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UBP fête ses 70 ans : Nadine Maniacara, mon camion, mon histoire

Elle a acheté son premier camion à 25 ans.

Conductrice d’un 20 tonnes (oui, c’est du lourd !), cette habitante de Mahébourg parle de sa vie et de son amour pour les poids-lourds. 

Cheveux ondulés, plus sel que poivre. Petite robe agréablement décolleté et sac de «madame» qu’elle tient, presque, négligemment…Nadine Maniacara débarque dans les locaux d’UBP (The United Basalt Products Ltd) à Trianon avec sa beauté simple et ce supplément de charme qui illumine une pièce. Difficile d’imaginer que, normalement, elle porte une casquette et des vêtements pena form, qu’elle grimpe dans un camion de 20 tonnes ou alors manage ses employés sur un site de construction. Oui, Nadine Maniacara est… camionneuse ! Mais pas que ; si elle conduit son camion, elle est, surtout, à la tête de sa petite entreprise qui offre des services de transport de matériaux nécessaires pour la construction.

 

Et depuis plusieurs années, elle travaille avec un fournisseur qui a une place bien spéciale dans son cœur : UBP, qui fête actuellement ses 70 ans d’existence (voir hors-texte). Nadine, 57 ans, pleine d’une énergie solaire et du sens de l’aventure, est la seule femme à exercer ce métier. Elle fait partie de la famille des UBP Partners ; c’est ainsi que l’entreprise nomme les chauffeurs routiers qui transportent les matériaux et font le lien avec les clients. «Je me sens comme à la maison ici», dit Nadine. Et les partenaires sont bien choyés, explique-t-elle ! Fêtes de fin d’année préparées par l’équipe de vente de Pervenche Quenette (voir hors-texte), cadeaux et petites attentions. Ligne de communication constante et amicale. Et avant même que ce terme d’UBP Partners ne soit créé, elle avait une belle relation avec l'entreprise. Son grand-père et son père étaient propriétaires de camions, tiraient le sable et la chaux, et ont travaillé avec UBP. Elle se rappelle, un brin nostalgique, de lepok lontan : «C’est avec une balance que les matériaux étaient pesés, les gens écrivaient les commandes dans d’immenses livres...»

 

Elle a fièrement pris la relève des hommes de sa famille : «C’est toute ma vie. J’aime mon métier, c’est ma passion.» Une histoire de cœur. Une histoire qui fait partie d’elle, depuis toujours. Nadine, petite, suivait à la trace son papa : «J’étais un peu un garçon manqué». L’école, c’était la semaine : d’abord l’école primaire de Mahébourg, puis le collège Notre-Dame à Curepipe. Mais le samedi et le dimanche, elle aidait son papa-camionneur à réparer et astiquer la grosse bête. Et elle s’est laissée bercer par la musique d’un poids-lourd, envoûtée par ses formes, ses odeurs, ses mouvements : «Oui, c’est une histoire d’amour.» Malgré le souhait de son papa qu’elle reste à la maison, elle a décidé, à 25 ans, d’acheter son propre camion : «Il ne m’a pas donné d’argent, mais il a été garant pour mon emprunt. Je pense, avec le recul, que c’était une bonne chose.»

 

Au début, cette habitante de Mahébourg croit «que tout est rose», comme elle l’explique. L’euphorie des débuts, d’une nouvelle aventure pour celle qui refuse la routine. Mais elle s’aperçoit vite qu’être femme dans un métier d’homme, surtout dans les années 90, demande énormément : «On donne tout pour prouver qu’on peut y arriver, qu’on peut même mieux faire.» Elle apprend à laisser sa féminité de côté – «cheveux attachés, look bien masculin» – afin d’évoluer dans ce monde de cambouis et de sueur. S’impose – elle a le caractère pour ! – et impose le respect : «Pour avoir du respect, il faut respecter aussi.» Prend les contrats que les autres ne veulent pas, «ceux qui sont casse-gueule, sur la montagne, dans les chassés…», et assure toujours !

 

Nadine entend encore des «ayo enn fam sa li pa konn kondir», mais elle sait que d’un tour de volant, elle peut faire taire ces koze-la. Par contre, elle le dit, les mauvais payeurs c’est la pire des choses que l’on peut trouver dans ce métier : «Des coups durs ! Il faut tout recommencer, ne pas se laisser abattre.» C’est ce qu’elle fait, inlassablement. Et Nadine a un message pour les femmes : «Osez ! Même si le métier parait difficile, faites le pas.» Elle y a trouvé une raison de vivre, une façon d’exister, de vibrer…

 

Des événements, un anniversaire...

 

Vous avez dû apercevoir la campagne de communication d’UBP pour ses 70 ans… Et les célébrations continuent sous d’autres formes ; à partir du 15 septembre vous pourrez découvrir une expo photo retraçant l’histoire de l’entreprise à Bagatelle (elle sera itinérante). UBP vous invitera également à un challenge écologique avec ses produits. La firme entreprendra une action communautaire et offrira une célébration spéciale à ses UBP Partners.

 

Un lien qui se nourrit

 

Il ne nous en dira pas plus. Mais les détails de la fête de fin d’année à thème pour les UBP Partners (les chauffeurs de poids-lourd) sont sur le point d’être finalisés. Pervenche Quenette, Sales Manager à UBP, se fait un devoir de superviser tout cela. Avec son équipe, il s’occupe des moindres détails ; pas question de contract out ! Il parle, avec émotion, de la relation spéciale qu’UBP a avec ses partenaires, de ces personnes qui sont là depuis toujours et qui ont marché dans les pas d’un père, d’un grand-père… De cette ligne de communication toujours ouverte. De ces rencontres régulières pour discuter, échanger : «Ces personnes parlent avec les clients, donc, nous avons des retours et ils sont importants pour nous car nous tentons, au quotidien, de satisfaire ceux qui nous font confiance ; nous avons un engagement auprès de nos clients.» Un engagement qui dure depuis 70 ans et qui est l’une des forces de l’entreprise. Un des moteurs pour avancer, pour continuer d’innover : «Nous sommes là pour accompagner le client.»