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Un enseignant mauricien atteint le camp de base de l’Everest : le rêve devenu réalité de Praiyass Jugnarain

Le couple ici avec ses enfants.

Cet habitant de Goodlands a réalisé son rêve faisant parti des happy fews à avoir atteint le camp de base de l’Everest.

«Une vie sans aventure serait ennuyeuse.» Cette citation de Baden Powell sied parfaitement à Praiyass Jugnarain. L'enseignant de 45 ans est rentré au pays le 14 novembre, après avoir réalisé son rêve : escalader l’Everest. Il est parvenu à atteindre le camp de base de cette montagne située dans l’Himalaya après huit jours d’ascension seulement, malgré le froid et la neige – la température frôlait les -20°C. Faisant la fierté de sa petite famille.

 

Ce n’est pas son épouse Venisha, 39 ans, qui dira le contraire. «Je suis très fière de mon mari. Il a pu réaliser un rêve qui lui tenait à cœur depuis deux ans», confie-t-elle. Purvesh, 14 ans et passionné de nature et d’aventure, et Vaishnavi, 9 ans, sont aussi très fiers de leur papa. D’ailleurs, tous
deux se préparent à l’accompagner très bientôt pour une ascension en famille. Pour l’heure, c’est le père de famille qui
a accompli un exploit.

 

Praiyass, un habitant de Goodlands, a eu l’idée d’escalader l’Everest après une rencontre en novembre 2019. Après plusieurs semaines de recherches sur Internet en compagnie de son fils et une préparation physique comprenant l’escalade de plusieurs montagnes, le vélo et le karaté, l’enseignant décide de mettre le cap sur Katmandou en avril 2020. «Il a dû revoir son projet car le pays était en plein confinement», explique Venisha. Après des mois d’attente, le quadragénaire a pris un vol vers le Népal, le 29 octobre. Après quoi, ce passionné de trek a entamé son ascension.

 

Praiyass s’est d’abord rendu à Lukla, un des aéroports les plus dangereux au monde, avec une piste étroite situé à 2 860 mètres d’altitude. Il est ensuite allé à Phakding, après quatre heures de marche accompagné d’un guide, et à Namche Bazar, situé à 3 440 mètres d’altitude. Le Nordiste a pu atteindre le camp de base en passant par Dingboche, à 4 260 mètres d’altitude, et Lobuche, où il faisait -10°C. Il a dû traverser Gorakshep, avant d’arriver, au huitième jour, au camp de base de l’Everest – dont le mont culmine à plus de 8 800 mètres d’altitude –, où il a fièrement fait flotter le quadricolore au pied du glacier du Khumbu, à 5 364 mètres d’altitude. À ce jour, très peu de Mauriciens ont pu réaliser l’ascension du plus haut sommet du monde, qui commence par le camp de base.

 

De leur côté, Venisha et ses enfants ont été d’un grand soutien moral pour Praiyass durant cette ascension. La petite famille se parlait via WhatsApp. «Je suis toujours souriante et sereine de nature. Je suis enseignante psychothérapeute. J’étais le support moral, émotionnel et financier de mon époux», précise Venisha. Car oui, cette aventure a un coût. Praiyass et son épouse ont dépensé environ Rs 200 000.

 

«Nous sommes mariés depuis 15 ans. Nous avons toujours partagé nos passions. Mon époux a osé rêver. Nous avons travaillé dur pour cela et on y est parvenus», confie notre interlocutrice qui pratique également le karaté et qui est secrétaire de la Mauritius Sports Karate Association. Quant à son fils et sa fille, ils sont respectivement ceinture marron et jaune dans cet art martial. Désormais, la petite famille s’entraîne dur pour réaliser son rêve de se rendre ensemble sur l’Everest…

 

Madame également à l’honneur

 

Praiyass n’est pas le seul à avoir fait la fierté de son entourage. Son épouse Venisha, née Gooriah, vient de remporter le titre de Winner of African Union Continental Teacher Award 2021. La jeune femme, qui est psychothérapeute, formatrice et conférencière, figure également dans le Top 9 au niveau de l’African Union Ministry of Education. Celle qui a déjà visité 15 différents pays, qui se présente comme une passionnée de voyage et d’éducation, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. «Je crois dans la magie des connexions humaines», confie-t-elle.