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Le Dr Farhad Aumeer : Au cœur de la gynécologie

Le médecin raconte sa profession.

Un kyste géant de 40 cm, un des plus gros au monde, a été enlevé en une seule pièce, de l’abdomen d’une adolescente de 15 ans grâce à l’endoscopie chirurgicale de pointe. Le Dr Farhad Aumeer, qui a mené l’intervention, revient sur ce cas…

«C’est l’un des rares cas où un kyste ovarien géant a été enlevé en entier via une petite incision de 1,5 cm grâce à l’endoscopie chirurgicale.» C’est ce qu’explique le Dr Farhad Aumeer, obstétricien, gynécologue et chirurgien endoscopique, en évoquant le cas du kyste géant de 40 cm enlevé en une seule pièce de l’abdomen d’une adolescente de 15 ans grâce à l’endoscopie chirurgicale de pointe au Wellkin Hospital, à Moka. Selon la documentation disponible dans les revues médicales, les plus gros kystes recensés varient de 30 à 38 cm. Ainsi, il s’agit d’un des plus gros au monde.

 

Tout commence quand une jeune patiente se rend au Wellkin Hospital, se plaignant d’une distension abdominale, avec un ventre anormalement gros, rappelant celui d’une femme enceinte de 36 semaines. Une scanographie décèle ainsi un kyste ovarien anormalement grand, mesurant 40 cm sur 23 cm sur 18 cm, qui s’appuie contre le thorax de la patiente et d’autres organes. La jeune fille, elle, se plaint seulement d’avoir le ventre qui ballonne et des problèmes de constipation occasionnels. Il n’y a aucun symptôme urinaire, aucune perte de souffle ou de trouble menstruel.

 

Après des examens approfondis, l’intervention est vite programmée et le kyste ovarien gé-ant est enlevé via une endoscopie chirurgicale, par le Dr Farhad Aumeer, à travers une pe-tite incision. «L’intervention s’est très bien passée. Toutes les littératures confirment que le kyste enlevé fait partie des plus gros au monde», explique le médecin que nous rencontrons le mercredi 3 avril, à son cabinet, au Wellkin Hospital, à Moka. Il se dit satisfait que l’intervention ait été un succès, pour le plus grand soulagement de la patiente.

 

Cette dernière porte ainsi une légère cicatrice qui est esthétiquement mieux qu’une cica-trice rappelant celle d’une césarienne. Pendant l’intervention, une endoscopie a confirmé que son utérus, ses trompes de Fallope et son ovaire droit sont anatomiquement normaux. «Depuis, j’ai vu la patiente trois fois. Elle ne présente aucun problème. Elle a besoin d’un suivi parce que les kystes ovariens chez les jeunes filles peuvent être répétitifs», ajoute le médecin qui précise que les symptômes par rapport à ce genre de cas sont vastes. «Il y a souvent des douleurs au ventre, un dérèglement du cycle mentruel avec, dans certains cas, des règles abondantes. Les filles présentant ce genre de kystes donnent aussi l’impression d’être enceintes. Ce sont autant d’indications.»

 

Pour le Dr Aumeer, marié et père de trois enfants, des interventions de ce genre et leur ré-sultat font partie des choses qui lui donnent envie de continuer à exercer son métier avec passion. «C’est une satisfaction personnelle que me procure mon métier. Bien que j’aie terminé mes études il y a plus d’une vingtaine d’années, je ne suis pas quelqu’un qui s’assoie et qui se dit qu’il sait tout. Le continuous education et le continuous professionnal learning font partie intégrante de ma façon de voir les choses. Je voyage assez régu-lièrement pour m’assurer d’être à la hauteur des nouvelles technologies et méthodes de traitement. Ceci dit, à Maurice, on n’a pas autant de cas pour pouvoir montrer l’élargissement de notre profession», confie-t-il.

 

Mais, poursuit-il, il y a des médecins qui n’ont rien à envier à ceux qui travaillent dans de grandes institutions européennes. «On a la technologie et la logistique dans les cliniques, comme au Wellkin Hospital. Le cas de cette jeune fille avec un kyste ovarien géant est un exemple auquel je suis habitué. Je me dis que j’ai réussi à redonner le sourire à une jeune fille qui avait peur d’avoir une grosse cicatrice après l’intervention.»

«Ma voie»  En parlant de son métier, avec beaucoup de sérieux et de fierté, le Dr Aumeer se rappelle de ce moment où il a su qu’il allait choisir cette voie : «J’ai fait mes études de base à Dublin. Durant cette période, on a une formation autour de différentes spécialités, que ce soit la chirurgie générale, l’orthopédie, la gynécologie ou encore l’ophtalmologie. Pendant que je faisais la gynécologie, j’ai été captivé par le professeur qui nous donnait des cours : Colm O’Herlihy.  Il était très dur, très direct et très strict. J’ai ainsi vu qu’il y avait un mélange de la médecine et de la chirurgie dans une seule spécialité mais j’ai aussi été impressionné par le professeur. Une fois le cours de base terminé, j’ai été le voir car j’avais pris la décision d’évoluer dans le domaine de la chirurgie. Il m’a donné son soutien et j’ai par la suite atteri à Liverpool.»

 

Une fois là-bas, il a eu la chance de rencontrer des gens très connus dans le domaine, comme Bob Kingston. «Il était très bon dans le domaine de la chirurgie-gynécologie avancée. J’ai travaillé avec lui pendant trois à quatre ans et c’est durant cette période que j’ai développé cette approche et cet intérêt intense de faire de grosses chirurgies gyné-cologiques. Il m’a mis dans le bain et c’est à partir de là que mon intérêt s’est manifesté davantage. J’ai alors su que c’était ma voie.»

 

Mais tout n’a pas toujours été rose. «Je suis quelqu’un qui n’a pas de patronyme. Je suis revenu à Maurice et j’ai bossé dur. J’ai travaillé pour le gouvernement pendant cinq à six ans. Mes idées étaient bien appréciées. J’ai introduit le dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein. Il y a ainsi eu la caravane de la santé. J’étais en charge du projet. J’ai aussi introduit l’hystéroscopie dans trois des hôpitaux du gouvernement, de même que la colposcopie, entre autres initiatives. J’ai gravi les échelons avec le soutien de mes proches, certains aînés qui ne sont plus là et mon amour pour le métier.»

 

Depuis, il continue son petit bonhomme de chemin, tout en restant à cheval sur certaines valeurs : «Je ne dis pas que je suis parfait. Bien évidemment, il m’est arrivé d’avoir à faire face à des complications. Pour moi, afin d’être un bon gynécologue, il faut savoir être à l’écoute de ses patientes. Un plus serait aussi d’être doux et je reconnais que je ne suis pas le meilleur des ‘‘doux’’… Je suis là pour aider les gens qui se tournent vers moi.»

 

Ce sont là les paroles d’un passionné qui dédie sa vie à la gynécologie…

 


 

À la pointe de la technologie

 

Le Wellkin Hospital propose l’endoscopie chirurgicale comme intervention dans divers cas. Son unité de chirurgie dispose de tous les équipements dernier cri et de toutes les facilités de pointe, et se repose sur une équipe composée de chirurgiens, d’infirmiers et de tech-niciens expérimentés. Les médecins se spécialisent en endoscopie, en soins inten-sifs/traumatologie et en interventions non invasives.