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Les sons de l’encre : Clémence soupe, des livres audio, de l’amour…

La jeune femme vous invite à découvrir le premier «audiobook».

La jeune femme a eu une belle idée et a tout fait pour qu’elle devienne une réalité. Mais elle a besoin de vous pour continuer sur cette belle route… 

Il y a des histoires comme ça qu’on n’oublie pas. Elles ont la mélodie des bonnes idées et les notes subtiles mais puissantes d’un projet qui touche au cœur. Clémence Soupe a tapé dans le mille avec ce «bébé» dont elle va parler aujourd’hui. La jeune femme, dont le père est mauricien, qui a vécu en France presque toute sa vie et qui a décidé de s’installer dans l’île et de devenir art thérapeute, a l’envie de faire vivre les récits d’ici autrement. Elle a le rêve de faire des œuvres d’auteurs mauriciens des livres audio. Un désir qu’elle porte en elle depuis mai 2021 où l’inspiration est venue lors du Festival du livre audio de l’Institut français de Maurice (IFM).

 

D’un coup, comme ça. Boum, badaboum ! C’était là : «Je me disais qu’un projet similaire pour la littérature mauricienne, ce serait super. J’adore les livres audio.» Et comme il est difficile de laisser s’échapper une bonne idée (oui, elle vous colle à la peau), Clémence a entamé les démarches. Prise de contact avec l’IFM : «L’Institut a trouvé l’idée intéressante et dans l’air du temps. Alors, il était partant et a mis à ma disposition sa culturethèque et a permis de me mettre en contact avec des maisons d’édition, des collaborateurs et des sponsors.» Elle a lancé sa boîte, Les sons de l’encre, dans le même souffle créateur.

 

Il n’en fallait pas plus pour faire chauffer la machine ! Et Corine Fleury, de l’Atelier des Nomades, a tourné la clé de contact : «Elle m’a permis d’avoir accès gratuitement pour une durée déterminée aux œuvres de la maison.» Une aubaine qui a mis ce projet sur l’autoroute de la réussite. Un livre audio est déjà disponible sur la culturethèque de l’IFM (pour savoir comment y accéder, faites un tour sur la page Facebook @lessonsdel’encre).

 

Il s’agit d’Un Flamboyant Père Noël de Fabienne Jonca et Iloë (lu par Tico Soopaya et mis en musique par Kan Chan Kin). À l’avenir, deux autres livres audio (pour commencer) viendront accompagner ce premier ouvrage, Vent d’Est de Gabrielle Wiehe et Contes de l’île Maurice de Shenaz Patel et Sébastien Pelon. Mais Clémence Soupe a décidé de ne pas s’arrêter là : «J’ai été plus gourmande.» Elle a pris contact avec L’Harmattan qui a un volet consacré aux œuvres de l’océan Indien et la grande maison d’édition a adhéré à son projet.

 

Tant mieux car elle a des vues sur Le Journal d’une Vieille Folle d’Umar Timol ! Depuis mai, les jours se sont succédé à une vitesse (folle ?) incroyable : entre la recherche d’un studio d’enregistrement, de techniciens du son et de voix, il y a eu du boulot. «Mon but est de valoriser les auteurs mauriciens mais aussi les compétences techniques et artistiques locales», confie Clémence. Néanmoins, pour tout ça, il faut du cash ! C’est pour cela que la jeune femme a lancé une campagne de crowdfunding sur le site de Small Step Matters : https://bit.ly/cfclemence.

 

Parce que pour Clémence, le projet est avant tout social : «Nous réfléchissons à plusieurs avenues en ce moment avec l’IFM, dont l’idée de rendre l’accès en ligne gratuit à la culturethèque pour l’ONG Lizie dan Lamain.» 2022 s’annonce donc pleine de belles surprises et d’histoires à raconter, à l’encre des sons, pour Clémence…