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Alain Jeannot : «Sur les pas des prélats», son documentaire sur les évêques de l’île

Une invitation pas comme les autres. Celle de découvrir la vie de ceux qui, avant Monseigneur Durhône, ont occupé ce poste important dans l’Église catholique. Alain Jeannot, que l’on connaît pour son combat en faveur de la sécurité routière, pour ses bouquins et pour sa plume parfois acérée et souvent poétique que l’on retrouve dans notre rubrique Anou Koze, a lancé son documentaire Sur les pas des prélats, le jeudi 14 septembre, à l’Institut Cardinal Jean Margéot. Une façon de découvrir la vie des évêques et l’histoire de l’île… Si ça vous dit de visionner cette œuvre, patience ; des sessions de projection seront organisées sous peu dans des salles d’œuvres et écoles, annonce l’auteur. En attendant, petite mise en bouche…

Une idée, une actualité, une envie… L’amoureux de l’histoire n’avait besoin que d’un prétexte pour se lancer. Même sans, il aurait pu trouver en lui l’envie d’explorer ce sujet ; mais ça, c’est une autre histoire ! «L’ordination de Monseigneur Durhône a été un facteur déclencheur. Cependant, j’avoue être un amoureux de l’histoire, surtout celle de mon pays. Le lien entre mon île et l’influence de la religion est indissociable. Or, les évêques qui ont été à la tête du diocèse de Port-Louis, depuis sa création en 1847, ont contribué énormément, non seulement à l’Église et aux fidèles, mais aussi au pays», explique Alain Jeannot.

 

Une question de transmission. La religion motive souvent ses recherches. Surtout quand elle s’inscrit dans une vision plus large, plus riche. Mais l’essence de sa démarche se trouve dans l’absolu nécessité de partager, d’appeler à la connaissance. De son monde, de soi et des autres : «C’est dans un désir de transmission et de valorisation de cette contribution que j’ai entrepris cette démarche. Car, je suis convaincu que le vivre-ensemble,  surtout dans un pays pluriethnique et culturel, passe par la connaissance et la reconnaissance de la participation de toutes les organisations et religions qui y cohabitent et qui fécondent les champs de l’inspiration et du respect mutuel.»

 

Un documentaire riche… D’images, d’illustrations, d’explications, de mises en contexte… L’objectif pédagogique – avec sa part de ludique ! – est atteint. Après avoir visionné ce document, vous aurez en tête une foule d’informations sur notre île et ses évêques. De quoi en glisser quelques-unes lors de vos conversations d’adultes ! Pendant 40 minutes, Alain Jeannot s’assure de rendre le sujet passionnant en ne laissant pas la monotonie s’installer.

 

Il est l’homme des anecdoctes qui donnent tout le relief au récit. Et pour vous donner envie de visionner le documentaire, il en partage quelques-unes. Cette information est particulièrement intéressante, selon lui : «Des neuf évêques étrangers que nous avons connus, cinq Bénédictins se sont succédé avec un intermède jésuite et les trois derniers appartenaient à la Congrégation du St-Esprit.» L’histoire de certains évêques rappellent l’essence de notre île, sa beauté et ce lien qu’elle crée qu’on soit d’ici ou d’ailleurs : «Deux évêques étrangers, rentrés en Europe pour cause de maladie ou autre, ont décidé de retourner à Maurice à la retraite. Ils y sont morts et reposent dans le tombeau des évêques à la Cathédrale Saint-Louis. Un troisième a exprimé le vœu d’être inhumé à Maurice alors qu’il était à l’article de la mort en France. Ces vœux furent respectés et il git également à la Cathédrale. C’est pour montrer combien notre petite île est séduisante, même pour reposer en paix pour l’éternité !»

 

Alain Jeannot évoque également «la générosité et le dévouement surprenants de certains prélats». Il évoque Léon Meurin et Daniel Liston :  «Quatrième et neuvième évêque respectivement, ils vont s’activer pour soulever des fonds à l’étranger pour contribuer à la reconstruction des écoles, institutions charitables et sanctuaires détruits par les violents cyclones de leur époque.» Et il y avait aussi Monseigneur O’Neil, le cinquième évêque: «Il a vendu les chevaux mis à sa disposition pour voyager en train ou en cariole, ce qui correspondait au transport public de ce temps-là, afin d’aider les pauvres !»

 

Des vidéos qui ne demandent qu’à être vues. Avant les prélats, Alain Jeannot s’est intéressé au premier Mauricien, à Adolphe de Plevitz ou encore à Jean-Georges Prosper. Au gré de ses créations, il vous emmène en balade et permet de faire le plein de savoirs. Comment fait-il ? Qu’est-ce qui le motive ? Il en parle : «Il faut d’abord aimer la culture, être passionné. Pour le tournage et le montage, j’ai arrêté les services d’un vidéographe/photographe/monteur. J’ai déjà une expérience devant la caméra, ayant animé pendant 18 mois la chronique télévisuelle Letan Lontan. Cela m’a grandement aidé. Mais le gros du travail, c’est le contenu. Là, il faut chercher dans les livres, les archives et les publications anciennes. Ça, ce n’est pas toujours facile, mais, ô combien passionnant et gratifiant !» Pour retrouver ses vidéos, n’hésitez pas à suivre sa page YouTube (https://bit.ly/alainjeannotYT).