• Association pour les handicapés de Malherbes : Le bonheur pour tous
  • FMSC : en mode «kaser ranzer»
  • Docks Lounge : vers de nouvelles aventures
  • Ashish Bissoondial, Theatre Manager du Caudan Arts Centre : «Nous sommes booked en week-end jusqu’à la fin de l’année !»
  • Homophobie et agression : le calvaire de quatre jeunes femmes
  • Agression au cutter | Akshay et Urvesh : «Nous craignons des représailles»
  • Eddy Balancy : «Après avoir été un “juge à cœur ouvert”, je me vois encore plus à l’aise dans le rôle d’un “chef juge à cœur ouvert”»
  • Hippisme 5e journée | Confirmation pour Cool At Heart
  • Le beau roman-photo d’Eshika
  • Il porte plainte contre un policier de la Traffic Branch | Oliver Fanfan : «J’ai été victime de discrimination à cause de mes cheveux»

Ariane Barnes et sa pièce sur le marronnage

Sur son île natale, l’artiste interroge l’Histoire.

Le sort des esclaves marrons l’a interpellée. C’est pour cela qu’elle prépare actuellement un one-woman-show sur le sujet, intitulé Maroon Queen. Nous avons rencontré la jeune femme lors de son passage dans l’île où elle a effectué des recherches autour de sa création. Et dans quelques mois, elle se produira à Londres et probablement à Maurice un peu plus tard. Découverte.

Elle a imaginé un personnage, une reine des esclaves marrons. Qu’elle présentera lors de son one-woman-show, Maroon Queen, long monologue ponctué de chants et de danses. L’idée d’Ariane Barnes : parler de cette partie de l’histoire de Maurice. Après un show work in progress présenté à Londres en octobre dernier, le spectacle a, depuis, eu le soutien de la John Thaw Initiative, société qui soutient des talents émergents du théâtre qui ont un message engagé.

 

Ariane Barnes est ainsi revenue sur sa terre natale pour approfondir Maroon Queen. À Maurice, l’artiste a passé une semaine de préparation intensive : recherche de costumes, lecture de plusieurs documents au Morne Heritage Trust Fund, à l’Université de Maurice, rencontre avec Danielle Bastien autour de la ravann et du sega tipik, entre autres. «Le résultat sera plus ou moins différent de ce que j’avais préparé avant. Il y aura des changements au niveau des textes et je me suis imprégnée davantage de l’ambiance de l’époque. Car en plus des recherches, j’ai fait le parcours qui mène au sommet du Morne et j’ai aussi été avec des ravanniers un soir dans la localité, où ils ont joué du sega tipik», confie-t-elle.

 

Son constat après son passage à Maurice : «Que ce soit du point de vue des esclaves marrons ou des colons, ce n’est pas du tout une partie de l’histoire où tout est blanc ou noir. Il y a beaucoup de gris, beaucoup de nuances dans ce qui s’est passé, et j’espère pouvoir mettre cela en avant dans Maroon Queen», explique celle qui fait du théâtre depuis l’adolescence, avant de faire carrière en Angleterre.

 

Mais le one-woman-show se jouera-t-il sur les planches mauriciennes ? «L’idée est là, c’est dans la pratique qu’il faudra voir», explique celle qui est aussi chanteuse et musicienne. Elle a notamment sorti un single, Diva, en 2017. Chanson qui faisait partie d’un projet plus large.

 

Direction Londres, donc, pour voir ce que Maroon Queen va proposer…. En attendant qu’Ariane Barnes vienne présenter son one-woman-show dans l’île.