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«Maurice Demain» : quand Alain Gordon-Gentil sonde le futur du pays

Trois invités issus de la génération née après mars 1968, qui jettent un regard sur leur pays, leur société et leur futur commun. C’est ce que va nous proposer l’auteur et réalisateur Alain Gordon-Gentil tous les mois (un épisode par mois) avec Maurice Demain. Après la sortie du premier épisode (avec l’artiste Nirveda Alleck, l’avocat et membre du MMM Nabil Moolna et le CEO du groupe Eclosia Cédric de Spéville) et en attendant l’épisode 2 avec Vincent Montocchio, Géraldine Hennequin-Joulia et Brian Dean, Alain Gordon-Gentil nous en dit un peu sur son nouveau projet. 

Les débuts et le pourquoi du projet

 

«Je suis journaliste depuis quelques décennies déjà et j’ai souvent noté que les intervenants dans l’actualité sont toujours un peu les mêmes depuis les années 80. Ces intervenants ont eu et ont encore leur raison d’être et nous font profiter de leur longue expérience de la société mauricienne.  Mais j’ai pensé qu’il était utile et constructif d’entendre de nouvelles voix. De partager de nouvelles approches. Quand on parle de la nouvelle génération, c’est pas pour leur donner un blanc-seing. Être jeune n’est pas en soi une qualité. C’est un état d’être. Nous avons eu très récemment, à l’occasion du 1er Mai, de voir ce que pouvait aussi être un jeune. Envelopper ses discours d’un pseudo-intellectualisme farci de lieux communs et de supposés grands principes ne couillonne personne. Le vieux Brassens l’a dit bien avant nous : "Quand on est con on est con", qu’on ait 20 ans ou qu’on soit grand père. Et j’ajouterai que maquiller cette connerie avec un vocabulaire pompeux ne change rien.»

 

Le choix des interlocuteurs

 

«Un seul critère est objectif : tous les invités sont de la génération née après le 12 mars 1968. Pour le reste, c'est juste écouter et observer la société et sa nouvelle génération, étudier son comportement, ses déclarations, ses réalisations et se dire : "Tiens celui-là ou celle-là a peut être des choses à dire qui nous tirent du ronron des redites."»

 

Le response après l’épisode 1

 

«En moins d’une semaine, plus de 800 personnes ont visionné le site et ça continue d'augmenter tous les jours. C’est la première fois, à ma connaissance, que l’on propose ce genre de documentaire et je trouve que le succès est modeste, mais pas trop mal. Il faut commencer quelque part. Sur le plan des retours, il n’y a que du positif chez les personnes qui ont vu le documentaire.»

 

Le choix de l’épisode mensuel

 

«Je veux simplement donner du temps au documentaire d’être vu par le plus grand nombre. Un épisode par mois. Il y en aura quatre. Pour voir rien de plus simple : vous allez sur YouTube, vous tapez Maurice Demain et c’est tout. C’est gratuit et vous découvrirez une autre manière de voir notre pays chez cette nouvelle génération.»