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Agnès Marie : 107 ans d’une belle vie célébrés

Elle célèbre actuellement plus d’un siècle de vie. Nous avons rencontré ce sympathique bout de femme à Le Hochet, Terre-Rouge.

On va la chercher. Et la voilà qui s’amène, avec des mouvements ralentis. Mais Agnès Marie se déplace lentement mais sûrement. Pas besoin d’une petite canne, de déambulateur. «Ankor for», comme dirait l’autre. Le lundi 20 novembre, elle fête ses 107 ans. Pour l’occasion, sa famille va organiser un déjeuner intimiste, avec aussi la présence d’un prêtre pour la bénir. Nous l’avons rencontrée dans son petit coin, à Terre-Rouge, en compagnie de sa nièce Chantal Simon, 64 ans, et son neveu Marc l’Effronté, 73 ans. 

 

Dans le quartier, on la connaît bien, disent ses neveux et nièces. D’ailleurs, pour ses 104 ans, des représentants des supermarchés Winner’s lui ont fait une petite fête, avec gâteau et bougies. Et plus récemment, des membres de la force policière, qui faisaient un défilé dans la localité, dans le cadre des 250 ans de la Mauritius Police Force, ont offert un trophée à la dame. Comme quoi, c’est un peu la star de Terre-Rouge, notre Agnès. 

 

L’année dernière pour ses 106 ans, celle qui a vu le jour en 1910 nous racontait tout un pan de sa vie : son amour pour le cinéma muet, puis parlant, son penchant pour le curry de poisson, les temps durs du rationnement, entre autres.

 

On s’approche d’elle. Elle nous regarde du coin de l’œil. On la devine espiègle. Il faut parler un peu fort car la plus que centenaire est atteinte d’une légère surdité. Madame ? Madame ? Celle qui avait fait de la poterie (pots et lampes) son métier ne fait que répéter son nom. «Elle parle de moins en moins, mais elle aime toujours autant regarder la télé. Elle aime en plus jouer à un petit jeu avec nous. Demandez-lui d’épeler un mot de quatre lettres, et elle vous le dira.»

 

On lui demande alors d’épeler le nom Marc. M-A-R-C. Elle nous regarde et nous fait un petit sourire taquin. Joueuse la miss Agnès ! Et aussi, elle est loin d’être seule. À côté d’elle, une autre personne voit défiler le temps en sa compagnie : sa cousine Raymonde Hoareau, 98 ans, ancienne femme-laboureur. S’entendent-elles bien pour autant ? «Agnès est la plus capricieuse des deux. Mais en général, elles s’entendent bien», nous dit Chantal, avec un sourire.  

 

On est alors bien tentés de parler de descendance. Car à cet âge, beaucoup n’arrivent plus à compter enfants, petits-enfants et même arrière-petits-enfants. Sauf que, non, Agnès Marie n’a pas eu d’enfants. On n’en saura pas plus sur son époux, qui selon ses proches, est décédé avant ses 60 ans. Qu’importe, elle sera bien entourée le 20 novembre, avec tout ce qu’il faut de joie de vivre autour d’elle.