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Contamination probable au Zilpaterol : Le rapport Beeby déterminant

Sept écuries sont concernées par ces 24 cas testés positifs au Zilpaterol.

Une contamination par alimentation semble être l’explication la plus probable pour les 24 cas positifs au Zilpaterol, dépistés en marge de la saison hippique 2019. C’est ce qui ressort du premier volet de l’enquête du Mauritius Turf Club (MTC), en collaboration avec la Gambling Regulatory Authority (GRA).

Les sept entraîneurs interrogés par les commissaires de course, sont tous unanimes à suspecter une contamination de la nourriture pour expliquer la présence du Zilpaterol dans l’organisme de leurs coursiers respectifs. Document à l’appui, Ricky Maingard a exposé son point de vue aux Racing Stewards, lui qui est assez familier avec le processus de fabrication et de distribution de nourriture équine, du temps où il était entraîneur en Afrique du Sud. Pour lui, l’hypothèse de la contamination est très probable dans le moulin à aliments où la nourriture destinée à Maurice a été préparée. L’entraîneur a même cité Hong Kong et les États-Unis, où des cas similaires ont été relevés pour soutenir sa théorie.

 

Marie-Claire Domingue, la vétérinaire en chef du MTC a, elle, expliqué que le Zilpaterol n’est pas utilisé à Maurice. Ce produit, par ailleurs interdit dans les juridictions hippiques en Europe et aussi bien qu'en Australie, n’est pas non plus importé chez nous, selon les renseignements qu’elle a pu obtenir des autorités compétentes. Interrogée sur le Zilpaterol, la vétérinaire devait affirmer que cette substance pouvait avoir des effets néfastes sur les sujets administrés. Pour preuve, une étude menée par des chercheurs américains, avait relevé des tremblements musculaires et des dommages rénaux sur les cobayes. «Le Zilpaterol est uniquement destiné au bétail», devait-elle affirmer.

 

«High probability»

 

Afin de démêler toute cette affaire, le MTC dispose d’un atout de taille en Paul Beeby, Head Of Integrity Department de la GRA. Ancien policier, le Britannique compte également une riche expérience du monde hippique dans son pays natal, où il a même déjà traité des dossiers similaires. Il est, d’ailleurs, à pied d’œuvre au MTC depuis l’éclatement de toute cette affaire et son expertise est grandement appréciée au sein du Club.

 

«All trainers have fully cooperated during the inquiry», devait affirmer Paul Beeby aux commissaires. Il explique aussi que 10 échantillons de nourriture sur 72 testés avaient révélé la présence de Zilpaterol. Ceux-ci avaient été prélevés dans les mangeoires, mais aussi bien que dans les sacs de nourriture encore scellés ou déjà ouverts. Le Britannique a confié qu’il a été même en contact avec les fournisseurs de ces produits, saluant dans la foulée le fait que ces derniers ont coopéré pleinement pour les besoins de l’enquête.

 

Invité par le Chief Stipe Stephane de Chalain à commenter ses findings, Paul Beeby concéda qu’il y avait, selon lui, «a high probability of contamination» pour expliquer ces 24 cas testés positifs. Il refusa cependant de se prononcer sur la question car il estimait qu’il devait d’abord y avoir une «thorough investigation». L’enquête des Racing Stewards a été reportée. Elle reprendra son cours à la soumission du rapport de Paul Beeby, ainsi que ses conclusions, qui sont attendues en fin de semaine.

 

Stipes' room: Jones «in» pour trois mois 

 

Le board des commissaires pourra compter sur l'expertise de Mike Jones pour les trois premiers mois de la saison. Le Sud-Africain, qui compte une trentaine d'années d'expérience dans le monde hippique, était jusqu'à l'année dernière le Chief Stipendiary Steward à Port Elizabeth avant de prendre sa retraite.

 

Training : Les choses sérieuses reprennent le 14 mars

 

Les mordus de l’entraînement matinal devront prendre leur mal en patience. Alors que les premiers essais aux stalles devaient avoir lieu vendredi dernier, ceux-ci ont dû être reportés à une date ultérieure, à cause des caprices de Dame Nature. Avec 45 mm de pluie qui se sont abattus sur Port-Louis la veille, le pénétromètre affichait 3,3 unités avec des accumulations d’eau un peu partout sur la piste. Dans de telles conditions, le Mauritius Turf Club n’a pas voulu prendre des risques avec la sécurité des jockeys et des chevaux.

 

En plus des intempéries, il faut, également, composer avec les préparatifs pour la célébration du 51e anniversaire de l’Indépendance. Une situation qui cause bien des mécontentements au sein de la communauté des entraîneurs. «Il aurait mieux fallu organiser cela au stade Anjalay», fustige l’un d’eux. Car avec le peaufinement des derniers réglages de la cérémonie protocolaire du 12 mars, la petite piste en sable est également fermée, et ce jusqu’au jeudi 14 mars. En attendant, seul le trotting-track reste disponible pour que les chevaux puissent se dégourdir les jambes avant que les choses sérieuses ne reprennent.

 

Didier Simanarain