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Les mondes électro du Réunionnais Labelle

Avec son pote Hlasko de l’Afrique du Sud, ils ont formé le duo Kaang.

Un gagnant, un fonceur, un touche à tout. Labelle, Jérémy Labelle de son vrai nom, n’a peut-être que 31 ans, mais ce jeune homme en a vu des pays. Tant mieux puisqu’il adore les expérimentations musicales. Labelle, c’est surtout le vainqueur du Prix Musiques de l’océan Indien 2015, devant la formation réunionnaise Saodaj’ (2e) et le groupe mauricien Tritonik (3e). Eh bien, l’artiste était chez nous le temps d’un concert prévu hier, samedi 11 juin, à l’Institut français de Maurice. Un événement lors duquel il présentait le duo Kaang, qu’il forme avec le musicien Hlasko (originaire du Lesotho, en Afrique du Sud), le temps d’un set.

 

Labelle est, en tout cas, un jeune homme bien nourri de musique électronique, ancien DJ qui a été bercé autant par les sons synthétiques de Jean-Michel Jarre que par le maloya typique de son île. Un homme en constante recherche musicale. «Avec le duo Kaang, on a essayé une recherche musicale autour des Bushmen, ces indigènes de l’Afrique. Avec le temps, on a même vu qu’il y avait des ponts entre nos deux pays, ce qui a approfondi notre musique en elle-même»,  explique l’électro-man qui foule pour la troisième fois le sol mauricien.

 

Le Prix Musiques de l’océan Indien 2015 lui a aussi permis de beaucoup voyager  et de participer à des événements en tous genres : marchés de musique, lives ici et là, posant ses valises notamment à Paris, au Cap-Vert et bientôt au Maroc, en Espagne ou à des festivals comme les Francopholiesen juillet. «Lors de ces nombreux marchés de musique, il faut beaucoup convaincre car je fais de la musique sur des ordinateurs et d’autres grosses machines. Il faut bien expliquer comment la musique électronique en elle-même est structurée, d’autant que la mienne inclut de gros éléments de musique du monde. Mais c’est déjà un bon pas si ce genre de musique arrive à entrer dans des marchés de la musique», observe Labelle qui a sorti, fin 2013, son premier disque, Ensemble, sur lequel figurent deux morceaux du duo Kaang.

 

Toutefois, remarque Labelle, très fasciné par ce que peuvent faire des gens du hip-hop comme Kanye West et la bande à Kendrick Lamar (Sounwave, Lebron James, entre autres), tout est devenu plus facile pour ceux qui s’essaient à l’électro : «À l’époque où j’étais DJ, vers la fin des années 90, l’investissement le moins cher que l’on pouvait faire était d’acheter des platines et des disques vinyle. Aujourd’hui, on a juste besoin d’un ordinateur, d’un logiciel et d’une bonne créativité. C’est cool en tout cas si ça crée des artistes de talent.»  

 

Rendez-vous en 2017 pour connaître le/les artistes qui succéderont à Labelle. En attendant, ce dernier nous fera profiter de son deuxième album l’année prochaine.