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Une localité en proie à la misère

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Christelle Jackson, entourée de ses enfants.

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Bernadette Etrange a besoin de votre aide.

Elle sourit pour cacher son désespoir. Elle s’efforce d’être forte. Car il faut du courage à Christelle Jackson, mère de sept enfants, pour mener son dur combat au quotidien, soit pour trouver de quoi nourrir ses petits. À Kosovo, situé en plein cœur de cité Chebel, où elle habite, la misère est frappante. Et la jeune femme de 30 ans semble porter un lourd fardeau sur ses épaules.

La bicoque en tôle, composée de seulement trois pièces, témoigne, à elle seule, de la pauvreté dans laquelle Christelle et les siens sont plongés. «J’arrive difficilement à subvenir aux besoins de mes enfants. Quatre de mes enfants sont scolarisés. C’est une dame de l’association Caritas de Beau-Bassin qui leur offre à déjeuner. Sans elle, je ne sais pas comment j’aurais fait. Mais pour le dîner, on mange ce qu’on a. Il nous arrive aussi de dormir le ventre vide», témoigne Christelle.

Son cauchemar dure depuis bientôt un an. «Il y a environ trois ans, mon mari a été arrêté pour une affaire de vol. Il a été mis en prison. Après quoi je recevais une aide de l’État pour mes enfants, qui s’élevait à Rs 7 000 par mois. Mais cela fait un an et demi que je ne reçois plus cette aide. Soit depuis que mon mari a été libéré. Mais on ne vit plus ensemble et il ne vient même pas voir les enfants. J’ai beau expliquer tout cela aux autorités concernées, on ne fait que me répéter que je ne suis plus éligible à cette aide car je suis toujours mariée civilement au père de mes enfants», explique-t-elle, le regard braqué

sur ses petits.

Si Christelle ne vit plus avec son mari, elle avoue toutefois avoir refait sa vie avec un autre homme. Mais la situation de ce dernier ne serait pas stable non plus. «Il est maçon. Mais il travaille de temps à autre, quand il a du boulot. Il cherche un emploi fixe, mais n’en trouve pas», fait ressortir notre interlocutrice.  C’est pourquoi elle lance un appel à la solidarité aux Mauriciens. «J’ai besoin d’aide. Je demande à ceux qui ont des vêtements pour enfants de faire des dons, mais aussi de nous procurer de la nourriture.»

À quelques mètres des lieux, nous rencontrons Bernadette Étrange, 75 ans. La vieille femme fait peine à voir. Sa maison en dur, qui date de plus de 30 ans, menace de s’effondrer à tout moment. D’ailleurs, le plafond est complètement effrité. «Je suis seule au monde. J’ai perdu mon mari il y a très longtemps et ma fille unique, qui souffrait d’un cancer, n’est plus de ce monde. Mes sœurs et frères sont morts aussi. Il ne reste que moi. Et je ne veux pas bouger de ma maison. Ce que je veux, c’est qu’on m’aide à refaire la toiture», précise Bernadette.

Souffrant de plusieurs problèmes de santé, dont le diabète, le cholestérol et l’hypertension, c’est à Alain Raboude, travailleur social de la région, qu’elle fait appel à chaque fois qu’un problème se présente. «Elle a déjà eu des propositions pour habiter dans un shelter. Mais elle refuse catégoriquement. On fait appel à une entreprise de Corporate Social Responsibility afin de lui venir en aide», avance Alain Raboude.

Alors n’hésitez plus, Christelle Jackson et Bernadette Etrange comptent sur votre aide.

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