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Journée mondiale sans tabac : pour mieux respirer

Selon le Dr Selim Mudhoo, cette journée mondiale joue un rôle crucial pour sensibiliser aux dangers du tabagisme et diminuer l'incidence des maladies cardiovasculaires.

Fumer tue plus de 8 millions de personnes par an. En effet, le tabac cause toutes sortes de complications de santé et diminue l’espérance de vie. Quand on est accro, il est très difficile d’arrêter, même avec toute la bonne volonté qu’on peut avoir, mais c’est possible. Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le tabac, observée le vendredi 31 mai, le Dr Selim Mudhoo met en lumière les dangers de cette addiction et explique comment on peut la dépasser.

Il est facile de s’y laisser prendre car le tabac est très addictif. Selon les dernières estimations du rapport sur les tendances du tabagisme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 1,25 milliard d’adultes dans le monde en consomment. C’est dire ! En dépit des multiples campagnes de sensibilisation et mises en garde, le problème ne décroît pas. Et chaque année, la Journée mondiale sans tabac, observée le 31 mai, continue de mettre en avant les dangers du tabagisme. Pour 2024, le thème est «Protéger les enfants de l’ingérence de l’industrie du tabac». À nous de jouer pour que les générations futures soient moins impactées par ce fléau. Et aussi pour mettre fin à cette mauvaise habitude qui nuit grandement à la santé.

 

Mais comment y parvenir ? Avant tout, il nous faut bien connaître les effets dévastateurs du tabac sur notre santé. En comprenant ces risques, nous pouvons prendre des mesures concrètes pour protéger non seulement notre propre santé, mais aussi celle des enfants en les éloignant de l’influence nocive de l’industrie du tabac. Le tabagisme cause en effet de nombreuses maladies graves telles que le cancer, les maladies cardiovasculaires et les troubles respiratoires chroniques.

 

Mais avez-vous remarqué que sur les emballages des boîtes de cigarettes, il y a souvent des images illustrant des cancers du poumon, du foie, de la prostate, ce qui met plus d'accent sur le risque de développer cette maladie ? Pourtant, le Dr Selim Mudhoo souligne une autre réalité préoccupante : «Personnellement,
durant toute ma profession, j'ai eu plus de patients, surtout des jeunes, qui ont développé des problèmes cardiaques qu’un cancer. Le tabagisme est un facteur majeur de maladies cardiovasculaires, pouvant entraîner des crises cardiaques mortelles».

 

Chaque jour, un fumeur inhale environ 4 000 composés chimiques. Parmi eux, la nicotine, responsable de l'addiction, ainsi que d'autres substances produites par la combustion du tabac, telles que le monoxyde de carbone et les goudrons, qui sont reconnus comme cancérigènes. Une fois inhalés, ces composés se propagent dans tout l'organisme ; ils traversent les membranes des alvéoles pulmonaires et pénètrent ensuite dans la circulation sanguine. Une fois dans le sang, ils circulent dans tout le corps, affectant divers organes et systèmes. «Lorsque ces substances endommagent les artères, elles peuvent provoquer une crise cardiaque à tout moment», explique le médecin généraliste.

 

La bonne méthode

 

Le tabac ne se contente pas de nuire au système cardiovasculaire, il a également des effets délétères sur le système respiratoire. La bouche, le nez, la gorge et même le cerveau peuvent être gravement affectés par l'inhalation régulière de fumée. Les goudrons et autres produits chimiques présents dans le tabac irritent et endommagent les tissus des voies respiratoires, ce qui peut entraîner des maladies chroniques comme la bronchite et l'emphysème. De plus, la fumée de tabac expose le cerveau à des substances nocives, ce qui peut altérer le fonctionnement cognitif et accroître le risque de maladies neurologiques.

 

L'abandon du tabac peut certes présenter des défis pour certains, mais on peut y arriver avec de la volonté et une bonne méthode. «Je conseille à mes patients de réduire graduellement leur consommation de tabac chaque semaine jusqu'à ce qu'ils arrêtent complètement, mais le gros travail vient d'eux-mêmes. Il existe aussi d'autres méthodes pour encourager l'arrêt du tabac, comme l'usage de cigarettes électroniques ou de chewing-gums à base de nicotine. Certes, ces alternatives ont moins d'effets néfastes que le tabac lui-même, mais elles ne sont pas exemptes de risques».

 

En fin de compte, la clé pour réussir à arrêter de fumer réside dans la détermination personnelle et le soutien approprié. Les bénéfices pour la santé en valent largement l'effort. «Arrêter de fumer n'est pas chose facile. Certes, nous avons des centres de désintoxication et des méthodes telles que l'exercice physique, mais ce qui peut nous permettre d'arrêter de fumer est la volonté personnelle», explique le Dr Mudhoo.

 

Mais que se passe-t-il quand on arrête de fumer ? Des études démontrent qu'en 10 ans, le risque de décéder d'une maladie cardiovasculaire diminue de 63 % chez ceux qui ont arrêté de fumer. Au bout de 20 à 30 ans, ce risque atteint des niveaux similaires à celui d'une personne qui n'a jamais fumé. Au fil du temps, d'autres changements interviennent. L'un des principaux est l'amélioration de la fonction pulmonaire et la diminution de la toux, ce qui peut permet de faire plus d'exercices, par exemple. Car ces changements aident définitivement les nouveaux non-fumeurs à respirer plus facilement.