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Quand Linley rencontre Alain

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Le premier est pour beaucoup l’un des meilleurs bassistes au monde. Le second est un des artistes les plus populaires chez nous. Récit d’un enregistrement en studio où Linley Marthe a ajouté son talent au premier album en anglais d’Alain Auriant.

La bonne humeur règne au studio Scorpio de Petite-Rivière. Linley Marthe est content d’être auprès de ses amis mauriciens. Le bassiste, originaire de Tranquebar, nous a donné un énorme concert avec le Joe Zawinul Syndicate le 9 avril dernier au MGI. Cette fois-ci, on le retrouve en studio pour enregistrer des lignes de basse sur quatre morceaux du prochain album d’Alain Auriant. C’est sa seule collaboration avec un Mauricien lors de son séjour.

Ce disque aura pour titre Back to Mauritius. C’est une première dans la carrière d’Auriant, puisqu’il chantera en anglais. En attendant que Richard Hein, excellent ingénieur du son, règle ses machines, il en profite pour nous donner plus de détails sur cet alléchant album.

« Le projet Back to Mauritius a débuté depuis l’année dernière. En fait, je connaissais Linley depuis longtemps, même si je l’ai pas vu depuis une vingtaine d’années. C’était un peu mon rêve de collaborer avec lui, vu son niveau musical. Heureusement que ma productrice Saloni Dosoruth, de SDCL Music, l’a convaincu. Aujourd’hui, je suis plus que content (rires)», dit l’artiste, qui est aussi derrière le fameux Séga Mambo qu’il chante en compagnie de Krystelle Thomas.

Finie la partie de billard, entrée en studio. La basse de Linley résonne, on règle, on balance. L’énergique batteur Johnny Joseph prend place derrière son kit. Après une heure de réglage, on se lance. Les quatre morceaux sont : What about you, Back to Mauritius, So much in love et Dance all night. Influences disco-funk-slow-ballade sont de rigueur.

Aucun doute, Linley est définitivement un virtuose. Ses doigts jouent sur les cordes avec rapidité et fluidité. Pas étonnant, quand on sait qu’il a commencé à l’âge de sept «dans bord canal», comme il aime tant le dire. Mais ce qui surprend, c’est quand il nous dit : « Je n’ai jamais suivi de cours.»

C’est donc une question d’amour, de passion, comme on le constate lors de cet enregistrement. Alain Auriant a du mal à cacher son enthousiasme, Richard Hein est concentré, le batteur et le bassiste se lancent des taquineries entre des dialogues très techniques. Et ça a duré comme ça jusqu’à fort tard dans la soirée.

Bref, quand Linley Marthe est back to Mauritius et bosse avec Alain Auriant, ça déménage !

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‘Success story’ d’un bassiste virtuose

Dès l’âge de 7 ans, il s’y met. Comme beaucoup, Linley Marthe veut s’amuser en jouant de la musique. Avec la pratique, il se perfectionne. Dans les années 80, ce fan de Sting entre dans le circuit hôtelier. De 86 à 91, il joue au Club Med. À l’époque il préfère le piano. Puis, il part en tournée avec Ernest Wiéhé et découvre le monde… et son amour pour la basse grandit. Linley Marthe, se transforme très vite en globe-trotter. L’Afrique, le Canada, la France, l’Albanie, la Yougoslavie, tout y passe. Et il joue avec de grands noms : le batteur Simon Phillips, le guitariste Jeff Richman, Paco Séry et bien sûr, Joe Zawinul, avec qui il joue depuis près de trois ans. Cela fait presque dix ans qu’il s’est installé en France.

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