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Adèle Dalais : «Si les femmes se soutiennent les unes les autres, les mentalités peuvent changer»

«Que je passe une bonne ou une mauvaise journée, mes chiens sont toujours contents de me voir», souligne celle qui a adopté un chien par an ces trois dernières années.

La jeune femme de 28 ans, Manager aux Brûleries de La Fournaise, a décidé de se lancer un nouveau défi il y a un peu plus d’un an, avec l’ouverture de sa boutique Goyco à Péreybère. Depuis, le response est positif, malgré les nombreux obstacles qui se sont dressés sur sa route, comme la Covid-19 et des paroles pas toujours encourageantes. À force de persévérance, Adèle Dalais y est tout de même arrivée. Rencontre avec une «Super Nana»…

Il y a de ces parcours qui inspirent. De ces success stories qui donnent envie de foncer, qu’importe les difficultés. Celle d’Adèle Dalais en fait partie. Cette habitante de Péreybère, dans le nord de l’île, a déjà accompli tellement de choses à seulement 28 ans. Cela, non sans de nombreuses épreuves qu’elle est quand même parvenue à surmonter…

 

Adèle a 22 ans quand elle démarre comme Sales & Marketing Manager aux Brûleries de La Fournaise, après des études de commerce à Paris et plus d’un an d’expérience au sein de L’Oréal Paris, dans la section de luxe. «C’est chez L’Oréal que j’ai eu mes premiers contacts avec les produits de beauté. J’ai travaillé avec des marques comme Yves Saint Laurent, Lancôme ou encore Giorgio Armani», souligne-t-elle. 

 

Au fil des années, elle gravit les échelons jusqu’à occuper le poste de Manager aux Brûleries de La Fournaise, une usine de torréfaction de café. Mais être une femme à ce poste, ce n’est pas toujours facile. «Quand vous arrivez et que vous êtes jeune et blonde comme moi, certains pensent que vous êtes bête», observe-t-elle. Mais Adèle s’accroche et cela fait environ six ans qu’elle fait partie de la famille des Brûleries de La Fournaise. Une usine qui a lancé, fin 2020/début 2021, les premières capsules eco-friendly made in Moris. Des capsules compostables et biodégradables. «Nous sommes les seuls à le faire», précise-t-elle.

 

Mais ayant toujours soif de challenge, d’innovation, de changement positif, la jeune femme décide de se lancer un nouveau défi : ouvrir une boutique. «Avec la pandémie, un peu comme tout le monde, mon mari Alex et moi étions à la maison à ne rien faire, à tourner en rond et à stresser surtout. Lui, il avait un restaurant et moi, l’entreprise de café, grandement tournée vers le tourisme. On était un peu claustrophobes aussi. On voulait sortir, voyager. On a alors entendu parler d’un ‘‘spot’’ qui s’est libéré à Péreybère», explique Adèle qui a, à ce moment-là, une idée qui lui trotte dans la tête ; créer un endroit qui ressemblerait un peu aux coffee shops qu’on trouve à Cape Town ou à Londres, avec une culture de third place from home, «cet autre endroit que la maison et le bureau, où on peut juste aller se ressourcer».

 

Concept novateur

 

Par hasard, Adèle et son époux se renseignent, et la place est libre. De là, commencent les recherches et autres démarches pour mettre sur pied un concept novateur. «Cela nous a pris au moins un an pour vraiment nous installer, pour tout préparer, pour contacter les marques. Avec la Covid-19, ce n’était pas possible d’aller dans des salons, par exemple. Donc, c’était beaucoup de recherches sur les sites Internet, sur Instagram, Facebook, et à travers des recommandations. Pendant un an, il y a eu beaucoup d’appels, de relances, d’échanges de mails, etc.», souligne notre interlocutrice.

 

Au bout d’une année de dur labeur, le village Bloom finit par voir le jour en novembre 2021 à Péreybère : «C’est un concept ‘‘3 en 1’’. Quand vous arrivez à Bloom, vous découvrez un restaurant qui ouvre dès 7h30. Sur place, il y a la boutique Goyco qui est appelée à être plus grande. On y propose des articles vraiment différents. Pour ce faire, on travaille avec plus de 50 designers/fournisseurs à travers le monde, dont beaucoup d’Angleterre, de France ou encore des Pays-Bas.» Le village Bloom, c’est aussi la notion du me time : «Notre devise, c’est ‘‘eat, drink, shop’’. Ce n’est pas comme aller dans un centre commercial pour faire du shopping. Là, vous savez que vous venez dans un espace où vous vous sentez calme, où vous pouvez prendre du temps pour vous.»

 

Autre particularité de Goyco : l’exclusivité. «L’idée est de vraiment garder la touche exclusive. On a de nouvelles collections qui arrivent toutes les semaines et qu’on ne trouve pas ailleurs à Maurice», précise Adèle. D’ailleurs, elle annonce tout plein de nouveautés à l’approche de la période des fêtes : «Vous pouvez dès maintenant y trouver des cadeaux à offrir pour Noël. Des marques intéressantes vont aussi débarquer dans les prochaines semaines, comme Gas Bijoux de France que j’essayais de contacter depuis deux ans. En outre, il est bon de préciser que nous proposons également des choses pour les hommes. Par exemple, des chemises faites au Kenya et des maillots de bain d’Afrique du Sud. On aura aussi des chemises qui viennent de l’Inde.»

