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Ray : quand les œuvres de Satyajit Ray font sensation sur Netflix

Les quatre adaptations des oeuvres du défunt écrivain ont charmé le public. Disponibles depuis peu sur Netflix, regorgeant de scènes bluffantes et de dénouements surprenants, elles ont chacune rempli leur mission qui est de divertir à 100 %. Ravi Busgopal, instituteur, nous parle de ce qui l’a plu dans Ray, une série haute en couleur, en attendant, avec impatience, de découvrir la deuxième saison.

Ravi Busgopal, enseignant, 35 ans :  «J’ai adoré»

 

«Si “l’obscurité est la lumière et la lumière est l'obscurité” est un oxymore, alors, il respire de l'air frais dans ces quatre kaléidoscopes, chacun réussissant à susciter en soi des émotions paradoxales, bien que restant dans le style de simplicité trompeuse de Satyajit Ray. Il faut du courage pour adapter les œuvres d'un maître, en particulier aux goûts du public de Netflix, qui seront comparées et critiquées.

En regardant sans un tel prisme, j'ai adoré la représentation des émotions humaines austères dans la toile du monde d'aujourd'hui. Chaque épisode que j'ai trouvé laisse entrevoir pourquoi Ray est un maître conteur des travaux de la vie et des nuances racontées dans son format intemporel. Félicitations aux scénaristes et réalisateurs des épisodes pour leur brio adaptatif aux temps présents.»

 

Des avis mitigés

 

La série n’a pas fait que des heureux parmi le public. Certains lui ont trouvé des failles. Ils lui reprochent d’être trop superficielle et de ne pas respecter l’essence même du cinéma de Satyajit Ray, qui est d’émouvoir son public. Le site indien Entertainment Times décrit Ray comme une tempête dans un verre d’eau et ajoute que la série est trop extravagante et ne respecte pas le cinéma «tranquille et sans artifice» auquel sont habitués les fans de l’écrivain décédé. Pour sa part, India Today souligne que le film n’est pas mauvais en soi mais n’égale pas le talent de Satyajit Ray.

 

Ça parle de quoi ?

 

Ces quatre petites pépites basées sur des œuvres du célèbre auteur et écrivain Satyajit Ray content chacune une histoire différente et sont réalisées par des cinéastes différents dont Srijit Mukherji, Abhishek Chaubey et Vasan Bala.

 

La mémoire qui s’envole dans «Forget Me Not» 

 

Parmi ces quatre nouvelles, c’est peut-être l’histoire qui a le plus tenu le public en haleine. C’est celle d’Ipsit, un homme d’affaires redoutable, qui est réputé pour avoir une mémoire d’éléphant. Cependant, la vie «parfaite» de celui qui vient de devenir papa vole en éclats quand il commence à avoir des oublis et ne reconnaît même plus une de ses anciennes petites amies. C’est la descente aux enfers pour cet homme à qui tout réussissait.

 

La transformation parfaite dans «Bahrupiya»

 

Le vilain petit canard qui se transforme en redresseur de torts. Cette phrase décrit parfaitement la trame de ce film dominé par un Kay Kay Menon méconnaissable et génial. Dans Bahrupiya, l’acteur incarne un mal-aimé par sa petite amie et son patron. Il prend toutefois sa revanche sur ce petit monde quand il hérite d’une grosse somme d’argent et des prothèses faciaux de sa défunte grand-mère qui travaillait comme Make-up Artist. Le jeu de la vengeance commence.

 

Le voleur ou les voleurs de «Hungama Kyun Hain Barpa»

 

Le voleur qui se fait prendre ou la caverne d’Alibaba. Les qualificatifs ne manquent pas pour résumer cette histoire qui vacille entre le comique et le tragique. Ici, nous sommes confrontés à deux hommes qui partagent le même wagon dans un train. L’un est un chanteur de ghazal réputé, alors que le second gagne sa vie comme reporter sportif. Au fil du film, nous découvrons qu’ils sont liés par un vol commis des années auparavant.

 

«Spotlight» ou la gloire volée

 

Le cinéaste n’aurait pas pu mieux choisir son héros car le fils d’Anil Kapoor, Harshvardhan, excelle dans la peau d’une star (trop) imbue de sa personne. Il adore être le centre d’attention mais tombe des nues quand il se fait voler la vedette par Didi, une femme que tout le monde vénère. Le clash entre la star du cinéma et celle qui prêche la bonne parole est inévitable mais le dénouement est surprenant.