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Le calendrier électoral dicte le Budget…

Ça se saurait si Pravind Jugnauth était un visionnaire. Ça se saurait s’il était un audacieux. Et ça se saurait aussi si la présentation du Budget avait pour objectif la relance de l’économie. Troisième exercice budgétaire pour le leader du MSM et le constat est le même que celui des deux dernières années : aucune révolution, des mesures populistes. Parce que le grand oral de Pravind Jugnauth n’a jamais été un exercice classique de n’importe quel ministre des Finances.

 

En 2016, succédant à Lutchmeenaraidoo, et revenant de loin après l’affaire Medpoint, le fils Jugnauth, qui retrouvait alors sa place légitime de leader du MSM, profitait de cet exercice annuel avec une communication faisant accroire qu’il présenterait un Budget de rupture de ce gouvernement. Sauf que de rupture, de reprise économique, de vision à long terme, il n’en fut rien, si ce n’est quelques mesures populaires fortement appréciées : baisse du prix du gaz ménager, accompagnement pour les démunis, formation technique aux enfants défavorisés, etc.

 

2017 ? Encore moins de risques, d’autant que Pravind Jugnauth était entre-temps devenu Premier ministre. Si on notait une absence d’idées neuves, il faut reconnaître que son discours comportait, encore une fois, des mesures populaires dont la baisse d’une roupie sur le prix de la farine et l’anecdotique réduction de 10 sous sur le prix du pain (maison).

 

C’est dire que les Budgets de Pravind Jugnauth se suivent et se ressemblent. Là où il est cohérent, c’est qu’il ne provoque ni rêve, ni colère. Et mercredi dernier, le chef du MSM nous l’a joué comme à l’accoutumée : flou sur les grands axes à long terme, sourd sur les pressions du secteur sucre mais nous présentant un chapelet de mesures populaires qui ne peuvent que faire plaisir – pas de hausse de prix de l’eau, comme pour bien faire comprendre à Collendavelloo que c’est lui le patron, baisse du prix de l’essence (une tentative de se rattraper après la récente augmentation qui a provoqué l’exaspération), entre autres. Pas de grands efforts au niveau de l’économie mais un jeu de séduction avec la population, en allant même jusqu’à soulager les fumeurs, avec la non-majoration du prix des cigarettes.

 

À une année de l’échéance des législatives, Pravind Jugnauth porte plus que jamais le manteau d’un chef de gouvernement en campagne et dessine sa feuille de route avec les yeux rivés sur le calendrier électoral. Mais personne n’est dupe devant son chapelet d’annonces. Car s’il est facile d’émettre des idées, c’est dans l’exécution des projets que l’on mesurera ses capacités. Il aura beau dire qu’il injecte Rs 1 milliard à l’intention des jeunes sans emploi, on a toujours du mal à voir la concrétisation de ces milliers de postes qu’il promettait déjà dans ses deux précédents Budgets. Tout ça parce qu’il n’y a pas d’échéance dans les délais d’exécution.

 

Mais le Budget, c’est aussi ce que le ministre des Finances dit et ce qu’il ne dit pas. À l’heure où la dette publique atteint les Rs 300 milliards, l’on peut légitimement se demander d’où il puisera les fonds nécessaires pour donner vie à sa longue liste de promesses. Ce qu’il ne nous dit pas aussi, c’est quel mécanisme son gouvernement mettra en place pour empêcher que des escrocs à col blanc ne transforment notre pays en paradis fiscal, en achetant le passeport mauricien à Rs 17,2  millions…

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