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Zack Snyder’s Justice League : grosse réunion convaincante… ou pas

Les 18 et 19 mars, ils étaient nombreux, à Maurice et ailleurs, à se laisser entraîner pendant quatre heures dans cette version initiale du film de la réunion des super-héros de DC Comics – Batman, Superman, Wonder Woman, Aquaman, Cyborg et Flash – contre la menace Darkseid et son homme de main Steppenwolf. Une vision de Zack Snyder, réalisateur qui y va à fond avec cette Snyder Cut. Depuis, beaucoup ont analysé cette œuvre attendue depuis quatre ans, surtout après le désastreux film de 2017 réalisé par Joss Whedon (Snyder avait quitté le navire suite au suicide de sa fille). Sur le ring, cette semaine, on trouve un intervenant qui a adoré la Snyder Cut et un autre pour qui la vision du film a été visiblement une torture ! 

Dylan Moonien, assistant technique référent en appels d’offres : la ligue est belle (attention «spoilers») !

 

Après une longue bataille, les fans ont vu leurs efforts être récompensés le jeudi 18 mars, lorsque le Zack Snyder’s Justice League a finalement été rendu disponible au monde entier. C’est donc avec une certaine émotion que nous avons été nombreux à appuyer sur Play. Le pitch est le même : Bruce Wayne, avec l’aide de Diana Prince, met en place un plan pour recruter une équipe de méta-humains afin de protéger le monde d’une menace apocalyptique imminente. Mais quelle différence cela fait lorsque vous avez, cette fois, un réalisateur visionnaire et passionné derrière la caméra ! 

 

On le ressent pleinement dès les premières secondes du film. Désormais aucunement limité par les contraintes d’une sortie en salle, Zack Snyder bénéficie d’une totale liberté artistique. En résulte un film non-censuré de 4 heures, qu’on ne voit franchement pas filer tellement on est happés par cette œuvre hors du commun. Il y a trop à dire sur cette Snyder Cut, je risque de m’éterniser, je vais donc me concentrer sur le cœur du film : ses personnages.

 

Tout comme Zack Snyder, j’affectionne particulièrement les héros DC car ils représentent ces êtres hors du commun, proches des figures divines ou mythologiques, mais qui font face à des difficultés bien humaines. C’est ainsi qu’ils sont dépeints avec les thèmes du deuil et la quête de sens, qui sont omniprésents, Snyder ayant été personnellement touché durant le tournage par le décès de sa fille qui a perdu son combat face à la dépression. Chacun des héros a perdu un être cher à un moment ou à un autre mais arrive malgré tout à surmonter ses difficultés pour faire preuve d’actes courageux et altruistes.

 

Cette Snyder Cut prend des proportions épiques mais ce sont les aspects plus intimes (charcutés dans la version de 2017) qui rendent ce film si spécial. C’est ainsi que la scène qui m’a le plus marqué demeure ce moment où Cyborg, au plus bas moralement et émotionnellement, trouve quand même le moyen d’utiliser ses nouveaux pouvoirs pour aider une mère de famille célibataire au grand cœur, mais proche de la rupture, en raison de ses difficultés financières. Je recommanderai donc fortement ce Zack Snyder’s Justice League car en découlent avant tout le cœur et la sincérité d’un fan de comics, comme nous.

 


 

David Veerasawmy, rédacteur Web, Community Manager et écrivain : La ligue est nulle

 

Le film de Snyder arrive enfin et si on peut saluer le fait que l’auteur ait enfin eu gain de cause auprès des studios pour proposer le film qu’il avait en tête, le résultat est au final assez médiocre. Bien que le film dure 4 heures, on a l’impression que celui-ci ne raconte pas grand-chose, quand bien même il essaie de donner un peu d’épaisseur à certains personnages (Cyborg, par exemple). Les enjeux sont assez pauvres (en gros, on cherche des boîtes), tandis que le méchant, qui ressemble désormais à un croisement entre Sonic et une pelote d’épingles, tente vaguement de déclencher l’apocalypse depuis un coin paumé du monde.

 

Certains choix purement visuels sont tout autant discutables, à l’image du fameux format 4:3 voulu par le réalisateur. Incapable de l’utiliser à bon escient, on se retrouve devant des scènes d’action qui ne respirent pas, écrasées par un cadre restrictif les privant de la moindre ébauche d’ampleur. Si on rajoute à cela un usage abusif du ralenti (marque de fabrique de Snyder), une photo terne rendant le tout terriblement austère, des effets spéciaux parfois atroces (il suffit de voir les bouillabaisses numériques que sont la poursuite sur Themyscira et le climax des plus illisibles), difficile de trouver de quoi se satisfaire dans le film. La musique sera du même aloi, avec un Junkie XL faisant du Fury Road en moins bien, tout en nous rappelant à chaque apparition des amazones que ce sont des femmes (merci les chœurs féminins).

 

Long, ennuyeux, dénué d’enjeux forts et de scènes marquantes (si ce n’est une superbe scène lyrico-beauf à base de saucisses au ralenti), Justice League finira par nous achever avec un épilogue interminable où viennent s’entasser des cameos en pagaille. Tant mieux pour les fans, dommage pour mon cerveau.