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Avec Monad Charity - Anne-Laure Ramma : mon engagement dans le bénévolat

Dans ses activités et avec le fondateur de l'ONG, Samuel Cariapen.

La demoiselle partage son joli parcours au sein d'une ONG et invite les jeunes à s'engager.

Il y a toujours eu en elle l’appel des autres. Alors, l’engagement s’est imposé à Anne-Laure Ramma. Comme une voie à suivre. Comme une voix à écouter : la sienne. Alors, en pleine pandémie, elle a rejoint la fondation Monad Charity, en tant que bénévole, y a déposé son cœur, son savoir et sa générosité, malgré son jeune âge. Elle a fait ses preuves, a commencé à y dessiner son empreinte et, aujourd’hui, c’est une petite victoire pour elle : elle a été nommée secrétaire adjointe. «C’est un honneur pour moi !  L’organisation m’a fourni les formations nécessaires pour remplir mes fonctions, la prise de notes de réunions, la planification de réunions et d’autres formations connexes.»

 

Elle se rappelle cette pressente envie d’aider : «Je voulais travailler sur mon développement personnel en tant qu’être humain» et de ses premiers pas au sein de l’ONG : «Ma première activité ? Une collecte de nourriture où j’ai appris beaucoup de choses sur la nature humaine, l’importance de mon attitude envers les autres, le sourire, la logistique, la bonne communication, et d’autres compétences encore.» Le moment où tout a changé. Entre un avant de souhaits et un après d’actions : «J’ai appris de mes mentors et j’ai rencontré tant de belles âmes là-bas. Cet événement a changé ma vie et m’a aidée à surmonter ma timidité et mon manque de confiance en moi.»

 

Tendre la main aux autres, explique-t-elle, c’est se tenir par la main aussi. Pour s’aider à se dépasser, à se découvrir, à explorer tout son potentiel : «J’ai pris sur moi pour parler en public, alors que ce n’était pas facile pour moi. Je me souviens avoir eu peur la première fois que l’on m’a donné un micro, et maintenant j’y suis habituée.» C’est aussi découvrir son monde, lui donner de nouvelles couleurs et de nouvelles douleurs. C’est grandir : «J’ai découvert une extrême pauvreté, dont je n’étais pas consciente auparavant,  de nombreux endroits où les gens vivent dans des situations très difficiles et j’ai été choquée de voir cela.»

 

C’est pour cela qu’elle estime qu’il est essentiel que les Mauriciens/nes prennent conscience de la nécessité des ONGs et du bénévolat. Donner de son temps n’a pas de prix, mais permet d’offrir tout un trésor. Elle le sait, car elle accompagne les enfants défavorisés de mille et une façons, c’est là où son cœur la mène : «J’ai été choquée d’apprendre qu’ils/elles ne pouvaient pas vivre des choses (cinéma, Casela, centres commerciaux) qui me semblaient banals, mais grâce à la fondation, c’est possible. Avec les enfants, je développe ma créativité en inventant des jeux, en créant des artisanats et des décorations…»

 

Des heures de partage avec comme encadrement la Monad Charity, qu’elle considère comme une famille : «Nous avons notre Maman Monad et notre Papa Monad ! Michele et Samuel nous aident tous avec nos carrières, notre éducation et notre formation. Grâce à eux, j’ai beaucoup appris, j’ai reçu beaucoup de formations et de certificats. L’un de mes rêves était d’apprendre la coiffure. Ils m’ont encouragée à commencer un cours, ils m’ont même inscrite et j’ai maintenant commencé avec bonheur mon cours avancé en coiffure.» En donnant, elle a reçu énormément : «J’ai beaucoup appris sur le leadership et suis devenue une jeune femme bien plus indépendante, autonome, compétente et responsable.»

 

Sa deuxième maison se trouve là-bas : «J’y passe la plupart de mon temps libre, en dehors de mon travail et de mes études, et c’est parce que mon cœur y est. J’encourage tous les jeunes à rejoindre l’équipe pour vivre une expérience similaire, car c’est une expérience que je souhaite à tout le monde. Nous avons tous le pouvoir de changer le monde, un pas à la fois, et avec l’aide des organisations telles que Monad Charity, nous pouvons faire la différence.»