• Soan, gagnant de The Voice 2019 : nouveau single et film en approche
  • Espagne vs Allemagne : duel explosif
  • Police douteuse, interrogations légitimes !
  • 35e journée : Triple Fate Line comme à l’entraînement
  • Duke Of York Cup : Frosted Gold vise un troisième succès classique
  • Ces nouvelles «World Cup Songs»
  • Ils s’en foot !
  • Dans l’univers des mordus du Panini
  • World Cup 2022 : paroles d'enfants
  • Retraite internationale : The Last Dance

Aidons à sauver le Musée de la Petite Collection

Le propriétaire du musée espère avoir un meilleur futur pour le lieu.

Petit que de nom. N’empêche, il devient de plus en plus dur d’entretenir ce musée qui regroupe tellement de choses d’antan, dont plusieurs sont actuellement mises en vente pour qu’elles ne tombent pas dans l’oubli. Le propriétaire du musée, l’infatigable Goorooduth Chuttoo, lance un cri du cœur pour sauver cet «endroit de mémoire et de patrimoine». 

Un partage qui se fait depuis plusieurs décennies. Sauf qu’avec la Covid-19, les choses vont mal du côté du Musée de la Petite Collection, endroit incontournable de Rose-Belle, qui contient près de 27 000 objets en tous genres, certains datant même des années 1800 : des téléphones, machines à coudre, anciens billets de banque et pièces de monnaie, machines à écrire, bouteilles de soda, bicyclettes, etc. Un vrai plongeon dans le passé ! Hélas, cet endroit a des difficultés en ce moment : plus de visiteurs depuis le premier confinement et moins de contributions de la part des donateurs, donc moins de rentrée d’argent pour les dépenses du musée – les factures, les chiens à nourrir pour garder le musée et l’entretien des innombrables objets anciens. Du coup, depuis le 1er mai, plusieurs items sont mis en vente.

 

Une séparation pas évidente pour Goorooduth Chuttoo, le propriétaire des lieux. «Ce musée, c’est tellement de sacrifices au nom de la collection et du patrimoine. J’ai même vendu des terrains pour arriver à le concrétiser et l’entretenir. Mais c’est la crise pour tout le monde avec la pandémie. Or, je dois faire des dépenses de près de Rs 80 000. Et mon épouse et moi ne sommes plus en forme pour tout nettoyer et entretenir comme il faut, et nous ne pouvons afford d’avoir des employés. C’est difficile et c’est pour ça que j’ai pris la décision, difficile aussi, de mettre en vente plusieurs items depuis le 1er mai», nous confie le monsieur qui a déjà organisé plusieurs expositions autour de l’héritage et du passé. 

 

L’occasion aussi pour Goorooduth Chuttoo de demander de l’aide : «Certes, la vente de plusieurs objets aidera et je serai rassuré de savoir qu’ils seront quand même présents dans des maisons, qu’ils ne tomberont pas dans l’oubli. Mais il faut aussi que les autorités concernées m’aident car il faut bien réaliser l’importance d’un tel musée et de tels items, dont certains ont carrément deux siècles d’existence. Ce lieu, c’est la mémoire, c’est le patrimoine. Il ne suffit pas de venir aux expositions, de s’émerveiller, de faire des promesses qu’on ne tient pas. On doit et on peut préserver ce patrimoine avec des bonnes décisions, d’autant que 11 ministres des Arts sont déjà venus au musée. J’avais pensé, par exemple, à un musée du téléphone chez Mauritius Telecom, créé avec des items que la compagnie pourrait m’acheter.»

 

Heureusement, l’espoir est permis. Si le monsieur lance un vibrant appel pour qu’on vienne découvrir et même acheter ses antiquités, nous avons tout de même demandé au ministère des Arts et du patrimoine culturel s’il allait se pencher sur le cas du musée. On nous a répondu qu’effectivement, le ministère va essayer de trouver une solution pour monsieur Chuttoo, avec un plan d’aide. Espérons…

 

Sinon, vous pouvez appeler le musée sur le 627 4486.