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Thaipoosam Cavadee : sacrifice, ferveur et adoration

Les pèlerins se rassemblant sur les rives d’une rivière à Réduit pour la cérémonie.

Malgré l’alerte cyclonique de classe 2, la communauté tamoule a célébré avec ferveur le Thaipoosum Cavadee le 25 janvier dernier. Les fidèles des quatre coins de l’île ont bravé les intempéries pour honorer leur dévotion envers le dieu Muruga. Guidés par la foi, ils ont effectué le rituel du bain purificateur et fait la procession vers leur kovil, démontrant ainsi leur unité et leur résilience face à l’adversité.

Une journée hautement symbolique, pieuse et colorée. Le jeudi 25 janvier dernier, les Mauriciens de la communauté tamoule ont bravé la pluie pour fêter dans la ferveur et la spiritualité le Thaipoosam Cavadee, célébration religieuse en honneur au dieu Muruga. Après dix jours de carême, les dévots se sont ainsi rendus dans le kovil de leur localité pour une séance de prière avant de se rendre à la rivière pour des rites religieux, pour ensuite reprendre le chemin en procession vers le temple avec leur Cavadee sur le dos. En signe de pénitence et de dévotion, nombreux d’entre eux se sont transpercé la langue, ont accroché de fines aiguilles à leur corps, se sont bandé la bouche ou encore ont marché sur des savates en clous.

 

À Poste-de-Flacq, Vaibhav Jeeta Jitmanyu a aussi vécu intensément cette célébration haute en couleurs malgré le cyclone. La cérémonie, dit-il, était remplie d’émotion. «Les dévots, qu’on appelle les bakten, ont célébré le Thaipoosam Cavadee de tout leur cœur. Pour moi, ça a été un privilège de fabriquer mon propre Cavadee et de prendre part à cette célébration, cela malgré les difficultés imposées par le cyclone. Je n’ai pas de mots pour décrire l’énergie que j’ai ressentie et qui m’a fait vibrer depuis les prières à la rivière jusqu’à mon retour à la maison après le kovil. Tout ce que je sais, c’est que je me sens vraiment béni.»

 

Bénédiction

 

Le jeune homme a sa propre définition du Thaipoosam Cavadee qui, en plus de rendre hommage au dieu Muruga, est aussi, selon lui, un moyen de commémorer l’importance de nos mères et le respect que nous avons pour elles. «Nous ne devrions jamais oublier que nous ne sommes rien sans notre mère, puisque le Seigneur Karthikeya lui-même a remporté une bataille contre le démon Surapadman en utilisant son Vel que sa mère Parvati lui avait accordé. Je crois fermement que Parvati a définitivement une grande part dans le succès du Seigneur Murugan et nous, de la même manière, nous ne devrions jamais oublier la contribution de nos mères à notre succès dans nos vies.»

 

Pour sa part, cela fait 25 ans qu’Henzy Bhurtun participe au Cavadee. Au Kovil Montagne, à Quatre-Bornes, où des dizaines de fidèles se sont livré à ces rites religieux, il est parmi les rares dévots à porter le radon, un chariot portant la divinité et accroché à ses reins grâce à des pinces plantées dans sa chair. Un exercice de sacrifice ultime qui témoigne de sa foi et de sa dévotion envers le dieu Muruga. «C’est ma façon d’adorer le dieu Muruga qu’on appelle le dieu de la guerre, le chef de l’armée. C’est pour moi un moyen de lui prouver que ma foi en lui est inébranlable. Je crois en lui peu importe la situation et même si le temps était mauvais comme un cyclone de classe 3, tout s’est bien passé et j’ai pu accomplir ma mission.» Une vraie bénédiction qui a, pour lui, la plus grande importance.