 

Vous souhaitez en savoir plus sur le magasin Goyco ? «Eh bien, n’hésitez pas à y faire un tour. Puis, on est aussi présents sur Facebook. Mais surtout sur Instagram : @goycomauritius», explique Adèle Dalais qui réalise aujourd’hui son rêve de petite fille (voir hors-texte). «Il y aura toujours des obstacles, des gens qui vous diront que ce n’est pas possible de réaliser tel ou tel projet. Mais il faut toujours faire preuve de persévérance. Comme moi avec Goyco et le village Bloom. Comme je dis toujours, surtout aux femmes, il faut se soutenir les unes les autres. Ne serait-ce qu’à travers un like ou un share. C’est gratuit. De cette manière, les mentalités peuvent changer au fur et à mesure…»

 

Ce sont là les paroles d’une jeune femme au parcours inspirant…

 

Il était une fois… un rêve de petite fille

 

Aujourd’hui, Goyco est un concept store de mode mais son nom est né il y a des années, dans la tête d’une petite fille de 9 ans. Adèle Dalais rêve alors de se lancer dans l’entrepreneuriat. Dans l’idée de se faire un peu d’argent pour s’acheter des bonbons, chocolats et autres petits gadgets à la boutique du coin, la petite fille met en place un mini-stand où elle vend aux voisins des goyaves et des cocos récoltés dans son jardin à Calodyne, avec ses frères. Seize ans plus tard, elle lance sa boutique portant le même nom (Goy pour Goyaves et Co pour Cocos). Réalisant son rêve de petite fille de devenir une femme entrepreneur.

 


 

Portrait décalé

 

Adèle Dalais s’est prêtée volontiers au jeu du «portrait chinois» et nous explique ses choix…

 

◗ Si j’étais un animal…

 

Le chien. Parce que c’est mon signe chinois. J’ai aussi trois chiens ; j’en ai adopté un par an ces trois dernières années. Il est un compagnon qui est tout le temps de bonne humeur. Que je passe une bonne ou une mauvaise journée, mes chiens sont toujours contents de me voir. Ils ne connaissent pas le stress par lequel vous êtes passé. C’est ma devise aussi ; peu importe le stress que vous pouvez avoir au travail, tout le monde a des problèmes, petits pour certains, gros pour d’autres. Il faut toujours garder le sourire. Il faut que votre présence soit toujours agréable pour les autres.

 

◗ Si j’étais une plante…

 

Ma fleur préférée, la peony. Ça me rappelle mes années d’études à Paris. C’est vraiment la fleur magistrale, elle est magnifique.

 

◗ Si j’étais une saison…

 

L’automne. Pour les couleurs et le côte sépia. On a vraiment l’impression d’être dans un film.

 

Le printemps. Parce que les gens sont de bonne humeur. La vie reprend après le dur hiver.

 

◗ Si j’étais un pays…

 

Maurice. C’est le meilleur pays au monde. Il y a tout ce qu’on veut. La sécurité. Les gens qui sont tellement gentils. Et ça vous rend gentil vous-même. C’est l’endroit idéal pour s’épanouir.

 

◗ Si j’étais un livre…

 

How I Built This de Guy Raz. J’ai fait venir ce livre avec l’autographe de l’auteur. J’étais parmi les 100 premiers à commander. En gros, il fait l’interview de tous les grands entrepreneurs. On y découvre les dessous de la création d’une compagnie. Les histoires sont incroyables. Ce livre est hyper inspirant. Ça met en avant la persévérance. L’entrepreneuriat n’est pas un long fleuve tranquille. Mais il faut persévérer, en particulier quand on est une femme.

 

◗ Si j’étais un dessin animé…

 

Super Nana. Girls’ power !

 

◗ Si j’étais un super pouvoir…

 

Voyager dans le temps. Le temps, c’est la chose qu’on ne peut pas contrôler. De pouvoir gérer son temps, repartir en arrière et aller en avant, ç’aurait été sympa.

 

◗ Si j’étais une chanson…

 

Ça change tous les jours. Je peux passer du Cardi B à du Stand By Me, en passant par du Black Coffee. À savoir que mon mari est aussi DJ.

 

◗ Si j’étais un plat…

 

Les Eggs Benedict de Bloom. C’est le plat signature qu’on a créé pendant la Covid avec mon mari et son partenaire. C’est actuellement notre best-seller.

 

◗ Si j’étais un sport…

 

Le pilates. Ça me relaxe après les longues journées et soirées de travail.

 

◗ Si j’étais un chiffre…

 

Le 21. Je me suis fiancée un 21. Tous les 21, une bonne nouvelle tombe.

 

◗ Si j’étais un conseil…

 

Un conseil applicable par les femmes tous les jours : se soutenir les unes les autres.

 

◗ Si j’étais un hashtag…

 

#goodvibes

 

◗ Si j’étais une émotion…

 

La joie, toujours la joie.