policiers ne respectent pas la présomption d’innocence, nous le savions, que les droits des détenus soient parfois bafoués par quelques hommes en uniforme qui se croient tout permis, nous le savions aussi. Mais que des supposés représentants de l’ordre public utilisent des méthodes barbares, inhumaines, indignes en 2018 pour obtenir des aveux, témoignent d’un abus de pouvoir inadmissible et condamnable. Et il est inacceptable que les autorités et le commissaire de police campent sur leur position habituelle d’une enquête qui est en cours sans envoyer un signal fort à la population en prenant des sanctions !

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