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Mère célibataire : mon enfant, ma plus belle réussite

«Je trouvais toujours le moyen de me relever», confie Anne-Lise Bardin, en parlant de sa réalité de mère célibataire et en racontant son amour pour son fils Klein.

Si sa vie de maman solo n’a pas été facile, elle s’est accrochée à l’amour qui la lie à son enfant pour affronter tous les obstacles qui étaient sur leur chemin. À l’occasion de la fête des Mères, elle tient à apporter un message d’espoir à toutes les mamans célibataires qui, comme elle, assument le rôle des deux parents...

Leur histoire est indissociable. Car elle est aussi née le jour où elle a donné naissance à son enfant. Ce jour-là, elle devenait maman, un rôle qui a complètement changé sa vie. Et aujourd’hui, quand elle regarde, avec beaucoup de tendresse, son enfant, elle repense à tout ce cheminement à deux. Elle se rappelle de chaque moment. Elle se souvient de tout : les doutes, les peurs, les pleurs, les incertitudes... Elle se revoit, elle, encore étudiante, devenue mère, seule, et qui a choisi d’être à la fois la maman et le papa, bref, le centre du monde d’un tout petit être qui n’avait pas choisi de naître. «J’étais très jeune, j’avais 17 ans», lâche-t-elle en évoquant cette période de son existence.

 

Quand elle pense à cette étape de sa vie, elle se retrouve fragile, alors qu’elle faisait face à toutes ces épreuves, ces difficultés, ces jugements qui ont jalonné ces dures années : «On me jugeait parce que j’étais vulnérable. Je ne connaissais rien à la vie...» Elle repense à cet instant, quand elle a choisi de faire face à ses responsabilités et de tout assumer, portée par l’amour pour ce petit bout qui était entré dans sa vie.

 

Mais face à l’adversité, Anne-Lise Bardin, 39 ans, qui s’est retrouvée avec son bébé sans le père de ce dernier «pour plusieurs raisons», a choisi de faire de son rôle de maman solo, le moteur de sa vie. Et si aujourd’hui, jour de la fête des Mères, elle respire la sérénité, c’est parce que, quand elle regarde son fils, sa bouée de sauvetage, sa source de motivation, celui qui lui a beaucoup appris sur la vie et qui lui a donné le courage de prendre leurs deux vies en main, elle voit de l’amour, de la force mais aussi sa revanche sur la vie, sa plus belle réussite. À eux deux, ils ont tout vécu, tout traversé. «J’ai vécu des moments très difficiles, seule, incomprise, fatiguée. Certaines personnes me disent même que je passais mon temps à me prendre pour une victime... Juste pour avoir bonne conscience, j’imagine, ou pour me dire qu’ils n’en n’ont rien à faire de mes problèmes. Quoi qu’il en soit, malgré toutes les difficultés, je n’ai pas cessé de me battre», nous confie cette maman, en se remémorant ses souvenirs, particulièrement ce jour où elle a donné la vie à Klein, son fils, sa bataille : «Au fur et à mesure que mon fils grandissait, les ennuis ont commencé aussi...» Si elle dit avoir bénéficié du soutien de sa famille, Anne-Lise se rappelle aussi avoir dû, à chaque fois, s’accrocher à ce petit être qui comptait sur elle.

 

C’est son bien-être et son sourire qui l’aidaient à avancer. «Je n’ai jamais cessé de me battre. Je trouvais toujours le moyen de me relever», confie-t-elle. Pour Klein, qui a aujourd’hui 22 ans, elle a fondé, à la sueur de son front, un foyer, un petit nid d’amour mais aussi une situation. À coups de détermination et de prêts bancaires, elle a fait, raconte-t-elle, construire leur maison et a investi dans une voiture et dans l’éducation de son fils, entre autres, car son objectif était d’être indépendante et d’offrir la meilleure vie possible à son fils. «La prière a été un point central dans ma vie. La lecture aussi. Je lis énormément, surtout des livres qui m’aident à progresser dans tous les domaines de ma vie», poursuit Anne-Lise qui est aujourd’hui fière de son vécu et de son parcours.

 

Avec son fils, sa fierté, son équilibre, son complice, son meilleur ami, elle a aujourd’hui une petite famille – «mon fils, sa copine Marie Élise et mon compagnon Nicholas» – qui la comble de bonheur. Les moments de doutes sont maintenant loin derrière elle. «J’ai des personnes formidables autour de moi et avec un compagnon qui prend soin de moi, mes soirées se passent dans la joie et la bonne humeur», ajoute Anne-Lise qui, en ce jour de fête, tient à avoir quelques mots pour ces femmes qui se retrouvent à devoir, comme elle, élever seules leurs enfants : «Je leur dirai de ne pas arrêter de chercher le bonheur et de le faire par tous les moyens. Ayez confiance en vous et foncez !»

 

Car, dit-elle, quand on est porté par l’amour, on peut tout affronter...