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Ziyad Thupsee : mode attitude !

«J’ai toujours autant envie de me retrouver au sommet comme au premier jour. Je me suis engagé dedans. Même aujourd’hui, je me mange plein de ''non'' mais ces ''non'' ne font que m’endurcir», raconte Ziyad Thupsee.

Sur son compte Instagram, il raconte fièrement sa fashion story, que ce soit son expérience en tant que cover boy pour un magazine mode, sa participation à une pub télévisée pour une marque de cosmétique très connue ou encore son image associée à une campagne pour une ligne de prêt-à-porter qui défilait il y a peu dans la vitrine d'un magasin très connu sur les Champs-Elysées. «Cela va faire cinq ans à peu près que je fais du mannequinat et seulement deux ans et demi que j’arrive à en vivre», nous confie le jeune homme qui nous ouvre son petit monde...

Qui suis-je ? «Je suis français-mauricien. Je suis né à Paris. Mes deux parents sont mauriciens et sont nés à l’île Maurice. Ils sont venus en France quand ils étaient jeunes.»

 

Mon histoire avec la mode : «J’aime toutes les modes. Je m’adapte à tout, dépendant de mon humeur. Un jour, on peut me trouver habillé en vintage et un autre jour, en rock ou en casual. Mais tout en gardant une certaine élégance.»

 

Mon parcours : «Ce qui m’a amené dans la mode, c’est que, depuis mon plus jeune âge, je souhaitais devenir un acteur de renommée internationale. Je souhaitais également délivrer des messages d’amour, d’espoir... Je m’inspirais de cela tous les matins en me référant à des interviews de personnes à succès. Comme je ne connaissais personne dans le milieu, c’était très compliqué de me faire des contacts et de pouvoir percer car c’est un cercle assez fermé. Un jour, j'ai vu une pub pour le concours Mr France. Je me suis dit que c’était peut être l’opportunité de pouvoir me faire mes premiers contacts. J’ai fait le concours sans avoir gagné mais ça a été une très bonne expérience. Je me suis rendu compte que j’aimais vraiment bien la scène, le fait de parler devant un public et de poser devant un objectif. Ça a été compliqué au départ car j’étais un peu introverti mais comme j'aime beaucoup les challenges également, ça a été beaucoup de travail et j’en sors bien content aujourd’hui. Suite au concours, j’ai pu faire quelques shootings. Après cela, j’ai essayé d’envoyer mon profil à plusieurs agences sur Paris mais je ne me suis pris que des refus car mon profil ne correspondait pas à la recherche des clients qu’ils avaient à ce moment-là. Mais je n’ai pas baissé les bras. Bien au contraire, j’en voulais encore plus. J’ai continué à travailler dans l’entrepôt de mon père et j'essayais d’être à l’affût de chaque casting que je pouvais trouver via les réseaux. Aucun casting ne se présentait. Un jour, une agence de pub-mannequins a accepté ma candidature et m'a signé. J'étais tout content. C'était comme une petite victoire pour moi...»

 

Mes débuts : «Je pensais que c’était bon mais en fait, ce n'était que le début. J’ai attendu sept mois avant d’avoir un vrai casting. Mon premier était pour Nike et quand je l’ai décroché, j'étais tout content et euphorique. Ça a finalement été la pire expérience de ma vie ; étant super jeune et ne parlant pas l’anglais pour mon premier shooting professionnel, je l’ai complètement foiré. Après ce premier job, je n'ai plus eu aucun casting et contrat pendant peut-être un an et demi. Quelques petites années se sont écoulées et je n’avais toujours aucun job via l’agence. Je me suis inscrit sur une plateforme où il y avait des jobs de mannequin/acting/figurant, etc. Et c’est à partir de là que l’attente et la persévérance ont commencé à payer. J’ai fait des petits shootings en tant que mannequin free-lance. Rien de grandiose. C'était plus un complément de revenu qu’autre chose. J’ai essayé plein de looks différents pour voir ce qui pourrait fonctionner le mieux. Rien ne marchait comme je le souhaitais. Mais j’ai toujours su au fond de moi que ça allait fonctionner, sans savoir comment. Un jour, un photographe m’a dit : “Ziyad, tu devrais te couper les cheveux, je suis sûr que ça bougerait…” J’y ai réfléchi pendant longtemps car j’avais peur du résultat. Au final, je l’ai fait et ça a été la meilleure chose que j’ai pu faire dans ma carrière. Bon, cela n’a pas fonctionné tout de suite. Il y avait toujours un ''mais'' qui m’empêchait de réaliser mes rêves. Le combat continuait. J’ai alors décidé de prendre moi-même les choses en main. Personne ne croyait en moi. Alors, j’ai organisé un fashion editorial shooting durant lequel j’étais le directeur artistique. J'avais trouvé un styliste, un Make-up Artist et un photographe. J’avais également créé le mood board ; toute l’histoire de l’éditorial. Ça m’a demandé pas mal de temps, d’investissements et d’organisations mais j’ai réussi à faire le shooting qui était à la hauteur de mes espérances. Je l'ai ensuite moi-même proposé à certains magazines et un parmi a mordu à l’hameçon. Il m’a proposé une cover. J'ai accepté, bien évidemment.»

 

De belles expériences : «Une fois la couverture sortie, j’ai commencé à enchaîner plein de jobs. Tout est allé super rapidement après ça. Mon portfolio commençait à prendre du niveau avec les jobs décrochés. Après ceci, j’ai pris l’initiative de proposer mon profil à l’étranger, à Londres précisément. Une agence m’a ouvert ses portes. Pour moi, ça a été une grosse opportunité de pouvoir continuer à progresser dans ce que je faisais et, bien évidemment, de pouvoir pratiquer mon anglais qui était un handicap pour moi dans la voie que j’avais choisie. J’ai décroché pas mal de jobs une fois sur place et j'ai commencé à avoir un bon niveau en anglais. C’est fou... Car quand on n'a rien, c’est compliqué mais avec le temps, plus on travaille, plus le travail arrive par la suite. Mon niveau de confiance, d’amour et de détermination ne faisait qu'augmenter...»

 

Ma vie aujourd'hui : «Je continue le mannequinat. Cela va faire cinq ans à peu près que je fais cela et seulement deux ans et demi que j’arrive à en vivre. Une chose est sûre : j’ai toujours autant envie de me retrouver au sommet comme au premier jour. Je me suis engagé dedans. Même aujourd’hui, je me mange plein de ''non'', mais ces ''non'' ne font que m’endurcir.»

 

Mes liens avec Maurice : «Je suis français car je suis né en France mais durant toute mon enfance, j’allais à Maurice au moins deux fois par an. C’est comme si j’avais grandi là-bas sans avoir grandi là-bas. J’ai de la famille un peu partout dans l'île, que ce soit à Port-Louis, Terre-Rouge, Triolet, Curepipe... Mais là où je passais le plus de temps, c'était à Curepipe, chez ma grand-mère, que je considère comme ma deuxième maman ; je suis très proche d'elle. Ma famille et moi avons construit une villa à Grand-Gaube. Nous en sommes très fiers. Aujourd’hui, avec mon travail, je n’ai pas trop l’occasion d'aller dans mon île mais j’espère y retourner très bientôt.»