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«Chagos : nou leritaz», un film pour faire savoir

Le réalisateur, après l'avant-première de jeudi, veut faire découvrir le film au plus grand nombre.

«Le médium du cinéma aide à faire prendre conscience.» C’est un peu avec ces mots que Varun Nunkoo s’est engagé dans le défi de faire son premier long-métrage en tant que réalisateur. En plus, pas un simple film classique, mais plus un «docu-drame» sur la déportation des Chagossiens, intitulé Chagos : nou leritaz, produit par Vijendra Vicky Ramdhun. Celui-ci a été présenté en avant-première au MCiné de Trianon le jeudi 25 juin, en attendant une date de sortie. Un lancement qui s’est fait en présence de sir Anerood Jugnauth qui n’a pas manqué de rappeler que «c’est une honte ce qu’ont fait les Britanniques». Au programme : des témoignages de Chagossiens, des reproductions en prises de vue réelles et en images de synthèse, et le point sur le combat pour le retour dans l’archipel.

 

Une belle aventure pour Varun Nunkoo et son équipe, une bande d’amis qui s’est réunie sous le nom de O’Clock Pictures. «Les images des Chagos, on les voit surtout dans de courts instants d’images d’archives. Ce n’était pas assez pour nous. Nous sommes conscients du pouvoir de l’image et nous avons trouvé que les Mauriciens allaient plus s’interroger sur le sort des Chagossiens en leur proposant un film», soutient Varun Nunkoo qui a reçu un financement partiel du National Arts Fund ainsi que le soutien de la Mauritius Film Development Corporation.

 

Un gros challenge en tout cas, poursuit-il : «Certes, on a trouvé des acteurs, des décors, des témoignages mais on a dû recréer plusieurs moments en 3D, des choses impossibles à faire dans la réalité, comme l’abattement des chiens par gaz…»  

 

Tout ça, c’est très bien, mais quand le film pourra-t-il être vu du grand public ? «Tout va dépendre de quand les salles de MCiné vont rouvrir, probablement dans le mois à venir. C’est là que l’on pourra négocier pour des projections pour le grand public.»

 

Patience donc…