• Kursley Favory, 43 ans, commet un autre viol après quatre ans - Ginette*, 80 ans : «Monn res fer lapriyer pou ki sa kosmar-la arete...»
  • Décès de Pankaj Udhas : cette voix d’or qui a marqué les Mauriciens
  • Manchester City vs Manchester United : règlement de comptes entre voisins
  • Quand Bruno Raya raconte Morgan Heritage et son chanteur décédé
  • Serge Moorjee : l’homme qui respirait le foot
  • Taekwondo : Sheldon Yan Too Sang aux Jeux d’Afrique
  • Huawei Matebook D16 : tout du bon côté
  • Mouvement pour le Progrès de Roche-Bois : l’agroécologie, un levier pour une meilleure intégration sociale
  • François Lindemann et sa rencontre musicale où «Tou korek»
  • Ishfaaq Mudhawo : politique, social et... chevaux

Coupe d'Asie 2024 : le réveil à travers le foot

La Corée du Sud de Heung-Min Son, une des favorites.

Parallèlement à la CAN, un autre continent aura sa fête du football en même temps. Cette compétition ne manque pas d'intérêt surtout que plusieurs joueurs participants évoluent dans des clubs phares en Europe.

Un autre tournoi chamboulé. En juin 2019, la Chine avait remporté l’appel d’offres pour l’organisation de l’événement. Mais Pékin s’était ensuite retiré en mai 2022 dans le cadre de sa politique préventive dite de «zéro Covid», laissant l’AFC dans l’embarras pour trouver un nouvel hôte pour son tournoi phare de football masculin qui réunit 24 équipes. Le Qatar s’était alors présenté et avait forcé l’organisation à décaler la compétition, initialement prévue du 16 juin au 16 juillet 2023, pour des raisons météorologiques. L'expérience du Mondial 2022 sur son sol sera un atout pour le Qatar et va mobiliser ses supporters.

 

L’Arabie saoudite s’y rend en essayant de se forger une réputation internationale plus progressiste et plus responsable. Cela n’a jamais été aussi évident à travers ses récents investissements sportifs, en particulier dans le football. Il y a cinq ans, le royaume était arrivé deuxième de son groupe et avait quitté la compétition en huitièmes de finale, une performance décevante comparée à celle de ses petits voisins, le Qatar et les Émirats arabes unis (qui ont atteint les demi-finales).

 

Cette fois-ci, l’Arabie saoudite, qui a beaucoup investi dans l’acquisition de joueurs étrangers pour son championnat national, espère mieux jouer, voire remporter le tournoi, et projeter une image du pays qui attire l’attention de manière positive plutôt que négative.

 

À ce mélange de tensions, d'attractions et d’intrigues s’ajoutent l’Australie et la Syrie, qui s’affrontent, même si leurs relations en dehors du terrain restent tendues (la première ayant bombardé la seconde au cours de la dernière décennie). La présence de la Palestine sera certainement très suivie (voir plus loin). L’Indonésie sera également présente, pays qui ambitionnait d’accueillir la Coupe du monde, mais qui se serait retiré pour permettre à l’Arabie saoudite de devenir le favori pour l’organisation du tournoi de 2034. Il y a aussi l’Inde, une nation traditionnellement peu performante dans le domaine du football, mais qui s’éveille peu à peu aux avantages économiques et politiques de ce sport.

 

Le Qatar espère conserver son titre acquis en 2019 face au Japon et aux Émirats arabes unis mais n’aura pas la partie facile. Étincelant lors du dernier Mondial, le Japon fait office de grand favori dans la compétition. À la Coupe du monde 2022, déjà organisée au Qatar, les Japonais avaient ainsi terminé leur phase de groupes à la première place en battant l’Espagne et l’Allemagne. Les Samuraï Bleus s’étaient ensuite inclinés aux tirs au but face à la Croatie en huitièmes de finale (1-1, 1 t.a.b. à 3).

 

Selon les prédictions d’Opta, le Japon (24,6 %) est donc le favori pour remporter la Coupe d’Asie des nations, suivi de la Corée du Sud (14,3 %) et d’un quatuor très rapproché avec l’Iran (11,2 %), l’Australie (10,7 %), l’Arabie saoudite (10,6 %) et le Qatar (9,8 %).